DCG UE6 : Financement, marchés et trésorerie

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Le budget de trésorerie avec la TVA

À retenir

Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 6 « Finance d'entreprise », partie 4 « Gérer la trésorerie à court terme », sous-partie 4.1 « Prévoir la gestion de trésorerie ».

Pourquoi c'est central à l'examen : le sujet fournit les prévisions d'activité et les conditions de règlement, et demande d'établir un budget de trésorerie sur quelques mois en tenant compte de la TVA, puis de commenter les mois déficitaires. Le résultat sert ensuite à choisir le financement à court terme (cours 26) ou le placement des excédents (cours 27).

01Prévoir la trésorerie

1.1 Pourquoi prévoir

Une entreprise rentable peut manquer de trésorerie : les ventes sont enregistrées au moment de la facture, mais l'argent n'arrive que plus tard, alors que les salaires, les fournisseurs, la TVA et les impôts se paient à des dates précises. La prévision de trésorerie anticipe ces flux de court terme (quelques mois) pour repérer les mois de tension et réagir à temps.

1.2 Des produits et charges aux encaissements et décaissements

Une prévision de trésorerie ne reprend pas le compte de résultat : elle enregistre des flux à leur date de règlement, taxes comprises.

Compte de résultatBudget de trésorerie
Ventes hors taxe, au mois de la factureEncaissement toutes taxes comprises, au mois du règlement
Achats hors taxe, au mois de la factureDécaissement toutes taxes comprises, au mois du règlement
Dotations aux amortissementsRien : pas de décaissement
Acquisition d'une immobilisationDécaissement (pas de charge immédiate)
Remboursement du capital d'un empruntDécaissement (pas de charge)
Impôt sur les sociétésDécaissements aux dates des acomptes

Seules les dépenses et recettes réellement encaissées et décaissées figurent dans le budget.

1.3 Les sources d'information

Le budget des ventes (chiffre d'affaires mensuel), le budget des achats, les conditions de règlement des clients et des fournisseurs, le calendrier des salaires et des charges sociales, les investissements prévus, les échéances d'emprunts, le calendrier fiscal (TVA, acomptes d'impôt sur les sociétés).

1.4 Les conditions de règlement

L'énoncé précise la part payée au comptant et la part payée à terme (30 jours, 60 jours, 45 jours fin de mois). Le code de commerce (article L441-10) fixe les limites : à défaut de clause, le règlement est dû 30 jours après la réception ou l'exécution ; les plafonds convenus sont de 60 jours à compter de l'émission de la facture ou 45 jours fin de mois. Un retard donne lieu à des pénalités et à une indemnité forfaitaire de 40 € par facture. Dans la prévision, on traduit chaque délai en mois d'encaissement (ou de décaissement) en suivant l'énoncé.

02La TVA dans le budget de trésorerie

2.1 Pourquoi la TVA modifie la trésorerie

La TVA est collectée auprès des clients, déduite sur les achats et reversée à l'État. Elle n'est jamais une charge pour l'entreprise redevable, mais son décalage dans le temps crée des besoins de trésorerie : l'entreprise peut payer la TVA à l'État avant d'encaisser celle de ses clients. Le budget de trésorerie travaille donc en toutes taxes comprises, et on construit à part un budget de TVA.

2.2 Quand la TVA est-elle exigible ?

OpérationExigibilité de la TVA collectéeDéduction de la TVA sur achats
Livraisons de biensÀ la livraison (en pratique à la facture)Au mois de la facture du fournisseur (même exigibilité)
Prestations de servicesÀ l'encaissement du prix, sauf option pour les débitsÀ l'encaissement, c'est-à-dire au paiement, sauf option du fournisseur
ImmobilisationsÀ la livraisonAu mois de la facture, comme les biens
AcomptesÀ l'encaissement de l'acompte (cours UE 9)Au versement

L'énoncé précise le régime de TVA retenu (encaissements ou débits). Les cas ci-dessous traitent des livraisons de biens (exigibilité à la facture), sauf le cas 2.

