Français — Compréhension de texte et grammaire (1re partie, 50 points)
Épreuve — Français, vendredi 26 juin 2026, 3 heures, coefficient 2. La 1re partie (travail sur un texte littéraire) est notée sur 50 points, soit la moitié de la note de français. Elle teste compréhension + interprétation + grammaire et compétences linguistiques.
Probabilité 2026 : ⭐⭐⭐⭐⭐ — cette partie tombe à 100 % (c'est la structure imposée de l'épreuve). Les points y sont les plus « techniques » et donc les plus sécurisables de l'épreuve de français.
Ce qu'on attend de toi
On te donne un texte littéraire (extrait de roman, nouvelle, parfois théâtre ou poésie), souvent accompagné d'une image (tableau, photo, affiche). Tu réponds à une dizaine de questions qui se répartissent en deux familles :
- Compréhension / interprétation : qui parle ? que ressent le personnage ? que veut dire l'auteur ? quel est l'effet produit ?
- Grammaire et compétences linguistiques : analyse précise d'un mot, d'une proposition, d'un temps verbal, transformation d'une phrase.
Le piège n°1 : répondre trop vite, sans relire le texte. Chaque réponse de compréhension doit s'appuyer sur une citation (un mot, un groupe de mots du texte, entre guillemets). « Le personnage a peur » ne vaut rien. « Le personnage a peur, comme le montre l'expression "ses mains tremblaient" (ligne 4) » vaut tous les points.
Méthode du questionnaire (à appliquer dans l'ordre)
Étape 1 — Lire le texte deux fois
Première lecture : comprendre l'histoire globale (qui, où, quand, quoi). Deuxième lecture, crayon en main : souligne les mots difficiles, repère qui parle, note les changements de lieu ou de temps.
Étape 2 — Lire TOUTES les questions avant de répondre
Les questions suivent souvent l'ordre du texte et se répondent les unes les autres. Une question de la fin éclaire parfois une question du début.
Étape 3 — Répondre en respectant le « contrat » de chaque question
Repère le verbe de consigne :
- Relevez / citez → recopier un mot ou un groupe exact du texte (entre guillemets).
- Expliquez / justifiez → donner une réponse + une preuve tirée du texte.
- Quel est l'effet… ? → décrire ce que ressent le lecteur et pourquoi.
- Analysez (grammaire) → utiliser le vocabulaire technique précis.
Étape 4 — Rédiger des réponses complètes
Une réponse = une phrase complète minimum, qui reprend les mots de la question. Jamais de réponse en style télégraphique.
Exemple — Question : « Quel sentiment éprouve le narrateur au début du texte ? » Mauvaise réponse : « La peur. » Bonne réponse : « Au début du texte, le narrateur éprouve un sentiment de peur, voire d'angoisse. Cela se manifeste par la description de son corps : "son cœur battait à se rompre" (ligne 2). »
Les notions de grammaire évaluables (programme de 3e)
C'est la partie la plus « rentable » car les règles sont finies et précises. Voici ce qui tombe le plus souvent.
Les classes grammaticales (nature des mots)
Savoir reconnaître : nom, déterminant, adjectif, pronom, verbe, adverbe, préposition, conjonction.
Question type : « Donnez la classe grammaticale du mot souligné. »
Les fonctions (rôle dans la phrase)
- Sujet, COD, COI, complément circonstanciel (temps, lieu, manière, cause…)
- Épithète (adjectif collé au nom) vs attribut du sujet (adjectif après le verbe être, sembler, paraître…)
- Complément du nom
Astuce attribut/épithète : si l'adjectif est relié au nom par un verbe d'état (être, paraître, devenir…), c'est un attribut. Sinon, c'est une épithète. « La maison rouge » (épithète) / « La maison est rouge » (attribut).
Les propositions
- Indépendante (phrase simple ou propositions juxtaposées/coordonnées)
- Principale + subordonnée
Trois subordonnées à connaître absolument :
- Relative (introduite par qui, que, dont, où…) : complète un nom.
