DCG UE6 : Financement, marchés et trésorerie

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Coût d'un emprunt bancaire, d'un emprunt obligataire et du crédit-bail

À retenir

Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 6 « Finance d'entreprise », partie 3 « Optimiser la politique de financement », sous-partie 3.3 « Arbitrer les coûts de financement » (emprunt bancaire avec tableau d'amortissement, emprunt obligataire classique in fine, crédit-bail).

Pourquoi c'est central à l'examen : le sujet demande de construire un tableau d'amortissement, de calculer le coût réel d'une dette (frais compris, après économie d'impôt) et de comparer emprunt et crédit-bail. La conclusion est toujours une recommandation chiffrée au dirigeant.

01L'emprunt bancaire et son tableau d'amortissement

1.1 Les trois modes de remboursement

Un emprunt de capital C, au taux annuel t, sur n ans, avec remboursements en fin d'année, se décrit par un tableau d'amortissement : pour chaque période, capital restant dû en début de période, intérêts, amortissement (remboursement du capital) et annuité (intérêts + amortissement).

ModeIntérêts de l'année kAmortissementAnnuité
In fineC × t, chaque année0 sauf la dernière année : CC × t, puis C × t + C
Annuité constanteCapital restant dû × tAnnuité − intérêts, croissanta = C × t / [1 − (1 + t)^−n], identique chaque année
Amortissement constantCapital restant dû × t, décroissantC / n, identiqueC / n + intérêts, décroissante

Règles de contrôle : la somme des amortissements est égale à C ; le capital restant dû après la dernière échéance est nul ; l'annuité constante amortit d'abord peu de capital.

1.2 Comptabilisation et charges

L'emprunt est au compte 164 « Emprunts auprès des établissements de crédit » ; les intérêts sont des charges financières (compte 6611), les intérêts courus à la clôture au compte 1648. Les frais d'émission des emprunts peuvent être comptabilisés en charges dès l'émission ou répartis sur la durée de l'emprunt (article 212-11 du plan comptable général) : dans ce cas, ils sont portés au compte 481 « Frais d'émission des emprunts » et amortis par le compte 6862 (la rubrique des charges à répartir n'existe plus depuis le règlement 2022-06). Ce choix fixe le rythme de l'économie d'impôt : l'énoncé le précise.

02Le coût d'un emprunt

2.1 Coût actuariel brut

Le coût actuariel est le taux qui égalise la somme effectivement reçue (capital moins frais) et la valeur actuelle des décaissements (annuités). C'est un taux de rendement interne du point de vue de l'emprunteur. Sans frais, il est égal au taux nominal.

Équation : Somme reçue nette de frais = Σ annuités × (1 + k)^−p, où k est le coût actuariel.

2.2 Coût après impôt

Les intérêts et les frais sont déductibles du résultat imposable : chaque euro d'intérêts économise 25 % d'impôt sur les sociétés (sauf mention contraire de l'énoncé). Les flux nets du point de vue de l'entreprise sont :

flux net de la période = annuité − économie d'impôt sur les intérêts (− économie sur les frais, la période où ils sont déduits)

Le coût après impôt est le taux qui annule la valeur actuelle de ces flux nets. Sans frais, il est égal à t × (1 − 25 %).

À retenir

L'énoncé précise la période de déduction des frais. Les cas ci-dessous les supposent déductibles l'année où ils sont payés (hypothèse du cas).

03L'emprunt obligataire classique in fine

3.1 Vocabulaire

TermeSens
NominalValeur faciale d'un titre, base de calcul du coupon
Prix d'émissionPrix payé par le souscripteur
Prix de remboursementSomme versée à l'échéance
Prime d'émissionNominal − prix d'émission (lorsque le titre est émis en dessous du nominal)
Prime de remboursementPrix de remboursement − nominal
CouponIntérêt annuel = nominal × taux nominal
In fineRemboursement du titre en une seule fois à l'échéance

Les primes de remboursement sont suivies au compte 169 « Primes de remboursement des emprunts ».

3.2 Les flux

Pour N titres :

  • à l'émission : + N × prix d'émission − frais d'émission ;
  • chaque année : − N × nominal × taux nominal (coupons) ;
  • à l'échéance : − N × prix de remboursement.

