DSCG UE4 — Sujet type & corrigés

Corrigé du sujet type d'examen

CORRIGÉ DU SUJET TYPE D'EXAMEN

Le corrigé proposé est ici volontairement plus détaillé que ce qui est attendu à l'examen.

1 Normes internationales

1.1. Écritures comptables relatives à cette éolienne

Le coût de l'éolienne doit être décomposé en structure, dispositifs commande rotor, grosses réparations et frais de démantèlement.

Comme le coût du rotor est estimé à 700 000 € et que les grandes maintenances sont estimées à 300 000 €, la valeur de la structure sera estimée à 4 000 000 – 700 000 – 300 000 = 3 000 000 €. On comptabilisera par ailleurs une provision pour couvrir les frais de démantèlement.

On passera les écritures suivantes :

Écritures N-5

1/N-5
Éolienne structure 4 000 000 – 700 000 – 300 0003 000 000
Éolienne dispositifs commande rotor700 000
Éolienne grosses réparations300 000
Éolienne frais de démantèlement900 000
État, TVA déductible800 000
Fournisseurs4 800 000
Provisions pour remise en état900 000
Acquisition éolienne (écriture de regroupement)
31/12/N-5
Dotations aux amortissements des immobilisations230 000
Amortissements éolienne structure 3 000 000 / 30100 000
Amortissements éolienne dispositifs commande rotor 700 000 / 1070 000
Amortissements éolienne grosses réparations 300 000 / 560 000
Amortissement de l'exercice
Dotations aux provisions d'exploitation18 000
Provisions pour remise en état18 000
Ajustement provision 900 000 x1,02

Écritures N

On constatera les dépenses de maintenance effectuées en N et on sortira du bilan les dépenses de maintenance constatées en N–5 et amorties.

N
Éolienne grosses réparations400 000
État TVA déductible80 000
Fournisseurs480 000
Travaux de maintenance
Amortissements éolienne grosses réparations300 000
Éolienne grosses réparations300 000
Grosses réparations amorties

Il y aura lieu, du fait du prolongement de la durée d’utilisation, d’amortir à partir de N, la structure de l’éolienne non encore amortie soit 3 000 000 – 100 000 × 5 = 2 500 000 en 32 ans et non plus en 25 ans.

31/12/N
Dotations aux amortissements des immobilisations248 125
Amortissements éolienne structure78 125
2 500 000 / (37 – 5)
Amortissements éolienne dispositifs commande rotor90 000
900 000 / 10
Amortissements éolienne grosses réparations 400 000 / 580 000
Amortissement de l’exercice
Dotations aux provisions d’exploitation19 873
Provisions pour remise en état19 873
Ajustement provision 900 000 × 1,02⁵ – 900 000 × 1,02⁵

1.2. Écritures comptables relatives à cette construction

IAS 40 permet de comptabiliser un immeuble de placement selon deux méthodes : la méthode du coût et la méthode de la juste valeur. C'est la méthode du coût qui a été utilisée de N-5 à N.

Écritures en N-5

Janvier N-5
Terrains500 000
Constructions900 000
Fournisseurs d'immobilisations1 400 000
Acquisition immeuble de placement
31.12.N-5
Dotations aux amortissements15 000
Amortissement des constructions15 000
(900 000 – 300 000) / 40

Écritures en N

Il y a un changement de méthode au 1er janvier N. On passera les écritures suivantes :

1.1.N
Amortissement de la construction (900 000 – 300 000) × 5/4075 000
Construction75 000
Pour ramener à la valeur nette comptable
Terrains 600 000 – 500 000100 000
Constructions (1 600 000 – 600 000) – (900 000 – 75 000)175 000
Écart de réévaluation – immeubles de placement206 250
275 000 × 75 %
Impôts différés 275 000 × 25 %68 750
Réévaluation au 1er janvier N

Au 31 décembre N, on passera l'écriture de réévaluation suivante :

Terrains 640 000 – 600 00040 000
Constructions (1 650 000 – 640 000) – (1 600 000 – 600 000)10 000
Écart de réévaluation – immeubles de placement37 500
(1 650 000 – 1 600 000) × 75 %
Impôts différés 50 000 × 25 %12 500
Réévaluation au 31 décembre N

2 Comptes de groupe

2.1. Présentation de l'organigramme du groupe

On présentera l'organigramme suivant :

2.2. Détermination du périmètre de consolidation du groupe

Font partie du groupe Salomé :

  • la société Alpha (contrôle exclusif : majorité des droits de vote appartenant à Salomé) ;
  • la société Sigma (contrôle exclusif : majorité des droits de vote appartenant à Salomé) ;
  • la Société Gamma (contrôle exclusif par la société Alpha qui détient la majorité des droits de vote, la société Alpha étant elle-même contrôlée exclusivement par la société Salomé) ;
  • la société Delta (contrôle exclusif par la société Gamma qui détient la majorité des droits de vote, la société Gamma étant elle-même contrôlée exclusivement par la société Alpha, elle-même sous le contrôle exclusif de la société Salomé) ;
  • la société Epsilon (contrôle exclusif par la société Delta qui détient la majorité des droits de vote, la société Delta étant elle-même contrôlée exclusivement par la société Gamma, elle-même sous le contrôle exclusif de la société Alpha, elle-même contrôlée exclusivement par la société Salomé) ;
  • la société Dzéta (contrôle conjoint avec la société Samson) ;
  • la société Eta (influence notable, plus de 20 % des droits de vote). La société Eta serait sous contrôle exclusif si Salomé avec 40 % de détention, détenait le pouvoir sur la société Eta (IFRS 10 § 7 a) ;
  • la société Iota (influence notable, plus de 20 % conjointement par les sociétés Alpha et Epsilon, contrôlée exclusivement (et indirectement) par la société Salomé.

