Concours ATSEM : réussir l'écrit et l'oral

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Oral d'ATSEM : réussir les mises en situation

À retenir

À retenir : Face à une mise en situation, le jury attend une décision rapide, argumentée et située dans le rôle de l'ATSEM. Le réflexe à installer tient en quatre verbes : sécuriser, prévenir, agir dans son rôle, rendre compte. Le rapport de jury 2023 pointe précisément la difficulté à décider dans l'urgence : absence de l'enseignant, parent alcoolisé, incendie.

01La méthode : sécuriser, prévenir, agir, rendre compte

Les mises en situation correspondent à la partie « conversation » de l'entretien. Pour les voies interne et troisième concours, le règlement les prévoit expressément (« le cas échéant sous forme de mise en situation professionnelle »). En externe, elles servent à vérifier l'aptitude et la connaissance de l'environnement professionnel. Les questions portent sur des problèmes fréquemment rencontrés par un ATSEM, et non sur des pratiques propres à une collectivité.

Les corrigés de cette fiche sont des pistes pédagogiques construites à partir des textes cités en sources (statut, rapports d'inspection, notes de cadrage, circulaires), pas des corrigés officiels. Les protocoles locaux (règlement intérieur de l'école, consignes de la collectivité, projet d'accueil individualisé) priment toujours : dire au jury que l'on appliquera le protocole en vigueur est une bonne pratique, à condition de montrer que l'on sait quoi faire en attendant.

Les quatre temps

TempsQuestion à se poserExemples de gestes
SécuriserY a-t-il un danger immédiat pour un enfant ou le groupe ?Protéger, séparer, évacuer, ne jamais laisser un enfant seul, appeler les secours si nécessaire
PrévenirQui doit savoir, et dans quel ordre ?Enseignant, directeur, responsable périscolaire, hiérarchie communale ; la famille par l'intermédiaire de la bonne personne
Agir dans son rôleQue puis-je faire sans empiéter sur la responsabilité d'un autre ?Gestes d'accueil, de confort, de premiers soins élémentaires, de surveillance ; pas de diagnostic, pas de décision pédagogique, pas de médicament hors cadre
Rendre compteQu'ai-je vu, fait, dit, et à qui le transmettre ?Transmission orale immédiate, puis trace écrite factuelle (date, heure, faits, personnes informées)

L'ordre peut varier : en cas de danger, on sécurise avant tout, puis on prévient. Dans une situation sans danger (désaccord, demande de nouvelles), on commence plutôt par le cadre : qui est concerné, qui décide.

Éviter les deux excès

Le jury 2023 reproche aux candidats deux défauts opposés : un rôle d'exécutant sans initiative, et une difficulté à prendre une décision d'urgence. À l'oral, il faut donc agir (ne pas se contenter de dire « je préviens ») et rester dans le cadre (ne pas se substituer au directeur, à l'enseignant ou aux secours). Une bonne réponse enchaîne : « je protège l'enfant, je préviens la personne compétente, je reste auprès de lui, je transmets par écrit ».

Parler en situation

  • Reformulez en une phrase la situation pour montrer que vous l'avez comprise.
  • Annoncez votre priorité (« ma première préoccupation est la sécurité des enfants »).
  • Déroulez vos actions dans l'ordre, au présent, à la première personne.
  • Précisez qui décide quoi, et ce qui relève d'un autre.
  • Terminez par la transmission (oral puis écrit) et, si le jury le demande, par ce que vous feriez après.

Une réponse de 60 à 90 secondes suffit généralement. Le jury relancera.