2.3 Le budget de TVA

Pour chaque mois :

TVA collectée − TVA déductible = TVA nette à décaisser

  • TVA collectée = 20 % des ventes hors taxe du mois (biens, au taux normal de 20 %) ;
  • TVA déductible = TVA sur les achats de marchandises, les charges externes et les immobilisations du mois ;
  • si la TVA nette est négative, il y a un crédit de TVA : rien n'est décaissé et le crédit est reporté et imputé sur les déclarations suivantes (un remboursement peut être demandé, selon les conditions de l'administration, que l'énoncé précise).

Décalage de paiement : l'énoncé fixe le mois du paiement. Ici, la TVA nette d'un mois est décaissée le mois suivant.

Les flux qui ne portent pas de TVA (salaires, cotisations sociales, remboursement d'emprunt, impôt sur les sociétés) sont reportés tels quels dans le budget.

03Construire le budget de trésorerie

3.1 La trame

RubriqueContenu
Trésorerie initialeSolde de début de mois
EncaissementsVentes TTC encaissées (comptant et à terme), autres recettes, emprunts reçus, apports en capital
DécaissementsAchats TTC, salaires, charges sociales, charges externes TTC, investissements TTC, TVA à payer, impôt, remboursements d'emprunts
Solde du moisEncaissements − décaissements
Trésorerie finaleTrésorerie initiale + solde du mois (devient la trésorerie initiale du mois suivant)

3.2 Les étapes

  1. Convertir chaque vente et achat en TTC.
  2. Répartir les encaissements et décaissements selon les délais de règlement.
  3. Établir le budget de TVA et fixer les décaissements de TVA.
  4. Ajouter les flux sans TVA (salaires, emprunts, impôt) et les investissements TTC.
  5. Calculer le solde mensuel et la trésorerie cumulée.
  6. Repérer les mois déficitaires et le déficit maximal.

04L'équilibrage et l'interprétation

4.1 Le principe de l'équilibrage

Le budget montre pour chaque mois un solde positif (excédent) ou négatif (déficit). L'équilibrage consiste à :

  • financer les déficits au moindre coût (cours 26) : découvert, escompte, affacturage, crédit de trésorerie ;
  • placer les excédents (cours 27) ;
  • agir sur les flux : accélérer les encaissements, négocier des délais de paiement, étaler un investissement.

4.2 Interpréter un plan de trésorerie

Le plan de trésorerie reprend le budget de trésorerie en y intégrant les décisions d'équilibrage retenues (financements de court terme, placements et leurs coûts) ; il est souvent présenté sur une période plus fine et actualisé en continu. Un plan qui laisse apparaître des soldes négatifs signale un équilibrage non réalisé ou un recours au découvert. Le programme n'attend pas sa construction, mais son interprétation. On y cherche :

  • l'ampleur et la durée des déficits ;
  • leur cause : saisonnalité des ventes, investissement, échéance fiscale ou sociale, délai de paiement des clients ;
  • leur nature : passagère (qui se résorbe) ou structurelle (qui s'aggrave) ;
  • les solutions adaptées à chaque cas.

À retenir

Hors programme UE 6 : les dates de valeur bancaires et la gestion de trésorerie au jour le jour (au quotidien).

Exemples corrigés

Cas 1 : le budget de trésorerie de la société Lumina sur six mois

Lumina est une société de négoce. Données :

Déc.Janv.Févr.MarsAvrilMaiJuin
Ventes hors taxe90 000100 000110 000130 000120 000100 00090 000
Achats de marchandises hors taxe50 00055 00060 00072 00066 00055 00050 000
  • Clients : 30 % comptant, 70 % à 30 jours (encaissés le mois suivant) ; TVA de 20 % sur les ventes (livraisons de biens).
  • Fournisseurs : 100 % à 30 jours (réglés le mois suivant, TTC).
  • Salaires nets : 16 000 € par mois, payés dans le mois ; cotisations sociales : 8 000 € par mois, payées dans le mois.
  • Charges externes (loyers et autres) : 12 000 € hors taxe par mois (TVA de 20 %), payées dans le mois.
  • Investissement en mars : matériel de 60 000 € hors taxe (TVA 20 %), payé en mars.
  • Remboursement d'emprunt : 3 000 € par mois (capital et intérêts, sans TVA).
  • Acompte d'impôt sur les sociétés de 9 000 € le 15 mars (pour un exercice calé sur l'année civile, les acomptes sont dus les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre, le solde de l'exercice précédent le 15 mai). Hypothèses de l'énoncé : le solde de l'exercice précédent est nul, et Lumina prévoit un impôt de l'exercice qui ne dépasse pas l'acompte de mars ; elle se dispense donc de l'acompte du 15 juin, ce que la loi permet quand les acomptes déjà versés couvrent l'impôt prévu.
  • TVA : TVA nette du mois payée le mois suivant ; crédit de TVA reporté.
  • Trésorerie au 1er janvier : 20 000 €.

