Management DCG (UE7) : Contexte, enjeux et management stratégique

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Le management, ses trois niveaux et les rôles du dirigeant, du manager et de l'entrepreneur

À retenir

Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 7 « Management », partie 1 « Expliquer le contexte et les enjeux du management des organisations », sous-partie 1.1 « Délimiter les objectifs et les périmètres du management ».

Pourquoi c'est central à l'examen : l'écrit de 4 h demande souvent de situer une décision au bon niveau de management, puis de dire si un acteur agit en dirigeant, en manager ou en entrepreneur. Fayol, Drucker, Mintzberg et Schumpeter sont les références attendues pour appuyer ces analyses.

01Qu'est-ce que manager ?

1.1 Définition

Manager, c'est mobiliser des personnes et des ressources pour atteindre les objectifs d'une organisation, de façon efficace et efficiente. Le management désigne à la fois l'action (diriger, organiser, décider), les personnes qui l'exercent (les managers) et la discipline qui l'étudie.

On y repère toujours quatre ingrédients : des objectifs (cours 01), des ressources (humaines, financières, matérielles, informationnelles), des décisions et une action sur les comportements (animer, coordonner, contrôler).

1.2 Pourquoi trois niveaux

Le programme distingue trois niveaux complémentaires de management. Chacun répond à une question différente.

NiveauQuestionHorizonExemple (un réseau de salles de sport)
StratégiqueQuelles activités, quels marchés, comment obtenir un avantage durable ?Long termeChoisir de se positionner sur le bas prix ou sur les services haut de gamme ; ouvrir à l'étranger
OrganisationnelComment organiser les personnes, répartir les rôles, coordonner, motiver, décider ?Moyen termeDéfinir la structure, fixer les modes de communication, animer les équipes de coachs
OpérationnelComment mettre en œuvre au quotidien les activités (vente, production, logistique, RH...) ?Court termeGérer les plannings de cours, les achats d'équipements, les campagnes d'abonnement

Ces niveaux sont interdépendants : une stratégie sans organisation adaptée reste lettre morte, une organisation sans moyens opérationnels n'agit pas. À l'inverse, des contraintes opérationnelles (une panne, un manque de personnel) peuvent obliger à revoir la stratégie.

À retenir

Le programme insiste sur le niveau organisationnel (comportement humain) : la partie 3 y consacre 80 h sur 200. Le niveau stratégique est traité en partie 2, le niveau opérationnel en partie 4.

1.3 Comment situer une décision dans un niveau

Indice dans la situationNiveau probable
Choix d'un marché, d'un métier, d'une acquisition, d'un partenariat majeurStratégique
Réorganisation, nomination d'un responsable, politique de communication interne, règles de décisionOrganisationnel
Planification d'une campagne, gestion d'un stock, recrutement d'un poste, traitement d'une réclamationOpérationnel

Une même situation concerne souvent plusieurs niveaux : on le dit, et on indique celui qui domine.

02Dirigeant, manager, entrepreneur : trois rôles à distinguer

DirigeantManagerEntrepreneur
PositionHaut de l'organisation, responsable de l'ensembleResponsable d'une équipe, d'un service ou d'une unitéCréateur d'une activité ou d'une organisation, porteur d'un projet
Niveau dominantStratégiqueOrganisationnel et opérationnelStratégique (idée, risque) puis tous niveaux au démarrage
Rôle principalFixer la direction, répartir les ressources, représenter l'organisationAtteindre les objectifs de son unité avec son équipeRepérer une opportunité, prendre un risque, innover
ExempleDirectrice générale d'un groupeResponsable du service comptableFondatrice d'une start-up de livraison à vélo

Les trois peuvent se cumuler (le fondateur d'une petite entreprise est à la fois entrepreneur, dirigeant et manager) ou se séparer (une société cotée est dirigée par un dirigeant salarié qui n'est pas son entrepreneur d'origine). Dans une situation, on identifie le rôle joué à l'instant considéré, à partir de ce que fait l'acteur.

03Les rôles et les fonctions du dirigeant et du manager

3.1 Fayol : la fonction administrative

Henri Fayol (Administration industrielle et générale, 1916) décrit six fonctions de l'entreprise (technique, commerciale, financière, de sécurité, comptable, administrative). La fonction administrative, celle des dirigeants, consiste à administrer, c'est-à-dire à :

ÉlémentSignificationExemple
PrévoirAnticiper l'avenir, tracer un programme d'actionÉtablir le plan de l'année
OrganiserConstituer le double organisme, matériel et social, de l'entrepriseRépartir les postes, doter chaque unité de moyens
CommanderFaire fonctionner le personnel, donner des directivesDonner des instructions, trancher
CoordonnerRelier, unir, harmoniser les actes et les effortsRéunions entre services, planning commun
ContrôlerVeiller à ce que tout se passe conformément aux règles et aux ordresVérifier les écarts, corriger

Fayol formule aussi des principes d'administration (division du travail, autorité, discipline, unité de commandement, etc.). L'apport est de montrer que diriger est une activité en soi, qu'on peut apprendre. La limite : une vision très prescriptive et centrée sur le sommet, qui décrit ce que le dirigeant « devrait » faire plutôt que ce qu'il fait réellement.