Le coût actuariel brut résout : N × prix d'émission − frais = Σ coupons actualisés + N × prix de remboursement actualisé. Le coût est supérieur au taux nominal si le titre est émis sous le nominal ou remboursé au-dessus, ou si des frais sont payés.

3.3 Coût après impôt

L'économie d'impôt porte sur les coupons et sur les charges étalées (différence entre prix de remboursement et prix d'émission, frais d'émission). L'étalement linéaire sur la durée est l'hypothèse usuelle des exercices : l'énoncé précise la méthode retenue.

04Le crédit-bail

4.1 Les flux

L'entreprise verse des redevances pendant la durée du contrat et, si elle lève l'option, le prix d'achat résiduel. Elle reçoit le bien sans décaissement initial.

4.2 Le taux de revient actuariel

Le taux de revient est le taux qui égalise la valeur du bien (qu'il aurait fallu financer) et la valeur actuelle des redevances et du prix résiduel :

Valeur du bien = Σ redevances × (1 + k)^−p + prix résiduel × (1 + k)^−n

On le compare au coût actuariel de l'emprunt qui aurait financé le même bien.

4.3 Comparer emprunt et crédit-bail

La comparaison en taux est insuffisante : les économies d'impôt n'ont pas la même forme.

EmpruntCrédit-bail
Charges déductiblesIntérêts + dotations aux amortissements du bienRedevances (en totalité, bien non inscrit à l'actif)
Rythme de la déductionAmortissement sur la durée d'utilisationRedevances sur la durée du contrat, souvent plus courte
Fin de périodeBien détenu, valeur nette comptable éventuellePrix d'achat résiduel à décaisser pour obtenir le bien

Méthode : pour chaque solution, calculer les décaissements nets d'impôt année par année, puis les actualiser au coût de la dette après impôt (t × (1 − 25 %)). On retient la solution dont la valeur actuelle des décaissements est la plus faible, à usage identique du bien.

Hypothèses habituelles : taxe sur la valeur ajoutée récupérable (on raisonne hors taxe), redevances payées en fin d'année, bien conservé dans les deux cas. Les perte et gain d'économie d'impôt sur les amortissements et sur la levée de l'option doivent apparaître explicitement.

Exemples corrigés

Cas 1 : trois modes de remboursement d'un emprunt de 300 000 €

La société Fontaine emprunte 300 000 € sur 4 ans à 5 % (remboursements en fin d'année). Frais de dossier : 1 % du capital, soit 3 000 €, versés à la mise en place. Impôt sur les sociétés : 25 %. Quelle est la solution la moins coûteuse ?

Annuité constante : a = 300 000 × 0,05 / (1 − 1,05^−4) = 84 603,55 €

Tableaux d'amortissement

In fine

AnnéeCapital débutIntérêtsAmortissementAnnuitéÉconomie d'IS
1300 000,0015 000,000,0015 000,003 750,00
2300 000,0015 000,000,0015 000,003 750,00
3300 000,0015 000,000,0015 000,003 750,00
4300 000,0015 000,00300 000,00315 000,003 750,00
Total
60 000,00300 000,00360 000,0015 000,00

Amortissement constant (75 000 € par an)

AnnéeCapital débutIntérêtsAmortissementAnnuitéÉconomie d'IS
1300 000,0015 000,0075 000,0090 000,003 750,00
2225 000,0011 250,0075 000,0086 250,002 812,50
3150 000,007 500,0075 000,0082 500,001 875,00
475 000,003 750,0075 000,0078 750,00937,50
Total
37 500,00300 000,00337 500,009 375,00

Annuité constante (84 603,55 €)

AnnéeCapital débutIntérêtsAmortissementAnnuitéÉconomie d'IS
1300 000,0015 000,0069 603,5584 603,553 750,00
2230 396,4511 519,8273 083,7384 603,552 879,96
3157 312,727 865,6476 737,9184 603,551 966,41
480 574,814 028,7480 574,8184 603,551 007,19
Total
38 414,20300 000,00338 414,209 603,56

Contrôle : les amortissements totalisent 300 000 € dans chaque tableau ; le capital restant dû est nul après la quatrième échéance.