Les sociétés Théta et Kappa dont les droits de vote détenus par le groupe représentent moins de 20 % de l'ensemble, ne peuvent pas être compris dans le périmètre de consolidation.

2.3. Pourcentages de contrôle et d'intérêt de chacune des sociétés vis à vis de la société Salomé

SociétésPourcentages de contrôlePourcentages
DirectIndirectTotald'intérêt
Alpha707070
Bêta606060
Gamma606042(1)
Delta909037,80(2)
Epsilon808030,24(3)
Dzêta505050
Eta404040
Thêta101010
Iota303017,02(4)
Kappa10103,78(5)

(1) = 0,70 × 0,60 (2) = 0,42 × 0,90 (3) = 0,378 × 0,80 (4) = 0,70 × 0,20 + 0,3024 × 0,10

(5) = (0,378 × 0,10)

2.4. Méthodes de consolidation devant être retenues

Comme les comptes consolidés du groupe sont établis en normes internationales IFRS, l'entité sous contrôle conjoint avec la société Samson (société Dzêta) doit être mise en équivalence (en normes françaises, conformément au règlement ANC 2020-01, elle aurait fait l'objet d'une intégration proportionnelle).

Société Alpha : intégration globale

Société Bêta: intégration globale

Société Gamma : intégration globale

Société Delta : intégration globale

Société Epsilon : intégration globale

Société Dzêta : mise en équivalence

Société Eta : mise en équivalence

Société Thêta : non consolidable

Société Iota : mise en équivalence

Société Kappa : non consolidable

2.5. Opérations de retraitement nécessaires pour passer des comptes PCG tenus par la société Salomé aux comptes IFRS

a) Provisions pour pensions et obligations similaires

Dans les normes IFRS, la charge constatée au cours de l'exercice correspond aux coûts des services rendus augmenté du coût financier. Le montant de l'engagement fin N sera de

CORRIGÉS DES APPLICATIONS, CAS ET CAS DE SYNTHÈSE

1 200 000 + 90 000 + 72 000 – 84 000 = 1 278 000 €. Du résultat de l’exercice, il faudra déduire 84 000 € déjà constatés en prévisions. Ce résultat de l’exercice s’élèvera avant impôt à 90 000 + 72 000 – 84 000 = 78 000 €. On passera donc les écritures de retraitement suivantes :

- • Pour le bilan

Impôts différés 1 278 000 × 25 %319 500
Réserves 1 200 000 × 75 %800 000
Résultat 78 000 × 75 %58 500
Dettes provisionnées pour avantages au personnel postérieurs à l’emploi1 278 000
« Provisions pour retraites »

- • Pour le compte de résultat

Autres charges du personnel – indemnités de départ calculées90 000
Charges financières72 000
Charges de personnel – Indemnités et avantages (écart) 87 000 – 84 0003 000
Charges de personnel – Indemnités et avantages divers87 000
Impôt sur les bénéfices19 500
Résultat58 500
Provision pour retraite N et constatation de la différence entre le paiement des indemnités de départ réellement décaissées et les indemnités prévues.

b) Écarts de conversion

On passera les écritures suivantes :

- • Pour le bilan

Résultat 42 000 – 36 0006 000
Réserves36 000
Différences de conversion actif42 000
Annulation de l’écart de conversion actif
Différences de conversion passif15 000
Résultat 21 000 – 15 0006 000
Réserves21 000
Annulation de l’écart de conversion passif
Provisions pour pertes de change42 000
---------
Résultat6 000
Réserves36 000
Annulation de la provision pour risques de change

• Pour le compte de résultat

Pertes de change6 000
Résultat6 000
Annulation de l'écart de conversion actif
Pertes de change6 000
Résultat6 000
Annulation de l'écart de conversion passif
Résultat6 000
Dotations aux provisions financières6 000
Annulation de la provision pour risques de change

Il est à noter que nous n'avons pas fait, dans le retraitement, intervenir d'impôts différés, car les impôts sur différences de change sont, dans le système français, exigibles ou déductibles de suite et nous avons considéré que la comptabilisation dans les comptes individuels était faite selon la méthode de l'impôt exigible.

c) Stocks options

La société Salomé n'avait comptabilisé, dans ses comptes annuels, aucune opération relative aux stocks options.

Au 31 décembre N-1, la valeur des options peut être estimée à : 2 800 × 30 = 84 000 €.