02Les repères de responsabilité

Sans eux, impossible de bien répondre. Ils proviennent du rapport d'inspection de 2017, de la réponse ministérielle à la question écrite n° 99006 et de la fiche du ministère de l'Éducation nationale :

MomentQui est responsable des enfantsAutorité sur l'ATSEM
Une dizaine de minutes avant la classe, jusqu'à la remise aux parents (temps de classe et récréation compris)Directeur et enseignantsDirecteur (autorité fonctionnelle), maire et services communaux (autorité hiérarchique)
Temps scolaireÉducation nationale (enseignants et directeur)Idem
Temps périscolaire (garderie, accueil de loisirs, pause méridienne)Collectivité organisatriceAutorité communale seule

L'ATSEM est donc placée sous une double hiérarchie : la collectivité-employeur, qui nomme l'agent et gère sa carrière, et le directeur d'école, qui organise son travail pendant son service dans les locaux scolaires. Dans tous les cas, l'ATSEM a un devoir d'intervention, de prévention et d'alerte face à un danger, même si la responsabilité de l'enseignant titulaire reste permanente.

Autres repères à garder en tête :

  • Secret professionnel et discrétion. Les informations personnelles sur les enfants et les familles ne se divulguent pas ; le secret peut être levé dans les cas prévus par la loi, notamment pour protéger un enfant en danger.
  • Projet d'accueil individualisé (PAI). L'ATSEM est informée dans la limite du secret médical et applique les consignes prévues pour les enfants concernés.
  • Numéros d'urgence. 15 (SAMU), 18 (pompiers), 17 (police, gendarmerie), 112 (urgence européenne), 119 (enfance en danger, gratuit et disponible 24 h sur 24).

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3 questions gratuites tirées du pack Concours ATSEM 2027

Question 1 / 3
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03Treize situations corrigées

Situation 1 : l'enseignant est absent le matin

La situation. À l'ouverture, les enfants arrivent et l'enseignant n'est pas là. Il n'y a pas encore de remplaçant. Vous êtes seule dans la classe avec les premiers enfants.

Ce que le jury teste. La décision d'urgence et la compréhension de la répartition des rôles (le rapport 2023 cite cette situation).

Piste de réponse.

  • Sécuriser. Je ne laisse aucun enfant sans adulte. J'accueille les enfants normalement et je reste avec eux.
  • Prévenir. Je préviens immédiatement le directeur (ou la personne qui assure la direction), qui organise la suite : demande de remplaçant, répartition éventuelle des élèves dans d'autres classes, information de sa propre hiérarchie. J'informe aussi mon responsable communal selon l'organisation de la collectivité.
  • Agir dans son rôle. Pendant le temps scolaire, je suis placée sous l'autorité du directeur : j'applique ses consignes. En attendant, j'assure l'accueil et la surveillance avec des activités simples et calmes (livres, jeux de société, comptines). Je ne « fais pas la classe » à la place de l'enseignant et je ne me considère pas comme la responsable de la classe.
  • Rendre compte. Je note l'heure à laquelle j'ai alerté, les décisions prises et je transmets à l'enseignant à son retour.

Pièges. Rester seule en responsabilité de la classe toute la matinée sans que le directeur l'ait décidé ; renvoyer les enfants chez eux sans instruction ; attendre sans prévenir. À titre d'indice, un exemple officiel de QCM écarte la réponse « rester seule avec les enfants dans la classe pendant que l'enseignant est en sortie ».

Situation 2 : un incendie se déclare dans l'école

La situation. L'alarme retentit ou de la fumée apparaît. Les enfants sont dans la classe ou au restaurant scolaire.

Ce que le jury teste. Le sang-froid et la connaissance des consignes d'évacuation (situation citée dans le rapport 2023).

Piste de réponse.

  • Sécuriser. J'applique le plan d'évacuation. Avec l'enseignant s'il est là, je fais sortir les enfants calmement par le circuit prévu, les plus petits et les enfants à besoins particuliers en premier ou accompagnés, sans reprendre d'affaires. Je ferme les portes derrière nous si cela peut se faire sans risque, et je n'utilise pas l'ascenseur.
  • Prévenir. Je m'assure que les secours (18 ou 112) ont été appelés ; si personne ne l'a fait, je le fais ou je le demande au directeur. Le directeur est informé.
  • Agir dans son rôle. Au point de rassemblement, je fais l'appel avec la liste de classe ou le registre de présence, je compte les enfants, je les rassure et je les garde regroupés. Personne ne retourne dans le bâtiment.
  • Rendre compte. J'indique aux responsables l'effectif présent et tout enfant manquant, puis je transmets mes observations.