Étape 1 : budget de TVA

MoisTVA collectée (20 % des ventes)TVA déductible : achatsTVA déductible : charges externesTVA déductible : immobilisationTVA nettePayée le mois suivant
Décembre18 00010 0002 400
5 6005 600 en janvier
Janvier20 00011 0002 400
6 6006 600 en février
Février22 00012 0002 400
7 6007 600 en mars
Mars26 00014 4002 40012 000− 2 800 (crédit)0 en avril
Avril24 00013 2002 400
8 400 − 2 800 = 5 6005 600 en mai
Mai20 00011 0002 400
6 6006 600 en juin

Étape 2 : encaissements (ventes TTC : ventes × 1,20)

JanvierFévrierMarsAvrilMaiJuin
30 % du mois36 00039 60046 80043 20036 00032 400
70 % du mois précédent75 60084 00092 400109 200100 80084 000
Total encaissements111 600123 600139 200152 400136 800116 400

Étape 3 : budget de trésorerie

JanvierFévrierMarsAvrilMaiJuin
Encaissements111 600123 600139 200152 400136 800116 400
Fournisseurs (achats du mois précédent TTC)60 00066 00072 00086 40079 20066 000
Salaires16 00016 00016 00016 00016 00016 000
Cotisations sociales8 0008 0008 0008 0008 0008 000
Charges externes TTC14 40014 40014 40014 40014 40014 400
Investissement TTC0072 000000
TVA décaissée5 6006 6007 60005 6006 600
Acompte d'impôt sur les sociétés009 000000
Remboursement d'emprunt3 0003 0003 0003 0003 0003 000
Total décaissements107 000114 000202 000127 800126 200114 000
Solde du mois+ 4 600+ 9 600− 62 800+ 24 600+ 10 600+ 2 400
Trésorerie initiale20 00024 60034 200− 28 600− 4 0006 600
Trésorerie finale24 60034 200− 28 600− 4 0006 6009 000

Contrôle : 20 000 + 4 600 + 9 600 − 62 800 + 24 600 + 10 600 + 2 400 = 9 000.

Écrit au dirigeant : « L'activité de Lumina est saine : le solde est positif cinq mois sur six, et la trésorerie remonte à 9 000 € en juin. La tension vient d'un seul mois, mars, qui cumule l'investissement de 72 000 € TTC et l'acompte d'impôt de 9 000 €. La trésorerie atteint − 28 600 € fin mars et reste négative fin avril (− 4 000 €). Le besoin est donc passager et limité à environ 30 000 €. Je recommande de négocier avant mars un découvert autorisé ou un crédit de trésorerie de 35 000 € pour deux mois (voir le cours 26), plutôt que de retarder l'investissement. Le crédit de TVA de 2 800 € généré par l'investissement ne sera récupéré qu'en mai : ne comptez pas dessus en avril. »

Cas 2 : l'effet de la TVA sur la trésorerie d'un vendeur de biens et d'un prestataire de services

Deux entreprises facturent chacune 100 000 € hors taxe par mois (TVA de 20 % : 20 000 €), à partir du mois 1, avec règlement des clients à 60 jours (facture du mois m encaissée au mois m + 2). Elles déclarent et paient la TVA le mois suivant son exigibilité. On isole l'effet de la TVA collectée (hors TVA déductible).