On comptabilisera d'abord la prise en compte au 31 décembre N-1 de l'engagement pris par la société Salomé vis à vis de ses dirigeants : ces engagements sont des charges (passées) pour les sociétés et sont inscrites dans un compte de capitaux propres (dans le PCG, le compte le plus adapté serait le compte 1045 « Bons de souscription », mais on pourrait aussi valablement inscrire la valeur de ces options dans le compte 1041 « Primes d'émission » puisque au moment de la levée de l'option, le bénéficiaire ne versera que le prix d'exercice, prix inférieur au prix d'émission de l'action).

• Pour le bilan

Réserves 84 000 × 75 %63 000
Impôts différés21 000
Bons de souscription84 000
Options au 31 décembre N-1

Il y a lieu ensuite de constater l'abandon de 100 options venues à échéance et non exercées :

  • Pour le bilan
Bons de souscription 100 × 303 000
Dette d'impôt différé 3 000 × 25 %750
Résultat2 250
Options non exercées
  • Pour le compte de résultat
Résultat2 250
Impôts sur les bénéfices750
Autres charges de personnel3 000
Options non exercées

Enfin, on comptabilisera l'attribution des nouvelles options soit : 700 × 30 = 21 000 €.

  • Pour le bilan
Résultat 21 000 × 75 %15 750
Créance d'impôt différé5 250
Bons de souscription21 000
Réajustement de la valeur sur options non exercées
  • Pour le compte de résultat
Autres charges de personnel21 000
Impôt sur les bénéfices5 250
Résultat15 750
Réajustement de la valeur sur options non exercées

d) Correction d'erreur

En N-1 lors de la consolidation des comptes, il aurait fallu passer les écritures suivantes :

Pour le bilan

Résultat Salomé 80 000 × 20 % × 75 % × 42 % (pourcentage d'intérêt de Salomé dans Gamma)5 040
Intérêts minoritaires sur le résultat 80 000 × 20 % × 75 % × 58 %6 960
Impôts différés 80 000 × 20 % × 75 %4 000
Stock de marchandises16 000
Annulation profit interne sur stock 80 000 × 20 %

Pour le compte de résultat

Ventes80 00080 000
Achats
Produits et charges réciproques entre Alpha et Gamma
Variation de stock de marchandises16 0004 000
Impôts sur les bénéfices12 000
Résultat
Annulation profit interne sur stock

En N, si on ne passait pas d’écriture spécifique, le résultat de la société Alpha aurait été minoré après impôt de 80 000 × 20 % × 75 % = 12 000 €, à répartir entre la société mère et les intérêts minoritaires. Il y a donc nécessité de comptabiliser une correction d’erreur et de passer l’écriture suivante, le résultat de l’année précédente étant constaté avec effet rétroactif.

Réserves Salomé 80 000 × 20 % × 75 % × 42 % (pourcentage d’intérêt de Salomé sur Gamma)5 040
Intérêts minoritaires sur capital et réserves 80 000 × 20 % × 75 % × 58 %6 960
Réserves Salomé 80 000 × 20 % × 75 % × 70 % (pourcentage d’intérêt de Salomé sur Alpha)8 400
Intérêts minoritaires sur capital et réserves 80 000 × 20 % × 75 % × 30 %3 600
Correction d’erreur profit interne sur stock

2.6. Écritures d’intégration de la comptabilité de la succursale anglaise dans les comptes de la société Salomé

Il y a lieu d’abord de convertir les comptes de la succursale en euros et de les intégrer dans les comptes de la société Salomé. Les comptes de bilan seront convertis au cours de fin d’exercice (soit 1 € = 0,70 £) et les comptes de résultat au cours moyen de l’exercice (soit 1 € = 0,69 £). Le résultat de la succursale (établi par différence, le compte 186 « Biens et prestations de services échanges entre établissements » étant assimilé à un compte de charges) est de 480 000 £ (3 694 000 £ de produits et 1 600 000 + 1 614 000 = 3 214 000 £ de charges).

CORRIGÉS DES APPLICATIONS, CAS ET CAS DE SYNTHÈSE

On aura les écritures de conversion suivantes :

- • Pour le bilan

Immobilisations 1 700 000 / 0,702 428 572
Produits finis 200 000 / 0,70285 714
Clients et autres créances 452 000 / 0,70645 714
Banques 32 000 / 0,7045 714
Siège social 944 000 / 0,701 348 572
Résultat 480 000 / 0,69695 652
Écart de conversion 480 000 / 0,70 – 480 000 / 0,69(9 938)
Dettes d'impôts différés 146 000 / 0,70208 571
Amortissements 550 000 / 0,70785 714
Autres dettes 264 000 / 0,70377 143
Conversion postes de bilan

- • Pour le compte de résultat

Biens et prestations de services échangés entre établissements 1 600 000 / 0,692 318 841
Charges 1 614 000 / 0,692 339 130
Résultat 480 000 / 0,69695 652
Produits 3 694 000 / 0,695 353 623
Conversion postes du compte de résultat

Il est nécessaire, enfin, de solder les comptes réciproques entre la succursale et le siège social.