Pièges. Retourner chercher un objet ou un enfant ; perdre du temps à discuter ; laisser un enfant sans adulte ; ne pas connaître le point de rassemblement. Le rapport d'inspection de 2017 note que le risque incendie est déjà pris en compte, les personnels formés et des exercices organisés régulièrement : dire que l'on participe aux exercices et que l'on connaît le plan est un point positif.

Situation 3 : un parent semble alcoolisé à la sortie

La situation. À la fin de la classe ou de la garderie, un parent vient chercher son enfant ; son haleine et son comportement suggèrent un état d'ébriété.

Ce que le jury teste. La décision d'urgence et la posture face aux familles (situation citée dans le rapport 2023).

Piste de réponse.

  • Sécuriser. Je ne remets pas l'enfant seul à une personne qui ne paraît pas en état d'assurer sa sécurité. Je garde l'enfant auprès de moi, dans un lieu calme, avec un ton posé et sans commentaire devant lui ni devant les autres familles.
  • Prévenir. Je préviens sans attendre le directeur (sur le temps scolaire) ou le responsable du périscolaire, qui décide de la suite.
  • Agir dans son rôle. Avec la direction, on propose au parent de contacter un autre adulte autorisé à venir chercher l'enfant (fiche de renseignements). S'il refuse, devient agressif ou veut partir en voiture avec l'enfant, c'est le directeur ou le responsable qui contacte la police ou la gendarmerie (17). Je ne force pas physiquement le passage et je n'accuse pas.
  • Rendre compte. Je rédige, avec la direction, un écrit factuel : date, heure, ce que j'ai observé (haleine, élocution, démarche), ce qui a été dit, les personnes prévenues. Pas de jugement du type « il est alcoolique ». Si la situation se répète ou fait craindre pour l'enfant, la direction envisage une information préoccupante.

Pièges. Remettre l'enfant « pour éviter un esclandre » ; humilier le parent publiquement ; poser un diagnostic ; ne pas écrire.

Situation 4 : un enfant se blesse

La situation. Pendant la récréation, un enfant tombe et saigne du genou, ou se cogne la tête.

Ce que le jury teste. Le sens des priorités et la limite entre premiers gestes et soins médicaux.

Piste de réponse.

  • Sécuriser. J'arrête l'activité au besoin, je rassemble les autres enfants sous la surveillance d'un collègue (je ne laisse pas la cour sans adulte) et j'évalue la gravité : l'enfant est-il conscient, respire-t-il normalement, la plaie saigne-t-elle beaucoup ?
  • Agir dans son rôle. Pour une blessure bénigne : nettoyer, compresser, rassurer. Pour un choc à la tête, une chute importante ou une suspicion de fracture, je ne déplace pas l'enfant et je surveille. En cas de perte de connaissance, de difficultés respiratoires, de saignement important : j'appelle le 15 ou le 18 (ou fais appeler), sans attendre. Je ne donne pas de médicament.
  • Prévenir. J'informe l'enseignant et le directeur, qui préviennent la famille ; en cas de départ en urgence, un adulte accompagne ou suit les consignes des secours.
  • Rendre compte. Je transmets les circonstances de l'accident, et le registre des soins ou la déclaration d'accident est complété selon la procédure de l'école.

Pièges. Donner un médicament ; minimiser un choc à la tête ; laisser les autres enfants sans surveillance ; oublier de prévenir la famille.

Situation 5 : un conflit avec un collègue

La situation. Vous êtes en désaccord avec une collègue (autre ATSEM, agent de restauration) sur la répartition des tâches. Les tensions deviennent visibles.

Ce que le jury teste. La maturité professionnelle et la gestion de la hiérarchie.

Piste de réponse.

