Traitements et salaires et rémunération des dirigeants
À retenir
Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 4 « Droit fiscal », partie 3 « Conduire les obligations fiscales de la personne physique et de sa famille », sous-partie 3.1 « Conduire le processus de l'impôt sur le revenu » (revenus des activités professionnelles salariées ou assimilées : traitements et salaires, rémunération des dirigeants).
Pourquoi c'est central à l'examen : les traitements et salaires sont la catégorie de revenus la plus fréquente dans les situations pratiques de l'écrit de 3 h. La déduction forfaitaire de 10 % ou les frais réels, et le traitement fiscal du dirigeant, reviennent régulièrement et se combinent avec l'arbitrage du cours 23.
01Ce qui entre dans la catégorie des traitements et salaires
La catégorie des traitements et salaires (TS) regroupe les rémunérations versées en contrepartie d'un travail subordonné, et celles que la loi y assimile.
| Élément | Traitement fiscal |
|---|---|
| Salaire de base, primes, indemnités liées à l'emploi | Imposable |
| Avantages en nature (logement, véhicule, nourriture) | Imposables pour leur valeur évaluée selon les règles applicables |
| Remboursements de frais professionnels justifiés | Non imposables (ils compensent une dépense) |
| Heures supplémentaires et complémentaires | Exonérées dans une limite annuelle (voir 3) |
1.1 Rémunérations de dirigeants
Certains dirigeants sont imposés dans cette catégorie même s'ils ne sont pas salariés au sens du droit du travail (voir 5).
02Du salaire brut au net imposable
Le revenu imposable ne se confond ni avec le salaire brut ni avec le net versé. Le principe est le suivant.
| Étape | Ce qui se passe |
|---|---|
| Salaire brut | Point de départ |
| Cotisations sociales salariales | Elles sont déductibles (elles ne sont pas un revenu disponible) |
| Contribution sociale généralisée (CSG), part déductible | La CSG sur revenus d'activité (9,2 %) comprend une fraction déductible de 6,8 % ; la CSG non déductible et la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS, 0,5 %) ne le sont pas (voir cours 31) |
| Net imposable (avant déductions fiscales) | Montant figurant en général sur le bulletin de paie de décembre et sur la déclaration préremplie |
| Déduction forfaitaire de 10 % ou frais réels | Voir 4 |
| Revenu net catégoriel de TS | Montant porté dans le revenu brut global |
À retenir
L'énoncé fournit le plus souvent le net imposable (ou les cotisations à déduire). Le candidat n'a pas à connaître les taux de cotisations sociales : ils sont fournis.
03Les exonérations : l'exemple des heures supplémentaires
Les heures supplémentaires et complémentaires sont exonérées d'IR dans la limite de 7 500 € net par an (article 81 quater du CGI, plafond en vigueur à la date de rédaction). L'excédent est imposable comme un salaire.
| Heures supplémentaires nettes perçues | Exonérées | Imposables |
|---|---|---|
| 1 800 € | 1 800 € | 0 € |
| 9 000 € | 7 500 € | 1 500 € |
La déduction de 10 % ne porte que sur les salaires effectivement imposables : la fraction exonérée n'entre pas dans sa base.
04Déduction forfaitaire de 10 % ou frais réels
4.1 Le principe
Le salarié est présumé engager des frais professionnels. Il bénéficie automatiquement d'une déduction forfaitaire de 10 %, calculée par membre du foyer, qui comprend un minimum et un maximum révisés chaque année. Pour les salaires perçus en 2025 (imposition 2026) : minimum 509 €, maximum 14 555 € par membre du foyer.
| Salaire net imposable | 10 % brut | Déduction retenue |
|---|---|---|
| 3 000 € | 300 € | 509 € (minimum) |
| 28 000 € | 2 800 € | 2 800 € |
| 150 000 € | 15 000 € | 14 555 € (maximum) |
4.2 L'option pour les frais réels
Le contribuable peut renoncer au forfait et déduire ses frais réels s'ils sont supérieurs, à condition de les justifier (déplacements domicile-travail selon un barème fourni, double résidence, formation, etc.). Points de méthode :
- l'option est individuelle (par membre du foyer) et annuelle ;
- elle remplace le forfait pour l'ensemble des frais d'un même salarié : on ne cumule pas ;
- l'énoncé fournit les frais réels déjà calculés ; le candidat compare avec le forfait.
À retenir
Le calcul du seuil de rentabilité est simple : les frais réels sont intéressants lorsqu'ils dépassent 10 % du net imposable (ou le minimum de 509 €).