3.2 Drucker : le management par objectifs

Peter Drucker (The Practice of Management, 1954) place les objectifs au cœur du management : chaque unité et chaque manager doivent connaître les résultats que l'on attend d'eux, être associés à leur fixation et être jugés dessus. C'est le management par objectifs : on traduit la direction de l'organisation en objectifs à chaque niveau, le contrôle se fait par comparaison avec les résultats, la liberté laissée aux managers sur les moyens.

Pour Drucker (The Effective Executive, 1966), le dirigeant est avant tout efficace : il se concentre sur ce qui compte vraiment (les quelques objectifs essentiels) plutôt que sur l'agitation de l'urgence. Apport : responsabilisation et clarté. Limites : risque de fixer trop de chiffres, de négliger ce qui est difficile à mesurer, de pousser au court terme.

3.3 Mintzberg : les dix rôles du manager

Henry Mintzberg (The Nature of Managerial Work, 1973) a observé ce que font réellement les dirigeants : leur journée est fragmentée, faite de brèves interactions, de réunions, d'appels. Il en tire dix rôles regroupés en trois familles.

FamilleRôleContenuExemple
InterpersonnelsFigure de proueReprésenter l'organisation (cérémonies, signatures)Le président inaugure un nouveau site
LeaderMotiver, recruter, former l'équipeLe responsable fixe des objectifs et encourage
Agent de liaisonEntretenir un réseau de contacts extérieursRencontre avec des fournisseurs, des élus
InformationnelsObservateur actifRechercher, collecter des informationsVeille, tour des services
DiffuseurTransmettre l'information à l'intérieurMessage à l'équipe après une réunion de direction
Porte-paroleInformer l'extérieur au nom de l'organisationCommunication auprès de la presse, des clients
DécisionnelsEntrepreneurLancer des changements, initier des projetsDécider d'un nouveau service
RégulateurGérer les perturbations et les crisesTraiter un conflit, une panne
Répartiteur de ressourcesArbitrer l'allocation du temps, du budget, des personnesPartager le budget entre services
NégociateurNégocier au nom de l'organisationContrat avec un client, accord avec un syndicat

Mintzberg distingue ainsi ce que dit la théorie (prévoir, organiser, commander...) de ce que fait le manager. Son apport est descriptif et réaliste ; la limite est que la liste est large et que l'importance des rôles varie selon le niveau hiérarchique, le secteur et la taille.

À retenir

Ne pas confondre les rôles du manager (Mintzberg, 1973, en 1.1) avec les configurations structurelles du même auteur (1979, en 3.2, cours 17 à 19). Ce sont deux contributions distinctes.

3.4 Comparer les trois auteurs

FayolDruckerMintzberg
QuestionQue doit faire un dirigeant ?Comment obtenir des résultats ?Que fait réellement un manager ?
ApprochePrescriptive (fonctions)Par les objectifs et l'efficacitéDescriptive (observation de l'activité)
Mots-clésPrévoir, organiser, commander, coordonner, contrôlerObjectifs, responsabilisation, efficacitéDix rôles, fragmentation, trois familles
LimiteIdéalisationExcès de mesure, court termeListe vaste, variable selon les contextes

04L'entrepreneur selon Schumpeter

Joseph Schumpeter (Théorie de l'évolution économique, 1911) définit l'entrepreneur par l'innovation : il réalise de nouvelles combinaisons de moyens de production. Il en cite cinq : un nouveau bien ou une nouvelle qualité de bien, une nouvelle méthode de production, un nouveau débouché, une nouvelle source de matières premières, une nouvelle organisation d'un secteur. L'entrepreneur n'est donc pas celui qui gère, ni celui qui apporte le capital : c'est celui qui change les choses.

Dans Capitalisme, socialisme et démocratie (1942), il parle de destruction créatrice : les innovations détruisent des activités établies tout en en créant de nouvelles, ce qui est le moteur du progrès économique. Dans une situation, la destruction créatrice se repère quand un nouvel acteur remplace des pratiques existantes (plateformes qui bousculent le commerce traditionnel, par exemple).