  • Sécuriser. Je protège le service rendu aux enfants : aucun échange tendu devant eux ni devant les familles.
  • Agir dans son rôle. Je demande un échange direct, au calme, centré sur les faits et sur l'intérêt des enfants. J'écoute le point de vue de ma collègue, j'expose le mien sans accuser, et nous cherchons ensemble une solution (planning, répartition claire).
  • Prévenir. Si le désaccord persiste, je sollicite mon responsable hiérarchique (responsable du service enfance ou éducation, ou la hiérarchie communale), avec des faits plutôt que des jugements.
  • Rendre compte. Je note l'accord trouvé ou, à défaut, les éléments transmis à la hiérarchie.

Pièges. Dénigrer la collègue auprès de l'enseignant ou des parents ; subir sans rien dire ; s'adresser directement au maire.

Situation 6 : un parent demande des nouvelles de la journée

La situation. À la sortie, un parent que vous connaissez bien vous interpelle : « Comment s'est passée la journée ? Est-ce qu'il a mangé ? Il a eu des problèmes avec un autre enfant ? »

Ce que le jury teste. La posture face aux familles, signalée dans le rapport 2023 (une question de QCM porte sur cette situation).

Piste de réponse.

  • Sécuriser (la confidentialité). Je choisis un moment et un lieu discrets ; je n'entre pas dans les détails devant d'autres parents.
  • Agir dans son rôle. J'informe sur la vie quotidienne : repas, sieste, humeur, anecdotes positives. Pour tout ce qui relève des apprentissages, du comportement ou des relations entre enfants, j'oriente vers l'enseignant (rendez-vous, cahier de liaison).
  • Prévenir. Si le parent exprime une inquiétude, je la transmets à l'enseignant.
  • Rendre compte. Je note ce qui a été dit si cela a une portée pour la suite.

Pièges. Parler d'un autre enfant nommément ; porter un jugement sur le comportement ou les capacités de l'enfant ; éluder sèchement ; promettre ce qui relève de l'enseignant.

Situation 7 : un désaccord avec l'enseignant

La situation. Un enseignant, nouvellement arrivé, vous demande de diriger un atelier dont le contenu ne vous semble pas adapté à l'âge des enfants.

Ce que le jury teste. La compréhension de la place de l'ATSEM (collaboration, pas subordination aveugle ni contestation). Une question de QCM de 2023 porte sur cette situation, avec un faible taux de bonnes réponses.

Piste de réponse.

  • Sécuriser. S'il y a un risque pour les enfants, je ne conduis pas l'activité et j'alerte immédiatement. Dans les autres cas, je commence l'atelier sans contester devant les enfants.
  • Prévenir. À un moment calme (récréation, pause), je parle à l'enseignant en privé : j'expose mes observations (consigne trop complexe, matériel inadapté, enfants fatigués) et je propose un ajustement.
  • Agir dans son rôle. La conception et la conduite pédagogique relèvent de l'enseignant ; je m'y conforme une fois mes remarques exprimées, ou j'applique la variante qu'il choisit.
  • Rendre compte. Si le désaccord persiste sur un point de sécurité ou de fonctionnement, j'en réfère au directeur, puis à ma hiérarchie communale.

Pièges. Corriger l'enseignant devant les élèves ; faire autrement sans le dire ; se taire par crainte et se plaindre ensuite.

Situation 8 : un enfant fait une révélation

La situation. Un enfant vous confie, de manière spontanée, que quelqu'un lui fait mal chez lui ou lui fait quelque chose qu'il ne veut pas.

Ce que le jury teste. La connaissance du devoir de protection et du cadre de transmission. C'est une situation grave : une réponse calme et claire est attendue.

Piste de réponse.

  • Sécuriser. J'écoute l'enfant calmement, sans montrer de choc, en le rassurant (« tu as bien fait de me le dire »). Je ne lui promets pas de garder le secret.
  • Agir dans son rôle. Je ne mène pas d'enquête : je n'interroge pas, je ne suggère pas de réponses, je ne confronte pas la famille. Je reformule simplement ce qu'il dit.
  • Prévenir. Je transmets sans délai au directeur (et à ma hiérarchie), qui organise la suite : information préoccupante adressée à la cellule départementale (CRIP) ou signalement au procureur de la République dans les cas les plus graves. En cas de danger immédiat, le 119, le 17 ou le 18 sont contactés. Le secret professionnel ne s'oppose pas à cette transmission lorsqu'il s'agit de protéger un enfant.
  • Rendre compte. Je rédige immédiatement un écrit factuel : date, heure, mots exacts de l'enfant entre guillemets, contexte, personnes informées.