- Conjonctive complétive (introduite par que) : COD du verbe (« Je pense que tu as raison »).
- Conjonctive circonstancielle (introduite par quand, parce que, si, bien que…) : complément circonstanciel.
Les valeurs des temps
| Temps | Valeur principale |
|---|---|
| Imparfait | description, habitude, action longue / d'arrière-plan |
| Passé simple | action brève, de premier plan, qui fait avancer le récit |
| Présent | de narration (rend vivant), de vérité générale, d'énonciation |
| Plus-que-parfait | action antérieure à une autre action passée |
Question type fréquente : « Relevez un verbe à l'imparfait et expliquez la valeur de ce temps. »
Les transformations de phrase
- Voix active ↔ voix passive : « Le chat mange la souris » (actif) ↔ « La souris est mangée par le chat » (passif). Le COD devient sujet.
- Phrase affirmative ↔ négative
- Discours direct ↔ indirect (changement de pronoms, de temps, de ponctuation)
Piège grammaire : confondre la classe (nature : nom, verbe, adjectif…) et la fonction (rôle : sujet, COD…). Un même mot a une nature mais peut avoir des fonctions variées selon la phrase. Quand on te demande la « classe », ne réponds jamais « sujet » (c'est une fonction).
Le lien texte / image
Quand une image accompagne le texte, attends-toi à une question de mise en relation : « Quel lien faites-vous entre le tableau et le texte ? »
Méthode : décris d'abord ce que tu vois dans l'image (couleurs, personnages, ambiance), puis montre un point commun avec le texte (même thème, même émotion, même époque). Toujours justifier des deux côtés.
Barème et gestion du temps
La 1re partie vaut 50 points. Compte environ 1 h 15 dessus (sur les 3 h totales), pour garder du temps à la dictée et surtout à la rédaction (40 points). Ne reste pas bloqué sur une question difficile : mets une croix, passe, reviens à la fin. Une question laissée vide = 0, une réponse même imparfaite peut rapporter des points.
Erreurs qui coûtent cher
- Ne pas citer le texte dans les réponses de compréhension.
- Confondre nature et fonction en grammaire.
- Oublier les guillemets sur les citations (le correcteur doit voir ce qui vient du texte).
- Répondre en mots isolés au lieu de phrases complètes.
- Passer trop de temps ici au détriment de la rédaction (qui rapporte autant : 40 points).
Q&R pour le tuteur IA
Q : Comment savoir si une proposition est une subordonnée relative ou complétive ? R : Regarde le mot qui l'introduit et ce qu'elle complète. Relative : introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où, lequel) et elle complète un nom (son antécédent). Complétive : introduite par la conjonction que et elle complète un verbe (elle en est souvent le COD). Exemple relative : « le livre que je lis » (complète « livre »). Exemple complétive : « je crois que tu mens » (complète « crois »).
Q : Quelle est la différence entre passé simple et imparfait dans un récit ? R : L'imparfait plante le décor : descriptions, habitudes, actions qui durent (l'arrière-plan). Le passé simple fait avancer l'action : événements brefs, soudains, de premier plan. Dans « Il pleuvait quand soudain la porte claqua », « pleuvait » (imparfait) = arrière-plan, « claqua » (passé simple) = action principale.
Q : Comment réussir une question « quel effet produit… ? » R : Réponds en deux temps : (1) nomme l'effet sur le lecteur (suspense, émotion, surprise, rire…), (2) explique par quel moyen le texte le produit (un mot fort, une comparaison, une répétition, un rythme). Toujours appuyer sur une citation précise.
Q : Faut-il rédiger ou puis-je répondre en liste ? R : Rédige toujours en phrases complètes qui reprennent les termes de la question. Les réponses en style télégraphique (un mot, une liste) sont pénalisées : l'épreuve évalue aussi ta capacité à t'exprimer correctement à l'écrit.