À retenir
En bref : 12 questions de cours qui tombent souvent aux partiels de sciences humaines en IFSI, avec pour chacune ce que le correcteur attend et une réponse rédigée. Psychologie (Maslow, Piaget, Erikson, mécanismes de défense, coping, deuil, Rogers), sociologie (socialisation, rôle de malade, stigmate) et santé publique (définition de la santé, déterminants, prévention, incidence et prévalence). La clé : définir, expliquer, puis illustrer par une situation de soin.
Pour réussir les questions de sciences humaines en IFSI, réponds toujours en trois temps : une définition précise avec l'auteur, l'explication du concept, puis un exemple concret de situation de soin. C'est souvent l'exemple qui fait la différence entre une réponse récitée et une réponse qui montre que tu as compris.
Teste-toi aussi sur 3 questions sur les mécanismes de défense ↓
01À quelles UE correspondent ces questions ?
| Thème | Référentiel 2026 | Référentiel 2009 |
|---|---|---|
| Psychologie, sociologie, anthropologie | UE B.2 Sciences humaines et sociales | UE 1.1 (S1 et S2) |
| Santé publique, prévention | UE C.1 Santé publique, promotion de la santé et prévention, éducation thérapeutique | UE 1.2 (S2 et S3) |
En référentiel 2026, la répartition par semestre dépend de ton institut. Les questions ci-dessous sont des classiques, pas un programme officiel : vérifie les auteurs étudiés en cours. Pour la méthode générale, lis notre guide réviser les sciences humaines et l'UE pro en IFSI.
02Comment répondre à une question de cours en sciences humaines ?
Pour chaque question, cache la réponse, rédige la tienne en 5 à 10 lignes, puis compare avec les attendus. Une bonne réponse contient en général :
- la définition, avec l'auteur et si possible la date ;
- l'explication : les étapes, les niveaux ou les composantes du concept ;
- un exemple de soin : comment ce concept t'aide à comprendre un patient ou à adapter ta prise en charge.
Teste-toi sur ce chapitre
3 questions gratuites tirées du pack IFSI · Sciences humaines, droit et santé publique
03Psychologie : 7 questions corrigées
Question 1 : présente la hiérarchie des besoins de Maslow
Attendus : l'auteur, les cinq niveaux dans l'ordre, l'idée de hiérarchie, une limite, un exemple.
Réponse : le psychologue Abraham Maslow propose dans les années 1940 une hiérarchie des besoins humains, souvent représentée en pyramide : besoins physiologiques (manger, boire, dormir), besoins de sécurité, besoins d'appartenance et d'amour, besoins d'estime, puis besoin d'accomplissement de soi. L'idée est qu'un besoin d'un niveau supérieur devient prioritaire quand les besoins de base sont suffisamment satisfaits. Limite : cette hiérarchie n'est pas rigide, une personne peut rechercher l'estime ou l'appartenance malgré des besoins de base non comblés. Exemple : un patient douloureux et qui n'a pas dormi sera peu disponible pour une séance d'éducation à la santé ; on soulage d'abord la douleur.
Question 2 : quels sont les stades du développement selon Piaget ?
Attendus : les quatre stades, leurs âges indicatifs, une acquisition clé par stade.
Réponse : Jean Piaget décrit le développement de l'intelligence en quatre stades successifs : le stade sensori-moteur (de la naissance à 2 ans environ), où l'enfant découvre le monde par ses sens et ses actions et acquiert la permanence de l'objet ; le stade préopératoire (2 à 7 ans environ), marqué par le langage, la pensée symbolique et l'égocentrisme ; le stade des opérations concrètes (7 à 11-12 ans environ), avec la logique appliquée au concret et la conservation ; le stade des opérations formelles (à partir de 11-12 ans), avec le raisonnement abstrait et hypothétique. Exemple : pour préparer un enfant de 5 ans à un soin, on utilise le jeu et des mots concrets, pas des explications abstraites.
Question 3 : présente les stades du développement psychosocial d'Erikson
Attendus : l'idée de crise à chaque âge, les huit stades, un exemple chez l'adulte ou la personne âgée.
Réponse : Erik Erikson décrit le développement tout au long de la vie en huit stades, chacun marqué par une crise entre deux pôles : confiance contre méfiance (première année), autonomie contre honte et doute, initiative contre culpabilité, travail contre infériorité (âge scolaire), identité contre confusion des rôles (adolescence), intimité contre isolement (jeune adulte), générativité contre stagnation (âge adulte), intégrité contre désespoir (vieillesse). La résolution de chaque crise influence les suivantes. Exemple : chez une personne âgée en fin de vie, aider à évoquer son parcours peut soutenir le sentiment d'intégrité plutôt que de désespoir.
Question 4 : qu'est-ce qu'un mécanisme de défense ? Donne des exemples
Attendus : une définition (processus inconscient), au moins trois mécanismes définis avec un exemple, l'attitude soignante.