Coût actuariel (somme reçue : 300 000 − 3 000 = 297 000 €)

ModeCoût actuariel brutCoût actuariel après impôt
In fine5,28 %3,96 %
Amortissement constant5,44 %4,08 %
Annuité constante5,43 %4,07 %
(sans frais : taux nominal et nominal × 0,75)5,00 %3,75 %

Le coût dépasse le taux nominal à cause des frais : 3 000 € payés dès le départ pèsent davantage quand le capital est remboursé plus vite (durée moyenne plus courte).

Écrit au dirigeant : « Les trois modes coûtent presque le même taux après impôt (3,96 % à 4,08 %). Le choix se fait donc sur la trésorerie et le total des intérêts. L'in fine est le plus lourd en intérêts (60 000 €) et vous obligerait à disposer de 315 000 € la quatrième année. L'amortissement constant coûte le moins d'intérêts (37 500 €) mais exige 90 000 € dès la première année. Je recommande l'annuité constante : 84 603,55 € par an, un budget stable, et 38 414 € d'intérêts au total, soit 21 586 € de moins que l'in fine. »

Cas 2 : emprunt obligataire in fine

La société Granit émet 10 000 obligations de 100 € de nominal, au prix d'émission de 98 €, remboursables in fine au prix de 102 € dans 5 ans. Taux nominal : 4 %, coupon annuel. Frais d'émission : 15 000 €. IS : 25 %. Hypothèse de l'énoncé : les charges étalées (différence entre prix de remboursement et prix d'émission, frais) sont déduites linéairement sur 5 ans.

Flux avant impôt

DateOpérationMontant
010 000 × 98 − 15 000+ 965 000
1 à 4Coupons : 10 000 × 100 × 4 %− 40 000
5Coupon + remboursement : 40 000 + 10 000 × 102− 1 060 000

Le coût actuariel brut résout 965 000 = 40 000 × a(4 ans) + 1 060 000 × (1 + k)^−5 : k = 5,17 % (vérification : la valeur actuelle des flux à ce taux est nulle).

Économie d'impôt

  • prime et frais à étaler : 10 000 × (102 − 98) = 40 000, plus 15 000 de frais, soit 55 000 ; par an : 11 000 ;
  • charges déductibles annuelles : 40 000 + 11 000 = 51 000 ; économie d'IS : 51 000 × 25 % = 12 750 € par an.

Flux nets

DateFlux avant impôtÉconomie d'ISFlux net
0+ 965 000
+ 965 000
1 à 4− 40 000+ 12 750− 27 250
5− 1 060 000+ 12 750− 1 047 250

Coût actuariel après impôt : 3,88 %.

Coût
Taux nominal4,00 %
Coût actuariel brut (primes et frais compris)5,17 %
Coût actuariel après impôt3,88 %

Écrit au dirigeant : « Le taux affiché de 4 % sous-estime le coût de l'emprunt : avec la décote d'émission, la prime de remboursement et les frais, la dette coûte 5,17 % avant impôt. L'économie d'impôt ramène ce coût à 3,88 %. Si votre banque vous proposait 5 % avec 1 % de frais (conditions du cas 1), le coût après impôt serait voisin de 4,07 % : l'émission est moins chère d'environ 0,2 point, soit environ 1 900 € par an sur le million d'euros levé. Le calcul plaide donc pour l'émission. Ce gain doit toutefois couvrir des coûts que les 15 000 € de frais ne comprennent pas : temps de direction, information régulière des porteurs, notation éventuelle. Je recommande l'émission si ces coûts restent inférieurs à ce gain et si vous pouvez rembourser 1 020 000 € en une seule fois dans 5 ans ; sinon, l'écart est trop faible pour justifier une procédure plus lourde qu'un prêt bancaire. »

Cas 3 : emprunt ou crédit-bail

La société Hélios veut acquérir une machine de 240 000 € HT (taxe sur la valeur ajoutée récupérable, ignorée). Durée d'utilisation : 5 ans, amortissement linéaire.