On passera alors les écritures suivantes :

- • Pour le bilan

Siège social1 348 572
Compte de liaison succursale de Londres1 348 000
Écart de conversion572
Comptes réciproques

- • Pour le compte de résultat

Biens et prestations de services échangés entre établissements (produits)2 320 000
Biens et prestations de services échangés entre établissements (charges)2 318 841
Gains de change1 159
Comptes réciproques

2.7. Intégration globale d'une entreprise précédemment consolidée par mise en équivalence. Analyse des opérations et écritures de consolidation

Juste avant l'acquisition du second lot, la société Sigma est mise en équivalence et pour l'établissement d'un bilan consolidé au 30 juin N, on aurait une évaluation des titres suivante :

Prix d'acquisition des titres 500 000

Quote-part de l'évolution des capitaux propres du 1er janvier N-2 au 30 juin N :

(1 900 000 – 1 600 000) × 25 % = 75 000

Quote-part des amortissements de l'évaluation sur construction :

360 000 × 2,5 / 20 × 75 % × 25 % = – 8 438

566 562

Dans le cas d'une intégration globale d'une entité consolidée par équivalence, les valeurs des apports et du goodwill doivent être pris en compte à compter de la date d'intégration.

La juste valeur de la société Sigma étant déterminée au 1er juillet N, on passerait (si l'on établissait les comptes consolidés du groupe à cette date, les écritures suivantes (pour le bilan) :

Terrains180 000
Constructions420 000
Capitaux propres (Réserves) Salomé (180 000 + 420 000) × 75 % × 60 %270 000
Intérêts minoritaires sur capital et réserves (180 000 + 420 000) × 75 % × 40 %180 000
Impôts différés (180 000 + 420 000) × 25 %150 000
Écart d'évaluation
Goodwill90 000
Capitaux propres (Réserves) Salomé90 000
Écart d'acquisition 875 000 × 60 % / 35 % – [1 900 000 + (180 000 + 420 000) × 75 %] × 60 %
Titres de participation Bêta 875 000 × 25 % / 35 %625 000
Titres mis en équivalence Bêta566 562
Réserves Salomé (625 000 – 566 562) × 75 %43 828
Impôts différés (625 000 – 566 562) × 25 %14 610
Réajustement valeur premier lot de titres
Capitaux propres Bêta1 900 000
Titres de participation Bêta 875 000 + 625 0001 500 000
Capitaux propres Salomé 1 900 000 × 60 % – 1 410 000– 360 000
Intérêts minoritaires sur capital et réserves 1 900 000 × 40 %760 000
Intégration Bêta

2.8. Déconsolidation suite à la cession de titres. Analyse des opérations et écritures de consolidation

Dans les comptes sociaux de la société Salomé sont alors enregistrées, au moment de la cession des titres, les deux écritures suivantes :

1.9.N
462Créances sur cession d'immobilisations3 000 000
7671Produits des cessions d'immobilisations financières3 000 000
Cession de la participation Lambda
6671Valeur comptable des immobilisations financières cédées2 500 000
261Titres de participation2 500 000
Valeur comptable

Un résultat comptable de 500 000 € est alors enregistré. Ce résultat sera repris dans les opérations de cumul des comptes sociaux dans le cadre de la consolidation.

La valeur consolidée des titres Lambda, égale à la quote-part des capitaux propres de Lambda était donc au moment de la cession de la participation de : 5 700 000 × 50 % = 2 850 000 €.

Le résultat sur la cession n'est donc en fait que de 3 000 000 – 2 850 000 = 150 000 €.

Ce résultat doit s'analyser ainsi :

  • résultat sur exercices antérieurs : (3 000 000 + 2 500 000) × 50 % – 3 000 000 = 250 000 €
  • quote-part de résultat des sociétés cédées : 200 000 × 50 % = – 100 000 € 150 000 €

On pourra passer les écritures suivantes :

  • Écriture pour le bilan
Résultat Salomé250 000
Réserves Salomé250 000
500 000 – 250 000
  • Écriture pour compte de résultat
Produits des cessions d'immobilisations financières3 000 000
Valeur comptable des immobilisations financières cédées2 500 000
Résultat exceptionnel sur cession de participations150 000
Quote-part de résultat de sociétés cédées100 000
Résultat250 000
Analyse du résultat de la cession

3 Opérations de restructuration

3.1. Évaluation des titres de la société Omicron et de la société Sigma

On appellera A la valeur de la société Omicron, B, celle de la société Sigma et C celle de la société Upsilon.

Évaluation société Sigma

Actif

Fonds commercial210 000
Immobilisations incorporelles, corporelles, financières et stocks6 980 000
Titres Upsilon0,20 C
Créances1 630 000
Liquidités400 000
9 220 000 + 0,20 C

Passif

Provisions pour risques120 000
Emprunts financiers2 000 000
Autres dettes3 890 000
Impôts latents : (6 980 000 – 6 140 000) × 25 % =210 000
6 220 000

Montant de l’actif net identifiable :

9 220 000 + 0,20 C – 6 220 000 =3 000 000 + 0,20 C

Évaluation société Omicron

Actif

Logiciels acquis : 3 000 000 × 3,5 / 5 =2 100 000
Fonds de commerce (goodwill)500 000
Immobilisations corporelles4 700 000
Titres de participation :0,60 B
Autres immobilisations financières : 100 000 + 40 000 + 20 000 =160 000
Stocks1 780 000
Créances2 170 000
Liquidités160 000
11 570 000 + 0,60 B