Pièges. Promettre le secret ; poser des questions orientées ; appeler la famille pour « vérifier » ; ne rien dire par crainte de se tromper. Un doute suffit pour transmettre : la qualification relève des autorités compétentes, pas de l'ATSEM.

Situation 9 : un enfant mord ses camarades

La situation. Un enfant de petite section mord régulièrement. Aujourd'hui, un camarade est mordu.

Ce que le jury teste. La bienveillance éducative et la cohérence d'équipe.

Piste de réponse.

  • Sécuriser. Je sépare les enfants et je m'occupe d'abord de l'enfant mordu : soins (eau, froid), évaluation de la peau, réconfort.
  • Agir dans son rôle. Auprès de l'enfant qui a mordu, je pose une limite courte et calme (« On ne mord pas, ça fait mal »), sans humiliation, ni punition collective, ni morsure en retour. J'essaie de comprendre le contexte : fatigue, frustration, manque de mots. J'observe quand et avec qui cela arrive, je me place près de lui dans les moments à risque, et je lui propose des alternatives (dire « non », demander de l'aide).
  • Prévenir. J'informe l'enseignant et le directeur ; les familles sont avisées via l'enseignant, en respectant la confidentialité (on ne nomme pas l'autre enfant sans nécessité).
  • Rendre compte. Je partage mes observations avec l'enseignant pour définir une attitude cohérente et durable.

Pièges. Mordre l'enfant « pour lui faire comprendre » ; l'étiqueter (« il est méchant ») ; ne pas prévenir les familles ; traiter l'épisode comme isolé alors qu'il se répète.

Situation 10 : un adulte inconnu vient chercher un enfant

La situation. Sur le temps périscolaire, un adulte que vous ne connaissez pas vient chercher un enfant. L'enfant lui saute dans les bras.

Ce que le jury teste. La rigueur sur la sécurité à la sortie (une question de QCM de 2023 porte sur cette situation).

Piste de réponse.

  • Sécuriser. Je ne remets pas l'enfant, même s'il manifeste de la joie : sa réaction ne vaut pas autorisation. Je le garde avec moi, de façon rassurante, et je reste courtoise avec l'adulte.
  • Prévenir. Je préviens le responsable du périscolaire ou le directeur.
  • Agir dans son rôle. Je consulte la liste des personnes autorisées à récupérer l'enfant (fiche de renseignements) ; si l'adulte n'y figure pas, le responsable contacte les parents ou responsables légaux pour obtenir leur accord. Sans autorisation, je refuse la remise, calmement.
  • Rendre compte. Je consigne les faits et les décisions.

Pièges. Se fier à l'apparence ou à la réaction de l'enfant ; remettre l'enfant « par politesse » ; refuser brutalement sans expliquer.

Situation 11 : un enfant a de la fièvre ou se sent mal

La situation. En début d'après-midi, un enfant est chaud, pâle et geignard.

Ce que le jury teste. La connaissance des gestes autorisés et de la chaîne d'information (au QCM 2023, aucun candidat n'a donné la bonne combinaison de réponses sur ce sujet).

Piste de réponse.

  • Sécuriser. Je ne laisse pas l'enfant seul : je l'installe au calme sous surveillance, le confort est assuré (vêtements adaptés, boisson si autorisé), et je surveille son état.
  • Prévenir. J'informe l'enseignant ou le directeur, qui contacte la famille pour venir le chercher.
  • Agir dans son rôle. Je ne donne aucun médicament, même courant, en dehors d'un cadre prévu (PAI, ordonnance et protocole de l'école). Si l'enfant présente des signes de gravité (difficultés à respirer, convulsions, malaise important, somnolence anormale), j'appelle le 15. Pour un enfant avec PAI (allergie, asthme, épilepsie), j'applique le protocole prévu et j'appelle les secours si le protocole l'indique.
  • Rendre compte. Je transmets l'heure d'apparition des signes, ce que j'ai observé et les personnes prévenues.

