Revenus des activités professionnelles non salariées : BIC, BNC et BA
À retenir
Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 4 « Droit fiscal », partie 3 « Conduire les obligations fiscales de la personne physique et de sa famille », sous-partie 3.1 « Conduire le processus de l'impôt sur le revenu » (revenus des activités professionnelles non salariées : bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux, bénéfices agricoles).
Pourquoi c'est central à l'examen : un entrepreneur individuel ou un associé de société de personnes est imposé à l'IR sur son bénéfice. L'écrit de 3 h demande de déterminer ce revenu catégoriel et de l'intégrer au revenu global. Le régime des micro-entreprises se prête aux calculs courts et à la comparaison avec le régime réel.
01Trois catégories de bénéfices professionnels
| Catégorie | Activités concernées | Exemples |
|---|---|---|
| BIC (bénéfices industriels et commerciaux) | Activités commerciales, industrielles, artisanales | Commerçant, artisan, restaurateur |
| BNC (bénéfices non commerciaux) | Professions libérales, charges et offices, autres activités à but lucratif non commerciales | Consultant, infirmier libéral, avocat |
| BA (bénéfices agricoles) | Activités agricoles | Agriculteur, éleveur |
Le programme précise que le calcul du bénéfice agricole imposable est limité au régime micro-BA. Pour chaque catégorie, deux grands régimes existent : le micro (forfait d'abattement sur les recettes) et le réel (bénéfice calculé à partir de la comptabilité). La détermination du résultat fiscal au réel est étudiée au kit des bénéfices (cours 13 à 17) : ici, on étudie le micro et l'intégration au revenu global.
02Le régime micro-BIC
2.1 Le principe
Au régime micro-BIC, l'entrepreneur ne déduit pas ses charges réelles : l'administration applique un abattement forfaitaire pour frais sur le chiffre d'affaires de l'année (le « bénéfice » imposé est donc le chiffre d'affaires moins l'abattement).
| Nature de l'activité | Abattement |
|---|---|
| Vente de marchandises, fourniture de logement (hôtellerie ; la location meublée relève de règles propres, cours 27) | 71 % |
| Prestations de services (BIC) | 50 % |
L'abattement ne peut pas être inférieur à 305 €. Un déficit est impossible au micro : le revenu imposé est le chiffre d'affaires diminué d'un pourcentage inférieur à 100 %, donc toujours positif.
2.2 Seuils de chiffre d'affaires
Seuils 2026 à 2028 (ils sont revalorisés tous les trois ans) :
| Activité | Seuil annuel de chiffre d'affaires |
|---|---|
| Ventes de marchandises, hébergement | 203 100 € |
| Prestations de services (BIC) | 83 600 € |
Règle de sortie : le dépassement du seuil pendant deux années consécutives fait sortir du micro à compter du 1er janvier de l'année suivante. Avant 2026, les seuils étaient plus bas (188 700 € et 77 700 €) : ne plus les écrire comme seuils actuels. À l'examen, l'énoncé fournit le seuil utile.
03Le régime micro-BNC
Le micro-BNC applique un abattement de 34 % sur les recettes, avec le même minimum de 305 €. Seuil 2026 à 2028 : 83 600 €. Au-dessus, ou sur option, le contribuable relève de la déclaration contrôlée, qui retient les dépenses réellement engagées (recettes − dépenses professionnelles).
04Le micro-BA
Pour les exploitants agricoles, le régime micro-BA repose sur la moyenne triennale des recettes (années N, N-1 et N-2), ce qui lisse les variations d'une récolte. Le bénéfice imposable est obtenu après un abattement de 87 % de cette moyenne. Seuil 2026 à 2028 : 129 200 €, apprécié sur la moyenne des recettes des trois années précédentes (N-1, N-2 et N-3), alors que le bénéfice imposable se calcule sur la moyenne de N, N-1 et N-2.