  • Vendeur de biens : TVA exigible à la facture (mois m), payée au mois m + 1.
  • Prestataire de services (régime des encaissements) : TVA exigible à l'encaissement (mois m + 2), payée au mois m + 3.
Mois123456
Biens : TVA encaissée des clients0020 00020 00020 00020 000
Biens : TVA payée à l'État020 00020 00020 00020 00020 000
Biens : effet cumulé sur la trésorerie0− 20 000− 20 000− 20 000− 20 000− 20 000
Services : TVA encaissée des clients0020 00020 00020 00020 000
Services : TVA payée à l'État00020 00020 00020 000
Services : effet cumulé sur la trésorerie00+ 20 000+ 20 000+ 20 000+ 20 000

Le vendeur de biens avance durablement un mois de TVA (20 000 €) à l'État avant d'avoir été payé par ses clients. Le prestataire de services, lui, détient en permanence un mois de TVA (20 000 €) encaissée et non encore reversée. L'écart entre les deux est de 40 000 € de trésorerie.

Écrit au dirigeant du vendeur de biens : « Votre mode de règlement à 60 jours vous coûte plus cher que la marge ne le laisse croire : vous payez 20 000 € de TVA chaque mois avant d'avoir encaissé la facture. C'est un besoin de financement permanent de 20 000 € qu'il faut inscrire dans votre budget. Si votre entreprise réalise aussi des prestations de services, vérifiez le régime de TVA retenu : l'option pour les débits, quand elle existe, avance la TVA des services au mois de la facture. Négocier un règlement à 30 jours supprimerait ce décalage. »

Cas 3 : interpréter un plan de trésorerie

On donne à Sablier (commerce saisonnier) le plan de trésorerie suivant (montants en euros).

Janv.Févr.MarsAvrilMaiJuinTotal
Trésorerie initiale50 00070 00050 000− 5 000− 55 000− 65 000
Encaissements210 000180 000150 000140 000190 000260 0001 130 000
Décaissements190 000200 000205 000190 000200 000215 0001 200 000
Solde du mois+ 20 000− 20 000− 55 000− 50 000− 10 000+ 45 000− 70 000
Trésorerie finale70 00050 000− 5 000− 55 000− 65 000− 20 000

Interprétation

QuestionLecture
AmpleurDéficit de mars à juin, maximal fin mai (− 65 000 €)
CauseBaisse des encaissements en mars et avril (150 000 et 140 000 € contre 210 000 en janvier), alors que les décaissements restent proches de 200 000 € : la structure de coûts ne suit pas la saisonnalité
NaturePas seulement saisonnière : le rebond de juin (+ 45 000 €) ne suffit pas, la trésorerie finit à − 20 000 €. Sur le semestre, les décaissements dépassent les encaissements de 70 000 €
RisqueLes mois de mars à juin sont financés par une trésorerie négative, donc par un découvert ou par un retard sur les fournisseurs

Écrit au dirigeant : « Ce plan montre un déficit de quatre mois, dont le pic est de 65 000 € fin mai. Il ne se résorbera pas de lui-même : fin juin la trésorerie reste négative de 20 000 €. Un simple découvert de saison ne suffit pas, il faut deux actions : un financement de court terme d'environ 70 000 à 80 000 € sur les mois de mars à juillet (voir le cours 26), et un plan de réduction des décaissements ou d'amélioration des encaissements (délais clients) pour retrouver l'équilibre sur l'année. »

Vocabulaire essentiel

TermeDéfinition
Prévision de trésorerieAnticipation des flux de trésorerie de court terme
Budget de trésorerieTableau mensuel des encaissements et décaissements TTC sur quelques mois
Plan de trésorerieBudget de trésorerie complété des financements et placements retenus pour l'équilibrer, à interpréter (non à construire)
Solde du moisEncaissements moins décaissements
Budget de TVACalcul mensuel de la TVA collectée, de la TVA déductible et de la TVA à payer
TVA collectée / déductibleTVA facturée aux clients / TVA payée aux fournisseurs
Crédit de TVATVA déductible supérieure à la TVA collectée : rien à payer, crédit reporté
ExigibilitéMoment où la TVA est due à l'État
ÉquilibrageFinancer les déficits, placer les excédents, agir sur les flux
Décalage de paiementDélai entre le fait générateur (facture, TVA) et le règlement