ApportLimite
Place l'innovation et le risque au centre de l'économieImage d'un entrepreneur héroïque ; ne décrit pas la gestion quotidienne
Permet de lire l'évolution des secteursNe distingue pas toujours création, reprise, intrapreneuriat (cours 18)

05Repérer et apprécier les décisions et les actions

Pour apprécier une décision ou une action d'un dirigeant, d'un manager ou d'un entrepreneur, procédez en quatre temps.

  1. Identifier l'acteur et son rôle à cet instant : dirigeant, manager, entrepreneur (ou plusieurs).
  2. Situer la décision dans un niveau de management (stratégique, organisationnel, opérationnel).
  3. Qualifier l'action avec un auteur : une fonction de Fayol, un objectif de Drucker, un rôle de Mintzberg, une innovation de Schumpeter.
  4. Apprécier : la décision est-elle cohérente avec les objectifs, adaptée au contexte, efficace ? Quels effets attendus et quels risques ?

À retenir

En UE 7, « apprécier » ne veut pas dire « critiquer à tout prix » : on justifie un jugement (adapté, discutable, insuffisant) en s'appuyant sur des indices et sur un concept.

Exemples corrigés

Cas 1 : une associée entre direction et terrain

Le cabinet d'expertise comptable Delmas compte vingt-cinq personnes. Sa dirigeante, Mme Delmas, fait le point en début de trimestre : « J'ai trois objectifs : conserver nos clients, recruter deux collaborateurs et lancer une offre de conseil en durabilité. » Hier, elle a accueilli un important client à déjeuner, puis rédigé une note pour toute l'équipe sur la nouvelle procédure de signature des dossiers. En fin d'après-midi, deux collaborateurs se sont disputés sur la répartition des dossiers : elle les a reçus séparément avant de redistribuer le travail. Elle a aussi demandé à la responsable du service paie de lui remettre chaque mois les écarts par rapport aux délais prévus.

Questions : 1. Quel est le niveau de management dominant des trois objectifs ? 2. Identifiez des rôles de Mintzberg exercés par Mme Delmas dans la journée décrite. 3. Quelles fonctions de Fayol repérez-vous ? 4. Appréciez son action.

Corrigé.

  1. Le lancement d'une offre de conseil en durabilité relève du niveau stratégique (choix d'activité) ; la conservation des clients est un objectif de pérennité, stratégique, qui se décline en actions commerciales opérationnelles ; le recrutement de deux collaborateurs relève de la gestion des équipes, entre niveau organisationnel et niveau opérationnel (voir le tableau du 1.3). Dans la journée décrite, la nouvelle procédure de signature est organisationnelle et le suivi des délais de la paie opérationnel. Mme Delmas agit donc sur trois niveaux, ce qui est courant dans un cabinet de taille moyenne.

  2. Le déjeuner avec le client : agent de liaison et figure de proue (rôles interpersonnels). La note à l'équipe : diffuseur (rôle informationnel). La rencontre avec les deux collaborateurs : régulateur (gestion d'une perturbation). La redistribution des dossiers : répartiteur de ressources (rôles décisionnels). Le lancement d'une offre de conseil en durabilité est aussi un rôle d'entrepreneur au sens de Mintzberg.

  3. Prévoir : trois objectifs pour le trimestre. Organiser : nouvelle procédure de signature, redistribution des dossiers. Commander : décision de redistribution. Contrôler : demande des écarts de délais à la paie. Coordonner : note à toute l'équipe.

  4. Mme Delmas assume à la fois des tâches de dirigeante (objectifs, offre nouvelle) et de manager (équipe, conflits, contrôle). Cette polyvalence donne de la proximité et de la réactivité, mais elle comporte un risque : la dirigeante absorbée par la gestion quotidienne a moins de temps pour la stratégie. Pour un cabinet de cette taille, elle gagnerait à déléguer une partie du suivi opérationnel à des responsables de service.

À retenir

Note à Mme Delmas. « Votre journée montre que vous couvrez les trois niveaux, de la stratégie (offre de conseil) au quotidien (répartition des dossiers). Je vous conseille de déléguer les arbitrages opérationnels à vos responsables d'équipe afin de préserver du temps pour le lancement de l'offre en durabilité, qui est votre priorité stratégique. »

Cas 2 : un entrepreneur qui innove, puis qui devient dirigeant

Il y a six ans, M. Rey a créé « Récolte Directe », une application qui met en relation des producteurs locaux et des habitants d'un quartier pour des paniers hebdomadaires. Elle remplace une partie des achats en supermarché et force des intermédiaires traditionnels à revoir leurs tarifs. Aujourd'hui, l'entreprise emploie quarante personnes et opère dans six villes. M. Rey passe désormais l'essentiel de son temps à animer son comité de direction, à rencontrer des investisseurs et à arbitrer les budgets. Il confie : « Je ne reconnais plus mon métier : je ne crée plus, je coordonne. »

Questions : 1. En quoi M. Rey est-il un entrepreneur au sens de Schumpeter ? 2. Quels rôles a-t-il aujourd'hui ? 3. Comment interpréter sa remarque ?

