Retraitements de préconsolidation (normes internationales)
C'est le pendant IFRS du chapitre précédent : rendre des comptes sociaux tenus selon le PCG conformes aux IFRS. Le réflexe est le même qu'en normes françaises — impôt différé à 25 %, montant net (75 %) réparti entre réserves (exercices antérieurs) et résultat (exercice), avec deux jeux d'écritures bilan / compte de résultat. Ce qui change, ce sont les points de divergence : plus nombreux et parfois plus marqués qu'entre le PCG et le règlement ANC 2020-01.
01Immobilisations et actifs
Plusieurs retraitements recoupent ceux des comptes consolidés français, mais quelques traitements sont propres aux IFRS :
- Gros entretien et grandes révisions : obligatoirement un composant de l'immobilisation en IFRS (IAS 16), alors que le PCG (art. 214-10) admet une provision — qu'il faut donc annuler ;
- Coûts d'emprunt des actifs qualifiés : incorporation au coût obligatoire (IAS 23), simple option au PCG ;
- Frais d'acquisition d'une immobilisation (droits de mutation, honoraires) : rattachés au coût, comme en consolidation française ;
- Immeubles de placement (IAS 40) : notion absente du PCG ; sur option, ils sont évalués à la juste valeur, dont les variations passent en résultat — un retraitement lourd si l'entité retient ce modèle ;
- Actifs détenus en vue de la vente (IFRS 5) : évalués au plus faible de la valeur comptable et de la juste valeur nette des coûts de vente, et non amortis ;
- Immobilisations incorporelles (IAS 38) : frais de développement obligatoirement activés (option au PCG) ; réévaluation des incorporelles permise (le PCG, art. 214-27, ne la réserve qu'aux corporelles et financières) ; frais d'établissement en charges ;
- Subventions d'investissement (IAS 20) : présentées en produit différé ou en déduction de l'actif, alors que le PCG (art. 312-1) les loge en capitaux propres — d'où un reclassement en produits constatés d'avance si le groupe retient les produits différés.