Les défaillances multiviscérales
Cadre programme : référentiel infirmier 2026 (arrêté du 20 février 2026), Domaine B, UE B.1 « Sciences biomédicales » (processus pathologiques). Correspond à l'ex-UE 2.7 (référentiel 2009).
Pourquoi c'est central pour l'IDE : la défaillance multiviscérale est une urgence vitale aux soins critiques ; l'infirmier(ère) de réanimation ou de soins intensifs est l'acteur de première ligne pour la surveillance des fonctions vitales, la détection précoce de la défaillance d'organe et la mise en oeuvre des soins de support.
1. Notions de défaillance d'organe
1.1 Définition
Une défaillance d'organe (ou d'un système physiologique) désigne l'incapacité d'un organe vital à assurer sa fonction principale de façon suffisante pour maintenir l'homéostasie, malgré les mécanismes compensatoires.
Elle peut être :
- Aiguë : installation rapide, potentiellement réversible avec une prise en charge adaptée.
- Chronique : progressive, souvent irréversible (insuffisance cardiaque chronique, IRC...).
- Aiguë sur chronique : décompensation d'une défaillance chronique connue.
1.2 Principaux systèmes susceptibles de défaillir
| Système | Fonctions clés | Exemples de défaillance aiguë |
|---|---|---|
| Cardiovasculaire | Débit cardiaque, perfusion des organes | Choc cardiogénique, arythmie grave |
| Respiratoire | Échanges gazeux, oxygénation | Détresse respiratoire aiguë (SDRA), arrêt respiratoire |
| Rénal | Épuration des déchets, régulation hydro-électrolytique | Insuffisance rénale aiguë (oligurie, anurie) |
| Hépatique | Synthèse protéique, détoxification | Insuffisance hépatique aiguë grave |
| Neurologique | Conscience, intégration | Coma, encéphalopathie |
| Hématologique et coagulation | Transport O2, hémostase | CIVD (coagulation intravasculaire disséminée), choc hémorragique |
| Digestif | Barrière intestinale, absorption | Iléus, ischémie mésentérique |
1.3 Mécanismes déclenchants
Les défaillances d'organe résultent souvent de :
- Choc (hypovolémique, cardiogénique, septique, anaphylactique, obstructif) : hypoperfusion tissulaire.
- Infection grave / sepsis : dysfonction d'organe induite par une réponse de l'hôte dérégulée à l'infection.
- Traumatismes majeurs.
- Toxiques (médicaments, intoxications).
- Décompensation de défaillances chroniques.
2. Le sepsis et la défaillance d'organe
2.1 Définitions (consensus Sepsis-3, 2016)
| Terme | Définition |
|---|---|
| Sepsis | Dysfonction d'organe menaçant le pronostic vital, causée par une réponse de l'hôte dérégulée à une infection |
| Choc septique | Sous-ensemble du sepsis avec anomalies circulatoires, cellulaires et métaboliques suffisamment graves pour augmenter significativement la mortalité (hypotension persistante malgré remplissage adéquat, nécessitant vasopresseurs pour maintenir une PAM cible, et lactatémie supérieure à un seuil) |
Ces définitions ont remplacé les anciens termes de SIRS (Syndrome de Réponse Inflammatoire Systémique) et sepsis sévère.
Score SOFA (Sequential Organ Failure Assessment) : utilisé pour quantifier la défaillance d'organe en réanimation. Il évalue 6 systèmes (respiratoire, coagulation, hépatique, cardiovasculaire, neurologique, rénal) sur un score de 0 à 4 chacun. Une augmentation du score SOFA de 2 points ou plus par rapport à l'état de base confirme la défaillance d'organe liée au sepsis.
Score qSOFA (quick SOFA) : outil de dépistage rapide hors réanimation. Trois critères (un point chacun) : fréquence respiratoire supérieure ou égale à 22/min, altération de l'état mental, pression artérielle systolique inférieure ou égale à 100 mmHg. Un score de 2 ou plus doit alerter sur un risque de défaillance d'organe lié au sepsis.