Pièges. Donner un médicament de sa propre initiative ; garder l'enfant avec le groupe sans en parler ; oublier la famille.

Situation 12 : un enfant refuse de participer à l'activité

La situation. Pendant une séance de peinture dont vous avez la charge, un enfant refuse de participer.

Ce que le jury teste. La connaissance de l'enfant, la patience et le respect de son rythme (une situation de ce type figure au QCM 2023).

Piste de réponse.

  • Sécuriser. Je vérifie qu'il ne s'agit pas d'une douleur ou d'une peur (de se salir, de ne pas réussir).
  • Agir dans son rôle. Je demande à l'enfant ce qui ne va pas, je l'invite sans l'obliger, je lui propose de regarder d'abord, d'essayer à sa manière ou d'utiliser un autre outil. Pas de pression, de punition ni de comparaison avec les autres.
  • Prévenir. Je signale à l'enseignant, à un moment adapté, que l'enfant a refusé, pour comprendre si cela se répète et ajuster les propositions.
  • Rendre compte. Je partage mes observations (fatigue, timidité, difficulté motrice).

Pièges. Forcer l'enfant ; le punir ; en faire un exemple devant les autres ; ne pas en parler à l'enseignant.

Situation 13 : deux ordres contradictoires

La situation. L'enseignant vous demande de rester avec le groupe pour l'atelier de fin de matinée ; au même moment, la responsable communale vous demande de commencer le nettoyage de la salle de motricité.

Ce que le jury teste. La compréhension de la double hiérarchie, un point que le jury 2023 signale comme souvent mal maîtrisé.

Piste de réponse.

  • Sécuriser. Je ne quitte pas les enfants : leur surveillance prime.
  • Prévenir. J'informe chacun de la demande de l'autre, sans arbitrer ni prendre parti, et je leur demande de se coordonner.
  • Agir dans son rôle. Pendant mon service dans les locaux scolaires, le directeur organise mon travail : je respecte l'autorité fonctionnelle sur le temps scolaire, tout en informant ma hiérarchie communale que la tâche sera faite plus tard ou aménagée.
  • Rendre compte. Je demande, avec l'accord des deux parties, une clarification de mon emploi du temps (fiche de poste, planning commun) pour éviter que la situation ne se reproduise.

Pièges. Décider seule en donnant raison à l'un ; obéir à l'un en ignorant l'autre ; se plaindre à l'extérieur.

04S'entraîner et s'auto-évaluer

Une grille de relecture

Après chaque réponse (écrite puis orale), vérifiez cinq points :

  1. L'enfant est-il protégé en premier ?
  2. La bonne personne est-elle prévenue, dans le bon ordre ?
  3. Ai-je agi sans me substituer à l'enseignant, au directeur, aux secours ou à un médecin ?
  4. Ai-je mentionné la trace écrite et la discrétion ?
  5. Ai-je cité le protocole local comme référence ?

Un plan d'entraînement

  • Traitez chaque situation à voix haute, chronométrée à deux minutes maximum, puis réécoutez l'enregistrement.
  • Variez les contextes : la même situation sur le temps scolaire, puis sur le périscolaire, puis seule avec les enfants.
  • Faites-vous poser des relances par un proche : « et si le directeur est absent ? », « et si le parent refuse ? », « et si l'enfant ne veut pas parler ? ».
  • Construisez vos propres variantes à partir des questions de QCM publiées par les centres de gestion : chaque question à choix multiple est une mise en situation que vous pouvez reformuler à l'oral.

À retenir

En pratique : le jury ne cherche pas une réponse unique, mais un raisonnement cohérent. Si vous hésitez, dites clairement ce que vous feriez immédiatement pour protéger l'enfant, puis qui vous prévenez. C'est ce qui rassure le plus un jury.

Sources

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Concours ATSEM : réussir l'écrit et l'oral

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