Option emprunt : emprunt de 240 000 € sur 4 ans à 5 %, annuité constante, bien amorti sur 5 ans (48 000 € par an).

Option crédit-bail : 4 redevances de 66 000 € (fin d'année), prix d'achat résiduel de 8 000 € versé à la fin de la quatrième année, bien ensuite amorti sur 1 an. IS : 25 %. Actualisation au coût de la dette après impôt : 5 % × 0,75 = 3,75 %. Le bien est conservé dans les deux cas : on étudie 5 ans.

Taux de revient actuariel du crédit-bail : 240 000 = 66 000 × [1 − (1 + k)^−4] / k + 8 000 × (1 + k)^−4 donne k = 5,11 %, à comparer aux 5 % de l'emprunt : avant impôt, le crédit-bail est un peu plus cher.

Annuité de l'emprunt : 240 000 × 0,05 / (1 − 1,05^−4) = 67 682,84 €

Flux nets de l'emprunt

AnnéeIntérêtsAmortissement du bienÉconomie d'IS (25 % × (intérêts + amortissement))Annuité décaisséeFlux net
112 000,0048 00015 000,0067 682,84− 52 682,84
29 215,8648 00014 303,9667 682,84− 53 378,88
36 292,5148 00013 573,1367 682,84− 54 109,71
43 222,9948 00012 805,7567 682,84− 54 877,09
5048 00012 000,000+ 12 000,00

Flux nets du crédit-bail

AnnéeRedevanceÉconomie d'ISPrix résiduelFlux net
166 00016 500
− 49 500
266 00016 500
− 49 500
366 00016 500
− 49 500
466 00016 5008 000− 57 500
502 000 (8 000 × 25 %, amortissement du prix résiduel sur 1 an)
+ 2 000

Valeurs actuelles au taux de 3,75 %

AnnéeFacteur 1,0375^−pEmpruntCrédit-bail
10,9639− 50 778,64− 47 710,84
20,9290− 49 589,90− 45 986,36
30,8954− 48 451,91− 44 324,20
40,8631− 47 362,94− 49 626,70
50,8319+ 9 982,53+ 1 663,76
Total
− 186 200,86− 185 984,34

Écrit au dirigeant : « Avant impôt, le crédit-bail coûte un peu plus cher que l'emprunt (5,11 % contre 5 %). Après impôt, avec le rythme réel des déductions, les deux solutions sont presque équivalentes : 185 984 € contre 186 201 €, soit 217 € d'écart sur 240 000 €. Le crédit-bail bénéficie d'une déduction plus rapide, car les redevances sont déduites en quatre ans alors que le bien s'amortit sur cinq. Une différence aussi faible ne justifie pas de choisir sur le seul coût. Je recommande le crédit-bail si vous voulez financer la totalité du bien sans apport, le bien loué servant de garantie au bailleur ; il n'allège pas pour autant votre endettement réel : les redevances restant dues figurent en annexe et votre banque les ajoute à vos dettes pour juger votre capacité d'emprunt (cours 19). Je recommande l'emprunt si vous préférez posséder le bien dès le départ et être libres de le revendre sans option à lever. »

Vocabulaire essentiel

TermeDéfinition
Tableau d'amortissementÉchéancier : capital restant dû, intérêts, amortissement, annuité
In fineRemboursement du capital en une fois à l'échéance
Annuité constanteAnnuité identique chaque année : a = C × t / [1 − (1 + t)^−n]
Amortissement constantCapital remboursé par fractions égales, annuités décroissantes
Coût actuarielTaux qui égalise la somme reçue nette de frais et les décaissements actualisés
Économie d'impôtRéduction d'IS due à la déduction des intérêts, frais et charges
Prime d'émissionNominal − prix d'émission
Prime de remboursementPrix de remboursement − nominal
CouponIntérêt annuel d'une obligation : nominal × taux nominal
Taux de revient actuarielTaux d'actualisation égalant la valeur du bien et les flux du crédit-bail
Levée d'optionAchat du bien au prix résiduel à la fin du crédit-bail