En pratique : le qSOFA est un outil de triage rapide utilisable par l'IDE aux urgences, en salle ou en consultation. Un score qSOFA de 2 chez un patient infecté ou suspecté d'infection est un signal d'alarme immédiat nécessitant une évaluation médicale urgente.
3. La défaillance multiviscérale (SDMV / MOF)
3.1 Définition
La défaillance multiviscérale (ou syndrome de défaillance multiviscérale, SDMV ; en anglais : Multiple Organ Failure, MOF) est définie par la défaillance simultanée ou successive d'au moins deux organes vitaux chez un patient en situation critique.
C'est une complication des états de choc prolongés, des sepsis graves et des traumatismes majeurs. Sa mortalité reste très élevée (augmentant avec le nombre d'organes défaillants).
3.2 Mécanismes physiopathologiques
La défaillance multiviscérale résulte de plusieurs mécanismes intriqués :
- Hypoperfusion tissulaire : ischémie cellulaire par inadéquation entre l'apport et les besoins en oxygène.
- Dysfonction mitochondriale : les mitochondries ne peuvent plus utiliser l'oxygène pour produire de l'énergie (hypoxie cytopathique).
- Réponse inflammatoire systémique excessive : libération massive de cytokines pro-inflammatoires (orage cytokinique), dommages endothéliaux diffus.
- Translocation bactérienne intestinale : passage de bactéries et de leurs toxines au travers d'une muqueuse digestive lésée (rôle majeur dans le maintien et l'aggravation de la SDMV).
- CIVD (coagulation intravasculaire disséminée) : activation diffuse de la coagulation, formation de microthrombus dans les capillaires, aggravant l'ischémie et consommant les facteurs de coagulation.
3.3 Les défaillances les plus surveillées
Insuffisance respiratoire aiguë - SDRA :
- Hypoxémie sévère résistante à l'oxygénothérapie standard.
- Oedème pulmonaire lésionnel (non cardiogénique).
- Nécessite souvent une ventilation mécanique.
- Surveillance : SpO2, gazométrie artérielle, paramètres ventilatoires.
Choc circulatoire :
- Incapacité du système cardiovasculaire à maintenir une perfusion tissulaire suffisante.
- Types : septique (le plus fréquent en réanimation), cardiogénique, hypovolémique, distributif.
- Surveillance : pression artérielle (PAM cible habituellement supérieure ou égale à 65 mmHg sauf protocole spécifique), fréquence cardiaque, remplissage capillaire, diurèse, lactatémie.
Insuffisance rénale aiguë (IRA) :
- Oligurie (inférieure à 0,5 mL/kg/heure) et/ou élévation de la créatinine.
- Surveillance : diurèse horaire, créatinine, ionogramme.
Encéphalopathie :
- Altération de la conscience, agitation, coma.
- Évaluée par le score de Glasgow (voir tableau).
- Surveillance : réactivité, orientation, pupilles.
CIVD :
- Signes hémorragiques (saignements aux sites d'injection, épistaxis, hématurie, purpura) et thrombotiques simultanés.
- Biologie : thrombopénie, allongement TP et TCA, baisse du fibrinogène, D-dimères élevés.
3.4 Le score de Glasgow
Outil standardisé d'évaluation de la conscience, universellement utilisé :
| Composante | Réponse | Score |
|---|---|---|
| Ouverture des yeux (Y) | Spontanée | 4 |
| À la demande verbale | 3 | |
| À la stimulation douloureuse | 2 | |
| Aucune | 1 | |
| Réponse verbale (V) | Orientée | 5 |
| Confuse | 4 | |
| Mots inappropriés | 3 | |
| Sons incompréhensibles | 2 | |
| Aucune | 1 | |
| Réponse motrice (M) | Obéit aux ordres | 6 |
| Localise la douleur | 5 | |
| Évitement (retrait) | 4 | |
| Flexion anormale (décortication) | 3 | |
| Extension anormale (décérébration) | 2 | |
| Aucune | 1 |
Score total : de 3 (coma profond) à 15 (état normal).