Passif

Provisions pour risques :220 000
Emprunts financiers1 650 000
Autres dettes4 790 000
Impôt latent sur plus- values
(4 700 000 + 1 780 000 – 3 680 000 – 1 640 000) × 25 % =290 000
6 950 000

Montant de l’actif net A = 11 570 000 + 0,60 B – 6 950 000 = 4 620 000 + 0,60 B

• Évaluation société Upsilon

C = 1 420 000 + (0,05 A – 250 000) = 1 170 000 + 0,05 A

• Évaluation des actions Sigma et Omicron

On a donc les trois équations suivantes :

B = 3 000 000 + 0,20 C

A = 4 620 000 + 0,60 B

C = 1 170 000 + 0,05 A

On peut en tirer :

A = 6 600 000

B = 3 300 000

C = 1 500 000

Valeur de l'action Sigma

3 000 000 / 25 000° = 132 €.

Valeur de l'action Omicron

6 600 000 / 40 000 = 165 €.

3.2. Nombre de titres que la société Omicron devra créer pour pouvoir absorber la société Sigma

L'apport de la société Sigma est de 3 300 000 € correspondant à 25 000 actions.

La société Omicron possède 15 000 actions Sigma, soit 60 % du capital : au moment de la fusion elle doit attribuer échanger des actions Sigma contre des actions Omicron. Seuls, les détenteurs des 10 000 actions non possédées par Omicron (soit 40 % du capital) vont bénéficier de cet échange.

Le nombre d'actions Omicron à créer est donc de : 3 300 000 × 40 %/165 = 8 000 actions.

3.3. Écritures comptables relatives à cette fusion

Les sociétés Omicron et Sigma étant sous contrôle commun, l'apport de Sigma doit être évalué à la valeur comptable soit 500 000 + 1 510 000 + 350 000 = 2 360 000 €

La valeur d'émission des actions sera donc de 2 360 000 × 40 %/8 000 = 118 €.

Il sera par ailleurs dégagé un mali de fusion égal à la différence entre l'actif net reçu par la société Omicron à hauteur de sa participation détenue dans la société Sigma, et la valeur comptable de cette participation. Ce mali est de 2 360 000 × 60 % – 1 576 000 = 160 000 €.

On passera les écritures suivantes :

1.1.N° 1
456Société Sigma2 360 000
Mali de fusion (à détailler)160 000
101Capital social 8 000 × 50400 000
261Titres de participation1 576 000
1052Primes de fusion (ou Réserves) (118 – 50) × 8 000544 000
Absorption société Sigma
205Logiciels et brevets900 000
------------
211Terrains140 000
213Constructions700 000
215Installations, matériels et outillages250 000
2183Matériels informatiques et de bureau1 520 000
2185Autres immobilisations130 000
261Titres de participation Upsilon200 000
27Immobilisations financières80 000
3.Stocks et en-cours2 420 000
4.Clients et autres créances1 630 000
51.Disponibilités400 000
151Provisions pour risques120 000
16Emprunts financiers2 000 000
4.Autres dettes3 890 000
456Société Sigma2 360 000
Réalisation des apports

3.4. Tableau d'affectation du mali technique.

Si l'on prend le tableau présenté en annexe de l'article 745-5 du PCG, on obtiendrait le tableau suivant :

Actif identifiableValeur comptable sociale (1)Valeur réelle fiable (2)Plus-value latente (3) = (2) – (1)Impôt latent le cas échéant (4)Plus-value latente nette d'impôt (3) – (4)Affectation du mali au prorata des plus-values latentes nettes d'impôt dans la limite de celles-ci
Logiciel80 00080 000
Brevet A220 000250 00030 0007 50022 5004 586
Brevet B600 000670 00070 00070 00014 267
Total mali de fusion sur actifs incorporels identifiables (a)92 50018 853
Terrains140 000180 00040 00040 0008 153
Constructions700 0001 100 000400 000400 00081 529
Installations et matériels250 000270 00020 00020 0004 076
Actif identifiableValeur comptable sociale (1)Valeur réelle fiable (2)Plus-value latente (3) = (2) – (1)Impôt latent le cas échéant (4)Plus-value latente nette d'impôt (3) – (4)Affectation de mali au prorata des plus-values latentes nettes d'impôt dans la limite de celles-ci
---------------------
Matériels info. et de bureau1 520 0001 600 00080 00080 00016 306
Autres immo. corporelles130 000140 00010 0002 5007 5001 529
Total mali de fusion sur actifs corporels (b)547 500111 593
Immobilisations financières80 00090 00010 00010 0002 038
Total mali de fusion sur actifs financiers (c)10 0002 038
Stocks2 420 0002 600 000180 00045 000135 00027 516
Total mali de fusion sur actif circulant (d)135 00027 516
Total mali de fusion sur actifs identifiables (a) + (b) + (c) + (d)785 000160 000
Mali résiduel affecté au fonds commercial (e)0
Total mali sur actifs incorporels (a) + (e) = (f)130 000
Total mali (b) + (c) + (d) + (f)160 000

Le total des malis de fusions sur actifs identifiables étant supérieur à 160 000 €, les malis seront répartis proportionnellement entre les postes concernés et aucun mali résiduel ne sera affecté au fonds commercial.