Points clés à retenir

  1. Un tableau d'amortissement se contrôle : la somme des amortissements égale le capital emprunté ; le capital restant dû final est nul.
  2. Annuité constante : a = C × t / [1 − (1 + t)^−n]. Amortissement constant : C / n par an. In fine : intérêts chaque année, capital à la fin.
  3. Le coût actuariel inclut les frais ; sans frais, il est égal au taux nominal.
  4. Le coût après impôt tient compte de l'économie d'IS sur les intérêts et les frais : sans frais, taux × (1 − 25 %).
  5. Un emprunt obligataire in fine est coûteux si le titre est émis sous le nominal ou remboursé au-dessus, et s'il y a des frais.
  6. Le taux de revient du crédit-bail se compare au coût actuariel de l'emprunt.
  7. Pour comparer emprunt et crédit-bail : décaissements nets d'impôt, année par année, actualisés au coût de la dette après impôt.
  8. La levée de l'option est un décaissement supplémentaire ; les amortissements non comptabilisés avant la levée font perdre de l'économie d'impôt, compensée par la déduction totale des redevances.
  9. La conclusion d'un sujet est une recommandation ; si l'écart est faible, on s'appuie sur des critères non financiers.

Pièges fréquents

  1. Oublier les frais dans la somme reçue pour le coût actuariel.
  2. Calculer le coût après impôt avec 33 1/3 % ou 28 % : le taux normal est 25 % sauf mention contraire.
  3. Confondre annuité et amortissement dans un tableau d'annuité constante : l'amortissement est l'annuité moins les intérêts.
  4. Calculer les intérêts sur le capital initial et non sur le capital restant dû.
  5. Prendre le taux nominal pour le coût d'un emprunt obligataire émis sous le nominal.
  6. Oublier la prime de remboursement dans le dernier flux.
  7. Comparer emprunt et crédit-bail sur les seuls taux sans tenir compte de la forme des économies d'impôt.
  8. Oublier le prix d'achat résiduel dans les flux du crédit-bail.
  9. Actualiser au taux brut alors que les flux sont nets d'impôt : le taux est le coût de la dette après impôt.

Q&R pour le tuteur IA

Q : Comment calcule-t-on l'annuité constante d'un emprunt de 300 000 € sur 4 ans à 5 % ? R : a = 300 000 × 0,05 / (1 − 1,05^−4) = 84 603,55 €. Chaque année, les intérêts sont calculés sur le capital restant dû et l'amortissement est l'annuité moins les intérêts.

Q : Pourquoi le coût actuariel d'un emprunt avec frais de dossier dépasse-t-il le taux nominal ? R : Parce que l'entreprise reçoit moins que le capital emprunté (capital moins frais) mais rembourse les mêmes annuités. Le taux qui égalise ces deux sommes est plus élevé que le taux nominal.

Q : Comment tient-on compte de l'impôt sur les sociétés dans le coût d'une dette ? R : Les intérêts (et les frais) sont déductibles : chaque euro payé économise 25 % d'IS. On soustrait cette économie des décaissements, puis on recalcule le taux. Sans frais, le coût après impôt est le taux nominal × (1 − 0,25).

Q : Qu'est-ce qu'un emprunt obligataire « in fine » ? R : Un emprunt dont le capital est remboursé en une seule fois à l'échéance, les intérêts (coupons) étant payés chaque année. Le programme ne retient que ce type d'emprunt obligataire classique.

Q : Comment comparer un emprunt et un crédit-bail ? R : En calculant, pour chaque solution, les décaissements annuels nets d'économie d'impôt (intérêts et amortissements pour l'emprunt, redevances pour le crédit-bail, prix résiduel compris), puis en actualisant ces flux au coût de la dette après impôt. La valeur actuelle la plus faible désigne la solution la moins coûteuse, à usage identique du bien.

Q : Pourquoi le crédit-bail peut-il être plus avantageux après impôt alors que son taux de revient est plus élevé ? R : Parce que les redevances sont déduites en totalité sur la durée du contrat, souvent plus courte que la durée d'amortissement du bien : l'économie d'impôt arrive plus tôt. Si ce décalage compense l'écart de taux, le crédit-bail devient légèrement moins cher en valeur actuelle.

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