- Score inférieur ou égal à 8 : coma ; intubation à discuter.
- Score de 13 à 15 : conscience normale à légèrement altérée.
Mnémo : YVM (Yeux, Verbal, Moteur) ; scores respectifs maximaux : 4 + 5 + 6 = 15.
4. Surveillance infirmière des fonctions vitales en situation critique
4.1 Les cinq grandes fonctions à surveiller
La surveillance des fonctions vitales en situation critique repose sur l'évaluation systémique et répétée de cinq systèmes :
| Fonction | Paramètres de surveillance | Signes d'alarme |
|---|---|---|
| Respiratoire | Fréquence respiratoire, SpO2, mode et paramètres ventilatoires, gazométrie | Polypnée, SpO2 en chute, cyanose, désadaptation du respirateur |
| Cardiovasculaire | Pression artérielle (invasive ou non), fréquence cardiaque, rythme (ECG), débit cardiaque (si monitorage hémodynamique), remplissage capillaire, lactatémie | Hypotension, bradycardie, tachycardie, pouls filant, marbrures |
| Neurologique | Score de Glasgow, pupilles (taille, symétrie, réactivité à la lumière), agitation, douleur | Baisse du score, anisocorie, agitation nouvelle, convulsions |
| Rénale | Diurèse horaire, créatinine, ionogramme | Oligurie, anurie, hyperkaliémie |
| Température | Température centrale | Hyperthermie (infection), hypothermie (sepsis grave, état de choc) |
4.2 Surveillance de la douleur et de la sédation en réanimation
- Douleur : évaluée même chez le patient sous sédation par des échelles comportementales (BPS, CPOT).
- Sédation : évaluée par des échelles validées (score RASS : Richmond Agitation-Sedation Scale). Objectif : sédation adaptée, la moins profonde possible pour permettre les interactions.
- Agitation : peut masquer une hypoxémie, une douleur, un globe vésical, une encéphalopathie.
En pratique : une diurèse inférieure à 0,5 mL/kg/heure pendant plus d'une heure est un signal d'alarme rénal à signaler immédiatement. La surveillance de la diurèse horaire est une des tâches infirmières les plus importantes en réanimation.
4.3 Prévention des complications en réanimation
| Complication | Prévention |
|---|---|
| Pneumonie acquise sous ventilation (PAVM) | Hygiène stricte, surélévation de la tête de lit (30 à 45°), hygiène buccale pluriquotidienne |
| Escarres | Évaluation NORTON ou BRADEN, mobilisation, matelas spéciaux |
| Thrombose veineuse profonde | Contention élastique, héparine prophylactique selon prescription |
| Contractures, fonte musculaire | Kinésithérapie précoce, mobilisation passive |
| Infections nosocomiales | Hygiène des mains, soins des cathéters et sondes, précautions standard |
| Désorientation / delirium | Préserver le cycle veille-sommeil, maintenir un environnement orientant, présence des proches |
Vocabulaire essentiel
- Défaillance d'organe : incapacité d'un organe vital à assurer sa fonction suffisamment pour maintenir l'homéostasie.
- Défaillance multiviscérale (SDMV) : défaillance simultanée ou successive d'au moins deux organes vitaux.
- Sepsis : dysfonction d'organe menaçant le pronostic vital par réponse de l'hôte dérégulée à une infection.
- Choc septique : sepsis avec hypotension persistante et défaillances métaboliques, nécessitant des vasopresseurs.
- Choc circulatoire : inadéquation entre apport et demande en oxygène des tissus avec défaillance hémodynamique.
- SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë) : oedème pulmonaire lésionnel non cardiogénique avec hypoxémie sévère.
- CIVD : coagulation intravasculaire disséminée, consommation pathologique des facteurs de coagulation et des plaquettes.
- Score SOFA : score de défaillance d'organe utilisé en réanimation.
- qSOFA : score de triage rapide pour détecter le risque de sepsis hors réanimation (3 items).
- Score de Glasgow : échelle standardisée d'évaluation de la conscience (3 à 15).
- Lactatémie : taux de lactate sanguin, marqueur d'hypoperfusion tissulaire.
- RASS : Richmond Agitation-Sedation Scale, évaluation de la sédation en réanimation.
- PAVM : pneumonie acquise sous ventilation mécanique, infection nosocomiale fréquente en réanimation.
- Anisocorie : inégalité du diamètre des pupilles, signe neurologique d'alarme.
- Oligurie : diurèse inférieure à 0,5 mL/kg/heure.
- PAM : pression artérielle moyenne, cible hémodynamique en réanimation.
Points clés à retenir
- La défaillance multiviscérale est définie par l'atteinte d'au moins deux organes vitaux simultanément ou en cascade ; sa mortalité augmente avec le nombre d'organes défaillants.
- Le sepsis (réponse de l'hôte à l'infection avec dysfonction d'organe) et le choc septique sont les premières causes de défaillance multiviscérale en réanimation.
- Le qSOFA (3 items : FR supérieure ou égale à 22, altération de la conscience, PAS inférieure ou égale à 100 mmHg) est un outil de triage rapide utilisable par l'IDE pour identifier un risque de sepsis grave.
- Le score de Glasgow (Y + V + M, total de 3 à 15) est l'outil universel d'évaluation de la conscience ; un score inférieur ou égal à 8 correspond à un coma.
- La surveillance infirmière en situation critique porte sur les cinq fonctions vitales : respiratoire (SpO2, FR), cardiovasculaire (TA, FC, lactatémie), neurologique (Glasgow, pupilles), rénale (diurèse horaire) et température.
- La diurèse inférieure à 0,5 mL/kg/heure pendant plus d'une heure est un signal d'alarme rénal à signaler immédiatement.
- La prévention des complications nosocomiales (PAVM, escarres, thrombose, infections de cathéter) est une responsabilité infirmière majeure en soins critiques.
Pièges fréquents
- Confondre sepsis et infection : une infection localisée (bronchite, cystite simple) n'est pas un sepsis. Le sepsis implique une dysfonction d'organe. L'infection grave peut devenir un sepsis si l'hôte réagit de façon dérégulée.
- Sous-estimer une tachycardie isolée chez un patient hospitalisé : une tachycardie sinusale peut être le premier signe d'un état de choc débutant, d'une embolie pulmonaire ou d'une hémorragie interne. Elle mérite toujours une évaluation globale (TA, SpO2, état de conscience, diurèse).
- Oublier la surveillance des pupilles lors de l'évaluation neurologique : l'anisocorie (pupilles inégales) est un signe d'engagement cérébral ; des pupilles en myosis bilatéral évoquent une intoxication aux morphiniques ; des pupilles en mydriase aréactive évoquent une lésion cérébrale sévère.
- Confondre SDRA et oedème pulmonaire cardiogénique : le SDRA est d'origine lésionnelle (inflammation diffuse), non cardiogénique ; le coeur est initialement sain. L'oedème pulmonaire cardiogénique est lié à une insuffisance ventriculaire gauche. La distinction a des implications thérapeutiques importantes.
- Négliger la CIVD comme complication : la CIVD peut se manifester paradoxalement à la fois par des saignements (consommation des facteurs) et des thromboses. Ne pas interpréter un saignement au site de ponction comme anodin chez un patient en état de choc.
