Français — La rédaction (3e partie, 40 points)
Épreuve — Français, 26 juin 2026. La rédaction est notée sur 40 points, soit 40 % de la note de français : c'est l'exercice le plus lourd de l'épreuve. Tu as le choix entre deux sujets : un sujet d'imagination et un sujet de réflexion. Tu n'en traites qu'un.
Probabilité 2026 : ⭐⭐⭐⭐⭐ — la rédaction tombe à 100 % (structure imposée). Le thème suit souvent un des grands objets d'étude de 3e (« Se chercher, se construire », « Vivre en société, participer à la société », « Agir sur le monde », « Regarder le monde, inventer des mondes »).
Les deux sujets : lequel choisir ?
À l'examen, tu as dix minutes pour lire les deux sujets et choisir. Choisis celui où tu as le plus à dire, pas celui qui « a l'air plus facile ».
| Sujet d'imagination | Sujet de réflexion | |
|---|---|---|
| Ce qu'on attend | inventer une histoire (récit, lettre, suite de texte) | défendre un point de vue argumenté |
| Forme | narration + description, parfois dialogue | introduction + arguments + exemples + conclusion |
| Atout requis | imagination, vocabulaire descriptif | culture (lectures, films), capacité à argumenter |
| Longueur attendue | environ 2 pages (≈ 300-400 mots minimum) | idem |
Conseil de choix : si tu as des exemples précis en tête (livres lus, films, faits d'actualité), prends la réflexion : les exemples font la moitié des points. Si tu te sens plus à l'aise pour raconter et décrire, prends l'imagination. Ne change pas de sujet à mi-parcours : tu perdrais un temps précieux.
Sujet d'imagination : méthode
Lire la consigne comme un contrat
La consigne fixe des contraintes obligatoires. Les rater coûte cher. Repère systématiquement :
- Qui raconte ? (1re personne ? quel personnage ?)
- Quel type de texte ? (suite de récit, lettre, journal intime…)
- Quelles obligations ? (« vous mêlerez narration et description », « vous terminerez par… », « à la première personne »).
Exemples réels (annales récentes) :
- 2024 : « Imaginez la suite du récit de Marguerite, de son point de vue, à la première personne, en terminant par l'accident qui a causé ses blessures. Vous mêlerez narration et description. »
- 2025 : « Quelque temps plus tard, la narratrice écrit une lettre à ses parents dans laquelle elle raconte les jours qui ont suivi son arrivée dans la ville… »
Dans les deux cas : 1re personne imposée, point de vue précis imposé, mélange récit/description imposé. Le correcteur vérifie chaque contrainte.
Construire l'histoire (schéma narratif simple)
- Situation de départ : où, quand, qui, dans quel état d'esprit.
- Élément déclencheur : ce qui lance l'action.
- Péripéties : 1 à 3 événements.
- Dénouement : l'issue (souvent imposée par la consigne).
Reste simple et cohérent. Mieux vaut une histoire courte et bien écrite qu'une intrigue compliquée pleine d'incohérences.
Soigner l'écriture
- Varie le vocabulaire : évite « il y a », « faire », « dire ». Cherche des verbes précis.
- Montre les émotions par des détails concrets (gestes, sensations) plutôt que de les nommer platement (« il était triste »).
- Insère de la description (un lieu, un visage) pour respecter la consigne et étoffer.
- Respecte les temps du récit : passé simple + imparfait, OU présent de narration — mais garde le même système du début à la fin.
- Pense au dialogue (tirets, verbes de parole) si ça enrichit la scène, mais sans en abuser.
Sujet de réflexion : méthode
Comprendre la question posée
Le sujet pose une vraie question sur laquelle tu dois prendre position. Exemples réels :
- 2024 : « Que peuvent apporter les récits de vie, réels ou fictifs, à celles et ceux qui les découvrent ? »
- 2025 : « Pensez-vous que la littérature et les arts permettent aux lecteurs et spectateurs de découvrir des lieux, réels ou fictifs, comme s'ils y étaient ? »
La consigne précise presque toujours : « développement argumenté et organisé » + « exemples issus de vos lectures et de votre culture artistique (cinéma, peinture, BD…) ». Les exemples sont obligatoires : sans eux, plafond bas.
La structure imposée (à respecter scrupuleusement)
INTRODUCTION (1 paragraphe court)
→ présenter le thème + reformuler la question + annoncer que tu vas y répondre
DÉVELOPPEMENT (2 à 3 paragraphes)
→ 1 idée (= 1 argument) par paragraphe
→ chaque argument est ILLUSTRÉ par au moins 1 exemple précis
CONCLUSION (1 paragraphe court)
→ répondre clairement à la question + éventuellement ouvrir
La règle d'or : 1 paragraphe = 1 argument + 1 exemple
Chaque paragraphe du développement suit le même moule :
- J'annonce mon idée (« Tout d'abord, les récits de vie nous font découvrir d'autres existences. »)
- J'explique pourquoi (2-3 phrases).