Réponse : issu de la psychanalyse (Sigmund Freud, puis Anna Freud), un mécanisme de défense est un processus psychologique inconscient qui protège la personne d'une angoisse ou d'une réalité trop difficile. Exemples : le déni (refuser une réalité, comme un patient qui parle de reprendre le travail la semaine suivante malgré une annonce grave), la projection (attribuer à autrui ses propres sentiments), la régression (retour à des comportements d'un stade antérieur, fréquent à l'hôpital), la rationalisation (justifier un comportement par des raisons logiques), la sublimation (orienter une pulsion vers une activité valorisée). Pour le soignant, ces mécanismes ne se combattent pas frontalement : on les repère, on respecte le rythme du patient et on reste disponible.
Question 5 : explique le modèle du stress et du coping de Lazarus et Folkman
Attendus : le stress comme transaction, les deux évaluations, les deux grands types de coping, un exemple.
Réponse : pour Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le stress naît d'une transaction entre la personne et la situation. La personne fait une évaluation primaire (cette situation est-elle une menace, une perte, un défi ?) et une évaluation secondaire (ai-je les ressources pour y faire face ?). Le coping désigne les efforts pour gérer la situation : coping centré sur le problème (chercher des informations, agir) ou centré sur l'émotion (se changer les idées, chercher du réconfort, minimiser). Le soutien social est une ressource majeure. Exemple : un patient qui pose beaucoup de questions sur sa maladie utilise un coping centré sur le problème ; on peut l'accompagner en lui donnant une information claire et adaptée.
Question 6 : quelles sont les étapes du deuil selon Elisabeth Kübler-Ross ?
Attendus : les cinq étapes, le contexte (patients en fin de vie), le caractère non linéaire.
Réponse : à partir de ses entretiens avec des patients en fin de vie, Elisabeth Kübler-Ross décrit cinq étapes : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation. Ces étapes ne sont pas un parcours obligatoire : elles peuvent se chevaucher, revenir ou ne pas toutes apparaître. Le modèle a ensuite été appliqué au deuil des proches et à l'annonce d'une maladie grave. Exemple : face à un patient en colère contre l'équipe après une annonce, le soignant comprend que cette colère peut faire partie du processus, sans la prendre personnellement.
Question 7 : quelles sont les attitudes de la relation d'aide selon Carl Rogers ?
Attendus : l'approche centrée sur la personne, les trois attitudes, leur traduction concrète en soins.
Réponse : Carl Rogers, avec son approche centrée sur la personne, considère que chacun dispose de ressources pour évoluer si la relation lui offre un climat favorable. Trois attitudes le permettent : l'empathie (comprendre le vécu de l'autre de son point de vue, sans s'y confondre), la congruence ou authenticité (être en accord entre ce que l'on ressent et ce que l'on montre) et la considération positive inconditionnelle (accepter la personne sans jugement). En pratique : écoute active, reformulation, questions ouvertes, respect des silences.
04Sociologie : 2 questions corrigées
Question 8 : qu'est-ce que la socialisation ? Distingue primaire et secondaire
Attendus : une définition, la distinction primaire et secondaire, les agents de socialisation, un lien avec le soin.
Réponse : la socialisation est le processus par lequel une personne apprend et intériorise les normes, les valeurs et les rôles de la société dans laquelle elle vit. Peter Berger et Thomas Luckmann distinguent la socialisation primaire, pendant l'enfance (famille, école), et la socialisation secondaire, tout au long de la vie adulte (travail, groupes, institutions). Les études d'infirmier sont elles-mêmes une socialisation secondaire : on y acquiert une identité professionnelle. Exemple : les habitudes d'hygiène, d'alimentation ou le rapport à la douleur d'un patient sont en partie le fruit de sa socialisation, ce qui aide à ne pas les juger.
Question 9 : présente le rôle de malade selon Talcott Parsons, puis la notion de stigmate de Goffman
Attendus : les droits et devoirs du rôle de malade, une limite, la définition du stigmate.
Réponse : pour Talcott Parsons (1951), la maladie est aussi un rôle social : le malade est exempté de certaines obligations et n'est pas tenu pour responsable de son état, mais il doit vouloir guérir et rechercher l'aide de professionnels compétents. Limite : ce modèle s'applique mal aux maladies chroniques, où l'on ne « guérit » pas. Erving Goffman (1963) définit le stigmate comme un attribut qui jette un discrédit profond sur la personne et modifie les interactions (maladie psychiatrique, VIH, handicap visible). Exemple : un patient atteint d'un trouble psychique peut cacher son diagnostic par peur du stigmate, ce qui a des effets sur son suivi.
05Santé publique : 3 questions corrigées
Question 10 : donne la définition de la santé selon l'OMS et ses limites
Attendus : la définition, sa date, au moins une critique.