- Attribuer une agitation à l'anxiété sans chercher de cause organique : chez un patient en réanimation, l'agitation soudaine doit faire éliminer hypoxémie, douleur, rétention urinaire, hypoglycémie ou encéphalopathie avant toute sédation.
- Méconnaître le qSOFA comme outil de triage : un patient avec infection et deux items qSOFA positifs en salle doit être évalué médicalement en urgence ; son transfert en unité de soins intensifs doit être discuté.
Q&R pour le tuteur IA
Q : Qu'est-ce que le score de Glasgow et comment l'IDE l'évalue-t-il en pratique ? R : Le score de Glasgow est une échelle standardisée d'évaluation de la conscience composée de trois composantes : ouverture des yeux (Y : de 1 à 4), réponse verbale (V : de 1 à 5) et réponse motrice (M : de 1 à 6), pour un total de 3 à 15. En pratique, l'IDE stimule le patient verbalement (appel par le prénom), puis si nécessaire par stimulation douloureuse (pression sur le lit unguéal ou pression sur le sternum) et note la meilleure réponse obtenue pour chaque composante. Un score total de 15 correspond à un état de conscience normal. Un score inférieur ou égal à 8 correspond à un coma profond et fait discuter la protection des voies aériennes supérieures. Toute modification du score (baisse même d'un point) doit être immédiatement signalée au médecin.
Q : Pourquoi la diurèse horaire est-elle un paramètre de surveillance si important en réanimation ? R : Le rein est l'un des premiers organes à souffrir d'une hypoperfusion. La diurèse horaire (mesure du volume d'urine produit chaque heure) est un reflet fiable de la perfusion rénale et indirectement de la perfusion tissulaire globale. Une oligurie (inférieure à 0,5 mL/kg/heure) persistant plus d'une heure est un signe précoce et sensible de défaillance rénale aiguë ou d'un état de choc débutant ou persistant. Elle peut aussi indiquer une hypovolémie corrigeable par remplissage, ou une instabilité hémodynamique nécessitant un ajustement des traitements vasopresseurs. Une surveillance horaire permet d'agir rapidement avant que la défaillance rénale ne s'installe durablement.
Q : Quels sont les trois critères du qSOFA et que doit faire l'IDE si un patient les remplit ? R : Le qSOFA (quick SOFA) comprend trois critères, chacun valant un point : fréquence respiratoire supérieure ou égale à 22 cycles par minute, altération de la conscience (score de Glasgow inférieur à 15 ou toute modification de la conscience), et pression artérielle systolique inférieure ou égale à 100 mmHg. Un score de 2 ou plus chez un patient suspecté d'infection ou porteur d'une infection connue doit alerter sur un risque de sepsis avec défaillance d'organe. L'IDE contacte immédiatement le médecin, préléve les hémocultures avant toute antibiothérapie si prescrit, prépare le bilan biologique demandé (lactatémie, NFS, ionogramme, créatinine, bilan hépatique), assure le monitorage des constantes et prépare le remplissage vasculaire selon la prescription.
Q : Comment différencier un choc cardiogénique d'un choc septique lors d'une surveillance infirmière ? R : Les deux formes de choc se présentent avec une hypotension et des signes de bas débit (marbrures, oligurie, altération de la conscience). Cependant, quelques éléments orientent : dans le choc cardiogénique, les extrémités sont froides et pâles (vasoconstriction périphérique), il peut y avoir des signes d'insuffisance cardiaque gauche (crépitants pulmonaires, orthopnée), la pression veineuse centrale est élevée. Dans le choc septique, les extrémités peuvent être chaudes et rouges en phase initiale (choc « chaud » distributif avec vasodilatation), avec fièvre ou hypothermie, signes d'infection focale. En pratique, la distinction clinique peut être difficile, et ces chocs peuvent coexister. L'IDE surveille les constantes, rapporte les éléments au médecin et prépare les examens complémentaires (ECG, troponine, échocardiographie, hémocultures, bilan infectieux) pour affiner le diagnostic.