- J'illustre par un exemple précis et nommé (un livre avec son titre et son auteur, un film, un fait réel).
- Je conclus brièvement le paragraphe.
Exemple de paragraphe réussi : « Tout d'abord, la lecture permet de voyager sans bouger. En décrivant des lieux lointains, un roman fait naître des images dans notre esprit. Par exemple, dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne, le lecteur traverse l'Inde, l'Amérique et l'océan Pacifique aux côtés de Phileas Fogg, comme s'il y était lui-même. La précision des descriptions rend ces lieux presque réels. » → idée + explication + exemple nommé (titre + auteur) + retour à la question.
Trouver des exemples (banque à préparer AVANT le jour J)
Prépare à l'avance 5-6 exemples polyvalents que tu connais bien et qui peuvent servir sur plusieurs sujets :
- Des livres lus en classe (les œuvres étudiées en 3e : c'est le plus valorisé).
- Des films marquants (un film de guerre, un film d'aventure, un dessin animé qui fait réfléchir).
- Des faits réels / d'actualité (un témoignage, un événement historique).
- Une œuvre d'art ou une BD (la consigne y invite explicitement).
Astuce : un exemple précis et bien expliqué vaut dix exemples vagues. « Comme dans plein de livres » = 0 point. « Comme dans Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier, où Robinson… » = points garantis.
Barème : ce qui rapporte les 40 points
Le correcteur évalue (en gros) trois choses, à parts comparables :
- Le respect de la consigne et du sujet (tu as fait ce qui était demandé).
- La qualité des idées / de l'histoire (richesse, cohérence, exemples précis).
- La langue (orthographe, grammaire, vocabulaire, ponctuation).
Important : la langue compte dans la rédaction aussi. Une copie pleine de fautes plafonne, même avec de bonnes idées. Garde 5 minutes de relecture à la fin, à la chasse aux accords (voir fiche
03).
Gestion du temps (sur les 3 h de l'épreuve)
| Partie | Points | Temps conseillé |
|---|---|---|
| Compréhension + grammaire | 50 | ~1 h 15 |
| Dictée | 10 | ~20 min |
| Rédaction | 40 | ~1 h 15 (dont 10 min de brouillon/plan + 5 min de relecture) |
Ne sacrifie jamais la rédaction. Elle vaut autant que toute la partie compréhension. Beaucoup d'élèves la bâclent par manque de temps : planifie pour avoir ton 1 h 15.
Erreurs qui coûtent cher
- Ne pas respecter une contrainte de la consigne (mauvaise personne, dénouement non respecté, pas d'exemple en réflexion).
- Rédaction trop courte (quelques lignes) : vise environ 2 pages.
- En réflexion, des exemples vagues ou absents.
- Mélanger les systèmes de temps en imagination (passer du passé au présent sans raison).
- Zéro relecture : les fautes plafonnent la note.
- Pas de brouillon : se lancer sans plan → texte décousu.
Q&R pour le tuteur IA
Q : Je ne sais jamais quel sujet choisir, imagination ou réflexion. Comment décider ? R : Pose-toi une seule question : « Pour la réflexion, ai-je au moins 2 exemples précis (livres, films) en tête, là, maintenant ? » Si oui, prends la réflexion (les exemples font la moitié des points). Si non, prends l'imagination, où c'est ton récit qui compte. Décide en 5 minutes et ne reviens pas en arrière.
Q : Combien d'exemples faut-il dans un sujet de réflexion ? R : Au moins un par argument, donc 2 à 3 au total pour un développement de 2-3 paragraphes. Privilégie la précision (titre + auteur + ce qui se passe) à la quantité. Un exemple tiré d'une œuvre étudiée en classe est le plus valorisé.
Q : Quelle longueur pour avoir une bonne note ? R : Vise environ deux pages, soit 300-400 mots minimum. En dessous d'une page, le développement est forcément trop pauvre pour aller chercher beaucoup de points. Mais ne « remplis » pas avec des répétitions : la qualité prime sur la quantité.
Q : Comment éviter de répéter « il y a », « faire », « dire » ? R : Remplace-les par des verbes précis. « Il y a » → « on aperçoit / se dresse / s'étend ». « Faire » → « réaliser, fabriquer, provoquer ». « Dire » → « murmurer, s'exclamer, répondre, avouer ». Garder une petite liste de synonymes en tête avant l'épreuve fait gagner des points de vocabulaire.
Q : Le brouillon, est-ce vraiment utile vu le temps limité ? R : Oui, mais un brouillon rapide (5-10 min) : juste le plan (les idées dans l'ordre + tes exemples pour la réflexion, ou le schéma narratif pour l'imagination). Tu rédiges ensuite directement au propre. Un plan évite le hors-sujet et le texte décousu, qui coûtent bien plus que 10 minutes.