Points clés à retenir

  1. Le budget de trésorerie enregistre des flux toutes taxes comprises, à leur date de règlement.
  2. Les amortissements et les provisions ne sont jamais dans le budget ; le remboursement du capital d'emprunt et l'investissement, si.
  3. Le budget de TVA se construit à part : collectée − déductible = nette, payée avec le décalage donné par l'énoncé.
  4. Pour les livraisons de biens, la TVA est exigible à la facture ; pour les prestations de services, à l'encaissement sauf option pour les débits.
  5. Un crédit de TVA ne se décaisse pas : il est reporté ; son remboursement éventuel intervient plus tard.
  6. La trésorerie finale d'un mois est la trésorerie initiale du mois suivant : la trésorerie cumulée est le critère de lecture.
  7. Une entreprise rentable peut avoir des mois déficitaires : investissement, acompte d'impôt, décalage de TVA.
  8. Interpréter un plan de trésorerie, c'est préciser ampleur, cause, nature (passagère ou structurelle) et solution.
  9. Les dates de valeur et la gestion au jour le jour sont hors programme UE 6.

Pièges fréquents

  1. Reprendre les ventes hors taxe dans les encaissements : il faut les encaissements TTC.
  2. Inclure les dotations aux amortissements comme décaissements.
  3. Oublier la TVA sur l'investissement (TVA déductible, donc crédit de TVA possible, et décaissement de l'immobilisation TTC).
  4. Décaisser la TVA du mois en cours au lieu du mois indiqué par l'énoncé (le plus souvent le mois suivant).
  5. Payer un crédit de TVA : il n'y a rien à décaisser, le crédit est reporté.
  6. Oublier le remboursement d'emprunt : l'échéance comprend le capital et les intérêts, tous deux décaissés.
  7. Confondre l'encaissement d'un acompte avec l'encaissement du solde pour la TVA exigible.
  8. Réinitialiser la trésorerie chaque mois au lieu de reporter la trésorerie finale.

Q&R pour le tuteur IA

Q : Pourquoi le budget de trésorerie est-il établi toutes taxes comprises ? R : Parce que l'argent encaissé et décaissé comprend la TVA : le client règle le prix TTC, le fournisseur est payé TTC, et la TVA est ensuite reversée à l'État. Seul le TTC reflète les mouvements réels du compte bancaire.

Q : Comment calcule-t-on la TVA à décaisser pour un mois ? R : TVA collectée sur les ventes du mois moins TVA déductible sur les achats, charges externes et immobilisations du mois. Le résultat est payé à la date fixée par l'énoncé, généralement le mois suivant. S'il est négatif, c'est un crédit de TVA reporté.

Q : Quand la TVA est-elle exigible pour une prestation de services ? R : À l'encaissement du prix, sauf option pour les débits qui l'avance à la date de la facture. Pour une livraison de biens, elle est exigible à la livraison, en pratique à la facture.

Q : Une entreprise rentable peut-elle avoir un budget de trésorerie négatif ? R : Oui. La rentabilité se mesure sur l'ensemble de l'exercice, la trésorerie mois par mois. Un investissement payé comptant, un acompte d'impôt, un délai de paiement des clients ou un décalage de TVA peuvent créer un déficit passager même pour une entreprise bénéficiaire.

Q : Que cherche-t-on en interprétant un plan de trésorerie ? R : L'ampleur du déficit, sa durée, sa cause, et s'il est passager ou structurel. On en déduit les solutions : financement court terme pour un déficit passager, action sur les flux (délais, coûts) pour un déficit structurel.

Q : Le programme demande-t-il de construire un plan de trésorerie ? R : Non : il demande de construire un budget de trésorerie à quelques mois avec la TVA, mais seulement d'interpréter un plan de trésorerie. Les dates de valeur et la gestion au quotidien sont hors programme.

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