Réponse : dans le préambule de sa Constitution (1946), l'OMS définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social », qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. Cette définition a l'intérêt d'être globale et positive. Ses limites : le « complet bien-être » est un idéal difficile à atteindre et à mesurer, et elle s'adapte mal aux maladies chroniques. D'autres approches insistent sur la capacité d'adaptation de la personne. En soins, elle rappelle de prendre en compte les dimensions psychiques et sociales, pas seulement la maladie.
Question 11 : qu'est-ce qu'un déterminant de santé ? Présente le modèle de Dahlgren et Whitehead
Attendus : une définition, les couches du modèle, un exemple d'inégalité sociale de santé.
Réponse : un déterminant de santé est un facteur qui influence l'état de santé d'une personne ou d'une population. Le modèle de Göran Dahlgren et Margaret Whitehead (1991) les représente en couches successives : au centre, les facteurs individuels (âge, sexe, hérédité), puis les modes de vie (alimentation, tabac, activité physique), les réseaux sociaux et communautaires, les conditions de vie et de travail (logement, emploi, accès aux soins, éducation) et enfin les conditions socio-économiques, culturelles et environnementales générales. Exemple : à pathologie égale, une personne isolée et précaire aura plus de difficultés à suivre son traitement, ce qui illustre les inégalités sociales de santé.
Question 12 : distingue les trois niveaux de prévention, puis incidence et prévalence
Attendus : les trois niveaux avec un exemple chacun, deux définitions précises.
Réponse : selon la classification de l'OMS, la prévention primaire agit avant l'apparition de la maladie pour en réduire l'incidence (vaccination, hygiène des mains) ; la prévention secondaire vise à dépister la maladie à un stade précoce pour en réduire la durée et la gravité (dépistage organisé du cancer du sein) ; la prévention tertiaire limite les complications, les récidives et les incapacités (rééducation, éducation thérapeutique d'un patient diabétique). L'incidence est le nombre de nouveaux cas survenus pendant une période donnée dans une population ; la prévalence est le nombre de cas existants à un moment donné dans cette population, nouveaux et anciens confondus. Une maladie chronique peut avoir une incidence faible mais une prévalence élevée.
06Quelles erreurs font perdre des points ?
- Réciter sans exemple. Un correcteur d'IFSI attend presque toujours le lien avec le soin.
- Oublier l'auteur ou le confondre : Piaget pour le développement de l'intelligence, Erikson pour le développement psychosocial.
- Présenter les étapes du deuil comme obligatoires et linéaires.
- Confondre incidence et prévalence, ou prévention secondaire et tertiaire.
- Juger le patient dans un exemple : en sciences humaines, on cherche à comprendre, pas à qualifier.
07Où trouver d'autres fiches de sciences humaines ?
Les kits gratuits te donnent des fiches de cours prêtes à lire, avec quiz et flashcards à générer :
Réviser la psychologie du développementEt aussi : psychologie de la santé, sociologie et anthropologie, santé publique et épidémiologie, soins relationnels.
Le pack Sciences humaines, droit et santé publique regroupe 77 chapitres avec quiz et flashcards déjà générés. Pour situer ces UE dans tes partiels : partiels IFSI de janvier.
08Questions fréquentes
Comment réviser les sciences humaines en IFSI ? Révise par concepts et par auteurs : pour chacun, une définition, les étapes ou composantes, et un exemple de situation de soin. Teste-toi en rédigeant de mémoire une réponse de 5 à 10 lignes, puis compare avec ton cours. Les flashcards « auteur, concept, exemple » aident beaucoup.
Quels auteurs connaître pour l'UE 1.1 en IFSI ? Les plus fréquents en première année sont Maslow, Piaget, Erikson, Freud pour les mécanismes de défense, Lazarus et Folkman pour le stress, Kübler-Ross pour le deuil et Rogers pour la relation d'aide, ainsi que des sociologues comme Durkheim, Parsons ou Goffman. La liste exacte dépend des cours de ton institut.
Les sciences humaines se compensent-elles en IFSI ? En référentiel 2009, au semestre 1, l'UE 1.1 se compense avec l'UE 1.3 Législation, éthique, déontologie, si aucune des deux notes n'est sous 9/20. En référentiel 2026, la compensation joue entre UE d'un même semestre et d'un même domaine, à partir de 9/20.
Faut-il citer des dates dans les réponses de sciences humaines ? Ce n'est pas toujours exigé, mais une date bien placée (Maslow dans les années 1940, OMS 1946, Parsons 1951) montre la précision de tes connaissances. L'essentiel reste la définition exacte, l'explication et l'exemple de soin.
Quelle est la différence entre prévention primaire, secondaire et tertiaire ? La prévention primaire agit avant la maladie pour en réduire l'incidence, par exemple la vaccination. La prévention secondaire dépiste la maladie tôt pour en limiter la gravité, par exemple un dépistage organisé. La prévention tertiaire réduit les complications et les incapacités, par exemple la rééducation ou l'éducation thérapeutique.