3.5. Écriture comptable d'imputation corrigée

1.1.N° 1
456Société Sigma2 360 000
2081Mali de fusion sur actifs incorporels18 853
2187Mali de fusion sur actifs corporels111 513
278Mali de fusion sur actifs financiers2 038
4781Mali de fusion sur actif circulant27 516
101Capital social 8 000 × 50400 000
261Titres de participation1 576 000
1052Primes de fusion (ou Réserves) (118 – 50) × 8 000544 000
Absorption société Sigma

3.6. Accord avec la démarche de Monsieur Durand

Il n'est plus possible depuis le règlement ANC 2017-01 modifiant le règlement ANC 2014-03 relatif au Plan comptable général, de constater la totalité du mali technique dans un sous compte du poste 207 « Fonds commercial ». Il faut que ce mali soit affecté comme nous l'avons fait ci-dessus. Pour ce qui concerne la comptabilisation des dépréciations éventuelles à venir, il y a lieu d'appliquer l'article 745-8 du PCG lequel stipule « Conformément à l'article 214-15, chaque quote-part du mali affecté à un actif sous-jacent subit une dépréciation lorsque la valeur actuelle de l'actif sous-jacent devient inférieure à sa valeur nette comptable, majorée de la quote-part de mali affectée. La dépréciation est imputée en priorité sur la quote-part du mali technique ».

4 Audit et commissariat aux comptes

4.1. Questions posées par votre employeur

Question 1. Le commissaire aux comptes doit respecter le secret professionnel auquel la loi le soumet. Il doit faire preuve de prudence et de discrétion dans l'utilisation des informations qui concernent des personnes ou entités à l'égard desquelles il n'a pas de mission légale. Il ne peut communiquer les informations qu'il détient qu'aux personnes légalement qualifiées pour en connaître (art.9 du code de déontologie des commissaires aux comptes).

Question 2. Avant d'accepter une mission de certification, le commissaire aux comptes doit vérifier que son accomplissement est compatible avec les exigences légales et réglementaires et celles du présent code. À cet effet, il doit réunir les informations nécessaires (art.13 du code de déontologie) :

  • sur la structure de la personne ou entité dont les comptes seront certifiés, son actionnariat et son domaine d'activité ;
  • sur son mode de direction et sur la politique de ses dirigeants en matière de contrôle interne et d'information financière.

Question 3. Le commissaire aux comptes doit être indépendant de la personne ou de l'entité dont il est appelé à certifier les comptes. L'indépendance du commissaire aux comptes se caractérise notamment par l'exercice en toute liberté, en réalité et en apparence, des pouvoirs et des compétences qui lui sont conférés par la loi (art.5 du code de déontologie).

Question 4. Il est interdit au commissaire aux comptes de fournir à la personne ou à l'entité dont il certifie les comptes, ou aux personnes ou entités qui la contrôlent ou qui sont contrôlées par elle tout conseil ou toute prestation de services n'entrant pas dans les diligences directement liées à la mission de commissaire aux comptes, telles qu'elles sont définies par les normes d'exercice professionnel.

À ce titre, il lui est notamment est interdit de procéder, au bénéfice, à l'intention ou à la demande de la personne ou de l'entité dont il certifie les comptes, à une mission de commissariat aux apports et à la fusion (art.10 du code de déontologie).

Question 5. Non, il est interdit au commissaire aux comptes de fournir à la personne ou à l'entité dont il certifie les comptes, ou aux personnes ou entités qui la contrôlent ou qui sont contrôlées par elle, tout conseil ou toute prestation de services n'entrant pas dans les diligences directement liées à la mission de commissaire aux comptes, telles qu'elles sont définies par les normes d'exercice professionnel. La rédaction des actes ou à la tenue du secrétariat juridique est concernée par cette interdiction (art.10 du code de déontologie).

Question 6. Oui. En fait, sous réserve des cas prévus par la loi, un commissaire aux comptes ne peut accepter une mission légale lorsque lui-même, ou la société de commissaires aux comptes à laquelle il appartient, a établi ou fourni, dans les deux ans qui précèdent, des évaluations comptables, financières ou prévisionnelles ou, dans le même délai, a élaboré des montages financiers sur les effets desquels il serait amené à porter une appréciation dans le cadre de sa mission (art.27 du code de déontologie).

Dans le cas proposé, la mission d'expertise comptable s'est terminée deux ans et demie avant la nomination comme commissaire aux comptes.

Question 7. L'article 25 du code de déontologie stipule qu'est incompatible avec l'exercice de la mission de commissaire aux comptes tout lien personnel entre, d'une part, une personne occupant une fonction sensible au sein de la personne ou entité dont les comptes sont certifiés et, d'autre part le commissaire aux comptes ou l'un des membres de l'équipe de contrôle légal.

Pour l'application de ces dispositions, il existe un lien avec un ascendant ou un descendant au premier degré, les collatéraux au premier degré, les conjoints, les personnes liées par un pacte civil de solidarité ou les concubins.

