Variations de périmètre et documents de synthèse
Le périmètre d'un groupe bouge : on rachète des titres, on participe à une augmentation de capital, on prend le contrôle d'une associée, on cède une filiale. Ce dernier chapitre traite ces mouvements, puis la présentation des états consolidés.
01Acquérir des titres complémentaires d'une entité déjà contrôlée
Règle d'or : les écarts d'évaluation et d'acquisition se figent à la date de la prise de contrôle (art. 242-1) — on ne réévalue pas la cible à chaque rachat ultérieur. Le traitement diverge ensuite :
- en normes françaises, les écarts d'acquisition des lots successifs s'additionnent ;
- en IFRS, comme le contrôle existe déjà, un rachat est une transaction entre actionnaires : il ne crée pas de nouveau goodwill. L'écart entre le prix payé et la quote-part acquise s'impute en capitaux propres / résultat (IFRS 10 § 96 B).
02Participer à une augmentation de capital
Seuls les titulaires d'un droit préférentiel de souscription (DPS) peuvent souscrire. Une société qui veut renforcer sa participation souscrit au-delà de sa quote-part (en achetant des droits aux minoritaires) ; une société qui accepte de la diluer en vend. On recalcule alors la situation nette consolidée (avant partage groupe / minoritaires). Point clé : l'augmentation de capital en elle-même ne crée aucun résultat — elle ne fait que redistribuer les droits.
03Passer de la mise en équivalence à l'intégration globale
Quand une participation sous influence notable devient contrôlée, c'est à la date de prise de contrôle que la juste valeur s'apprécie :
- normes françaises (art. 241-1) : l'écart de réévaluation par rapport à la quote-part antérieurement mise en équivalence est porté directement en réserves consolidées ;
- IFRS (IFRS 3 § 42) : la participation antérieure est réévaluée à la juste valeur, et le profit ou la perte qui en résulte passe en résultat.