Marketing, vente et communication
À retenir
Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 7 « Management », partie 4 « Expliquer le management opérationnel », sous-partie 4.1 « Caractériser et analyser chaque activité opérationnelle » (marketing et vente, communication interne et externe non commerciale).
Pourquoi c'est central à l'examen : les situations de l'écrit de 4 h décrivent souvent une offre, un public, un canal de vente ou un message d'entreprise. Le candidat doit caractériser l'activité, apprécier la pertinence des moyens (segmentation, vente en ligne, allégations de durabilité, usage de l'intelligence artificielle) et repérer les risques, notamment d'image et d'écoblanchiment.
01Marketing et vente : missions et démarche
1.1 Le marketing
Le marketing a pour mission de comprendre le marché, de concevoir une offre qui répond à des besoins identifiés et de la faire connaître et acheter. La vente réalise la rencontre avec le client : prospection, proposition, négociation, conclusion, suivi. Le programme ne demande pas un cours de marketing, mais la compréhension du fonctionnement de l'activité et un regard critique sur ses moyens.
La démarche se déroule en quatre temps :
| Temps | Contenu | Exemple |
|---|---|---|
| Études | Recueillir des informations sur le marché, les clients, la concurrence (enquêtes, données de vente, veille, avis en ligne) | Comprendre pourquoi des clients abandonnent leur panier |
| Segmentation | Découper le marché en groupes homogènes selon des critères (âge, usages, attentes, localisation) | Étudiants, familles, retraités |
| Ciblage | Choisir les segments que l'organisation veut servir | Se concentrer sur les familles |
| Positionnement | Définir la place que l'offre doit occuper dans l'esprit du client par rapport aux concurrents | « Le savon doux et local » |
On regroupe souvent ces trois derniers temps sous l'expression segmentation, ciblage, positionnement. Ils doivent être cohérents avec la stratégie : une stratégie de différenciation (cours 10) appelle un positionnement distinctif.
1.2 Le marketing mix
Le marketing mix désigne la combinaison des décisions commerciales cohérentes avec le positionnement. La version classique comporte quatre volets :
| Volet | Question | Exemple de décision |
|---|---|---|
| Produit | Que propose-t-on ? | Gamme, qualité, emballage, services associés |
| Prix | À quel niveau et selon quelle logique ? | Prix premium, prix de lancement, abonnement |
| Distribution (place) | Où et comment le client achète-t-il ? | Magasin, site, revendeurs, vente directe |
| Communication (promotion) | Comment faire connaître l'offre ? | Publicité, réseaux sociaux, relations presse |
Pour les services, on ajoute classiquement la prise en compte du personnel en contact, des processus et des preuves matérielles : ils répondent aux spécificités vues au cours 24 (intangibilité, hétérogénéité, participation du client).
À retenir
Le mix doit être cohérent : un produit haut de gamme vendu à bas prix dans un canal de discount brouille le positionnement.
1.3 La relation client et la vente omnicanale
La relation client vise à fidéliser : connaître le client, suivre son historique, traiter ses réclamations, personnaliser les propositions. Un outil de gestion de la relation client rassemble ces informations. La vente omnicanale coordonne tous les canaux (magasin, site, application, téléphone, revendeurs) pour offrir un parcours continu : on commande en ligne, on retire en magasin, on retourne dans un point de vente. Elle exige une information unifiée (stock, historique) donc un système d'information cohérent (cours 29).
1.4 Repères de pilotage
Quelques indicateurs simples permettent d'apprécier l'activité commerciale : taux de conversion (part des visites ou des contacts qui aboutissent à un achat), taux de fidélisation, satisfaction, répartition du chiffre d'affaires par canal. Ils sont donnés par le sujet ; le candidat les interprète, il n'a pas à les construire.
02La communication non commerciale, interne et externe
La communication informe et construit des relations avec les personnes qui comptent pour l'organisation. La communication commerciale (publicité, promotion) soutient la vente et relève du marketing. Le programme vise ici la communication interne et externe, non commerciale.
| Forme | Destinataires | Objet | Exemples |
|---|---|---|---|
| Interne | Salariés, managers | Informer, donner du sens, favoriser l'adhésion et la coordination | Lettre interne, réunions, intranet, messagerie |
| Institutionnelle | Parties prenantes externes | Construire l'image et la légitimité de l'organisation | Rapport annuel, présentation de la raison d'être, partenariats |
| De crise | Médias, clients, autorités, salariés | Gérer une situation de rupture (accident, fuite de données, polémique) | Communiqué rapide, porte-parole, cellule de crise |
| RSE (responsabilité sociétale des entreprises) | Parties prenantes, investisseurs, clients | Rendre compte des engagements sociaux et environnementaux | Rapport de durabilité, site dédié, campagne d'information |
La communication interne est un levier d'animation (cours 15) ; la communication externe construit la réputation. Les deux doivent être cohérentes : un discours externe sur la qualité de vie au travail démenti par le climat interne produit du blanchiment social (cours 06).
03Numérique et intelligence artificielle (IA)
3.1 Ce qui change
- Données clients : l'achat en ligne et les applications fournissent une masse de données qui permettent de mieux segmenter et de personnaliser.
- Réseaux sociaux et influence : la communication devient bidirectionnelle ; les avis en ligne pèsent sur la réputation.
- IA générative : rédaction de contenus, visuels, réponses automatiques ; gain de temps et de cohérence.
- IA prédictive : prévision de la demande, recommandations, détection des clients susceptibles de partir.
- Agents conversationnels pour répondre aux clients à toute heure.
3.2 Les risques à repérer
- Données personnelles : le traitement des données de clientèle relève du règlement général sur la protection des données (cours dédiés en UE 8) ; en UE 7, on repère le risque et l'exigence de finalité et de sécurité.
- Transparence : le règlement européen sur l'IA prévoit des obligations de transparence (article 50), applicables depuis le 2 août 2026 : par exemple informer l'utilisateur qu'il échange avec un système d'IA et signaler les contenus générés artificiellement ; le marquage lisible par machine pour les systèmes mis sur le marché avant cette date court jusqu'au 2 décembre 2026.
- Qualité et image : erreurs de l'IA générative, contenus standardisés, perte de ton de marque.
- Biais de ciblage ou de recommandation, dépendance à la plateforme publicitaire.