Le commissaire aux comptes et le directeur général de la société sont petits cousins, c'est à dire qu'ils ont des arrières grands parents communs (les cousins ont des grands parents communs et les frères et sœurs des parents communs). L'ascendant commun est au troisième degré. Il n'y a donc pas interdiction.

Question 8. Comme dans le cas du commissariat à la fusion ou aux apports (question 4) ou le cas de la tenue d'un secrétariat juridique (question 5) il est interdit au commissaire aux comptes de procéder, au bénéfice, à l'intention ou à la demande de la personne ou de l'entité dont il certifie les comptes, à la mise en place des mesures de contrôle interne (article 10 du code de déontologie). Le commissaire aux comptes peut toutefois, à la suite de ses contrôles, présenter à l'entité contrôler les insuffisances en matière de contrôle interne qu'il a constatées (mais il n'a pas à les mettre en œuvre).

Question 9. Le commissaire aux comptes appelé à succéder en tant que titulaire à un commissaire aux comptes dont le mandat venant à expiration ne sera pas renouvelé doit, avant d'accepter cette nomination, s'assurer auprès de ce confrère que le non-renouvellement de son mandat n'est pas motivé par une volonté de la personne ou de l'entité contrôlée de contourner les obligations légales.

La même obligation s'impose au commissaire aux comptes suppléant appelé à succéder de plein droit au commissaire aux comptes titulaire qui démissionne ou est empêché, avant la date normale d'expiration de son mandat (art. 20 du code de déontologie).

Question 10. Constitue un motif légitime de démission (art.19 du code de déontologie) :

  • La cessation définitive d'activité ;
  • Un motif personnel impérieux, notamment l'état de santé ;
  • Les difficultés rencontrées dans l'accomplissement de la mission, lorsqu'il n'est pas possible d'y remédier ;
  • La survenance d'un événement de nature à compromettre le respect des règles applicables à la profession, et notamment à porter atteinte à l'indépendance ou à l'objectivité du commissaire aux comptes.

Le commissaire aux comptes ne peut démissionner pour se soustraire à ses obligations légales relatives notamment :

  • à la procédure d'alerte ;
  • à la révélation de faits délictueux au procureur de la République ;
  • à la déclaration de sommes ou d'opérations soupçonnées d'être d'origine illicite ;
  • à l'émission de son opinion sur les comptes.

Il ne peut non plus démissionner dans des conditions génératrices de préjudice pour la personne ou l'entité concernée. Il doit pouvoir justifier qu'il a procédé à l'analyse de la situation.

4.2. Nécessité d'une revue du contrôle interne par l'auditeur

L'auditeur doit obligatoirement effectuer une revue du contrôle interne. Les diligences minimums consistent à obtenir une compréhension d'ensemble du contrôle interne mis en place par la société. Selon la stratégie d'audit déterminée et l'importance donnée aux travaux sur le contrôle interne, des tests spécifiques pourront être faits sur le contrôle interne.

4.3. Travaux minima sur le contrôle interne que l'auditeur devrait réaliser dans le cadre de ses diligences de commissaire aux comptes ?

Comme indiqué précédemment, les diligences minima consistent à obtenir une compréhension d'ensemble du contrôle interne mis en place par la société (compréhension et évaluation des contrôles relatifs à chacun des composants (niveaux de contrôle) du contrôle interne afin d'évaluer le risque et de planifier une stratégie d'audit efficiente).

4.4. Cycles nécessitant d'être audités. Cas des cycles et contrôles clés identiques ou différents

Si les cycles et contrôles clés sont identiques sur l'ensemble des sites (ce qui signifie que le contrôle interne est homogène), les sites sur lesquels porteront les tests seront sélectionnés de façon statistique ou aléatoire (en l'espèce, le nombre de sites sera insuffisant pour permettre un sondage statistique de type mathématique compte tenu de la taille nécessaire de l'échantillon).

Si les cycles et contrôles clés ne sont pas identiques sur l'ensemble des sites (ce qui signifie que le contrôle interne est hétérogène), les sites sur lesquels porteront les tests seront sélectionnés de façon empirique (sites présentant des postes et transactions de valeur importante). Ainsi, en l'espèce, le siège et les entrepôts seront sélectionnés car ceux-ci couvrent certaines fonctions centralisées et l'essentiel des stocks. Enfin, les points de vente significatifs seront aussi sélectionnés afin d'obtenir une couverture suffisante des principaux postes et transactions.

4.5. Cas de fraudes comptables détectés

Dans un premier temps, il sera nécessaire de prendre connaissance des détails de cette fraude (ampleur réelle de celle-ci et ampleur maximale que celle-ci aurait pu prendre, faiblesse de contrôle interne identifiée et mesures prises afin de remédier cette faiblesse et d'éviter toute nouvelle fraude).

Ensuite, s'il est confirmé que cette fraude n'est pas significative, qu'elle se limite au point de vente X8 et que des mesures ont été prises afin qu'elle ne se renouvelle pas, alors l'incidence sur l'audit pourra être négligée.

Cependant, s'il s'avère que cette fraude a pu également se produire sur d'autres sites ou pourra de nouveau se produire à l'avenir, alors il conviendra, selon l'incidence maximale possible d'une telle fraude, d'effectuer des diligences spécifiques sur les sites de la société afin de s'assurer qu'aucune fraude non détectée n'est survenue.

CORRIGÉS DES APPLICATIONS, CAS ET CAS DE SYNTHÈSE

4.6. Problèmes posés par la migration de sites informatiques

Les anciens systèmes informatiques ainsi que le nouveau système devront faire l'objet de diligences d'audit. En effet, les transactions de l'exercice ont été enregistrées tant sur les anciens systèmes (pour le premier semestre) que sur le nouveau système (pour le second semestre).

Par ailleurs, des diligences spécifiques seront réalisées afin de s'assurer que la migration des anciens systèmes vers le nouveau système s'est correctement déroulée (absence de perte de données, de transactions non enregistrées, d'anomalies détectées, etc.).

4.7. Travaux minima devraient-ils être prévus pour les cycles investissements, immobilisations et trésorerie

L'auditeur doit obligatoirement effectuer une revue du contrôle interne. Les diligences minima consistent à obtenir une compréhension d'ensemble du contrôle interne mis en place par la société. Ainsi, l'auditeur devra au minimum réaliser des diligences (entretien avec la Direction et obtention/lecture des procédures de contrôle interne) lui permettant d'obtenir une compréhension d'ensemble du contrôle interne relatif aux cycles investissements et trésorerie.

4.8. Contrôles utiles et risques d'audit couverts

Contrôle 1. Ce contrôle n'a, a priori, pas d'incidence directe sur les états financiers de la société puisque l'objectif de ce contrôle s'apparente à la réalisation et l'optimisation des opérations plutôt qu'à la fiabilité des informations financières. En effet, à travers ce contrôle, la Direction de la société souhaite s'assurer que les transactions sont faites avec des fournisseurs préalablement sélectionnés afin de limiter les coûts d'achat et également de réduire le risque de fraude.

Bien que l'objectif de ce contrôle ne soit pas la fiabilité des informations financières, il présente un intérêt dans le cadre de l'audit : les fournisseurs de la société étant sélectionnés, l'auditeur pourra s'aider de ce contrôle afin de valider l'exhaustivité des dettes fournisseurs.

Contrôle 2. L'intention de la Direction de la société, à travers ce contrôle, est d'assurer la traçabilité des demandes d'achat. Ainsi, toute demande d'achat est enregistrée dans le système et peut être consultée à tout moment.

Ce contrôle a un intérêt dans le cadre de l'audit puisqu'il permettra d'identifier aisément toute commande faite par la société et par la suite toute commande non réceptionnée. Grâce à ce contrôle, l'auditeur pourra vérifier les commandes « ouvertes » et s'assurer qu'effectivement elles n'ont pas fait l'objet d'une réception. Ainsi, il couvrira le risque d'exhaustivité et éventuellement le risque de séparation des exercices.

Contrôle 3. Comme pour le premier contrôle, celui-ci n'a, a priori, pas d'incidence directe sur les états financiers de la société puisque l'objectif de ce contrôle s'apparente à la réalisation et l'optimisation des opérations plutôt qu'à la fiabilité des informations financières. En effet, à travers ce contrôle, la Direction de la société souhaite s'assurer que les transactions sont approuvées par une personne autorisée avant d'être effectuées. Ainsi, la Direction valide en amont l'opportunité de tout achat et réduit également le risque de fraude.

Contrôle 4. Ce contrôle a pour objectif la réalisation et l'optimisation des opérations puisque la Direction valide en amont la rentabilité de tout achat. Ce contrôle n'ayant pas d'incidence sur les états financiers de la société, il ne présente pas particulièrement d'utilité pour l'auditeur.

Contrôle 5. Ce contrôle complète le second et permettra directement à l'auditeur de vérifier les commandes « ouvertes » et de s'assurer qu'effectivement elles n'ont pas fait l'objet d'une réception. Ainsi, il couvrira le risque d'exhaustivité et éventuellement le risque de séparation des exercices. L'objectif de ce contrôle, pour la société, est la fiabilité des informations financières.

Contrôle 6. Ce contrôle a pour objectif la fiabilité des informations financières et la réalisation et l’optimisation des opérations puisqu’à travers ce contrôle, la société s’assure de l’existence de la prestation faisant l’objet d’une facture (validation par la personne ayant autorisé la commande) et de l’exactitude et valorisation de cette facture (montant facturé comparativement au montant commandé).

Ce contrôle sera utile pour l’auditeur lorsqu’il souhaitera valider l’existence et la valorisation des dettes fournisseurs.

4.9. Risques d'audit non couverts par les contrôles mis en place par la société. Contrôles importants manquants

Les contrôles en place ne couvrent pas les éventuelles provisions pour factures à recevoir (prestations réalisées mais factures non reçues). Ainsi, sur ce poste-là, les risques d’exhaustivité, d’existence, d’exactitude et de valorisation demeurent.

4.10. Tests à réaliser

Afin de s’appuyer sur le contrôle interne de la société, l’auditeur va tester les contrôles qu’il considère comme permettant de couvrir des risques d’audit. Il va ainsi réaliser un sondage aléatoire sur certaines transactions afin de valider l’efficience des contrôles par l’obtention d’éléments probants.

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DSCG UE4 — Sujet type & corrigés

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