Corrigé.

  1. M. Rey réalise une nouvelle combinaison : une nouvelle organisation de la distribution (mise en relation directe de producteurs et de consommateurs grâce à une application) et un nouveau débouché pour les producteurs. Les intermédiaires traditionnels sont bousculés : on reconnaît la destruction créatrice.

  2. Aujourd'hui, M. Rey est dirigeant (comité de direction, arbitrage des budgets, représentation vis-à-vis des investisseurs : figure de proue, négociateur, répartiteur de ressources) et manager de son équipe de direction (leader). Le rôle d'entrepreneur de Mintzberg reste présent à travers les nouveaux marchés (six villes), mais il est moins dominant qu'au départ.

  3. Sa remarque illustre le passage de l'entrepreneur au dirigeant : à mesure que l'organisation grandit, les tâches de coordination et de contrôle (Fayol) prennent le pas sur l'innovation. L'enjeu pour M. Rey est de maintenir l'innovation (par exemple en confiant la création de nouveaux services à une équipe dédiée, ce qu'on appelle l'intrapreneuriat, cours 18) tout en structurant l'organisation.

À retenir

Note à M. Rey. « Votre croissance vous amène à exercer un métier de dirigeant : c'est un signe de réussite, pas une perte. Pour garder l'innovation qui a fait la valeur de l'entreprise, je vous recommande d'y consacrer une équipe et un budget distincts. »

Cas 3 : question problématisée

Sujet : « Dirigeant, manager, entrepreneur : des rôles distincts ou des facettes d'un même acteur ? »

Problématique. Les trois notions désignent des fonctions différentes (créer, diriger, animer), mais l'observation des organisations montre qu'un même acteur les cumule souvent. Dans quelle mesure faut-il les distinguer pour analyser le management d'une organisation ?

Plan détaillé.

  • I. Des rôles qu'il est utile de distinguer.
    • A. Par la finalité : l'entrepreneur innove et prend un risque (Schumpeter), le dirigeant fixe la direction (Fayol, Drucker), le manager anime une équipe pour atteindre des objectifs.
    • B. Par le niveau de management dominant : stratégique, organisationnel, opérationnel.
  • II. Mais des rôles qui se cumulent et se succèdent.
    • A. Dans une petite organisation, un même acteur exerce les trois rôles (Mintzberg : les rôles se combinent dans une même journée).
    • B. Avec la croissance, l'entrepreneur devient dirigeant, ce qui pose la question de l'innovation et de la délégation.

Idées clés : trois niveaux ; Fayol (prescriptif), Mintzberg (descriptif) ; Schumpeter (innovation) ; exemples de cumul et de succession.

Vocabulaire essentiel

TermeDéfinition
ManagementMobilisation de personnes et de ressources pour atteindre des objectifs
Niveau stratégiqueChoix de long terme sur les activités et l'avantage concurrentiel
Niveau organisationnelOrganisation des personnes, coordination, animation, décision
Niveau opérationnelMise en œuvre quotidienne des activités
DirigeantResponsable de l'ensemble de l'organisation, qui fixe la direction
ManagerResponsable d'une équipe ou d'une unité
EntrepreneurCréateur et innovateur, porteur de risque
Fonction administrative (Fayol)Prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler
Management par objectifs (Drucker)Traduire la direction en objectifs à chaque niveau et juger sur les résultats
Rôles de MintzbergDix rôles : interpersonnels, informationnels, décisionnels
Destruction créatriceRemplacement d'activités établies par des innovations (Schumpeter)

Points clés à retenir

  1. Le management se joue à trois niveaux : stratégique, organisationnel, opérationnel, interdépendants.
  2. Une même situation concerne souvent plusieurs niveaux : on indique celui qui domine.
  3. Dirigeant, manager et entrepreneur sont trois rôles qui peuvent se cumuler.
  4. Fayol décrit la fonction administrative : prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler.
  5. Drucker met les objectifs et l'efficacité au centre : management par objectifs.
  6. Mintzberg décrit dix rôles en trois familles, à partir de l'observation du travail réel.
  7. Schumpeter définit l'entrepreneur par l'innovation (nouvelles combinaisons, destruction créatrice).
  8. Pour apprécier une décision : identifier l'acteur, situer le niveau, qualifier avec un auteur, juger avec des indices.

Pièges fréquents

  1. Confondre les rôles de Mintzberg (1973) et ses configurations structurelles (1979), étudiées en 3.2.
  2. Présenter Fayol comme descriptif : il est prescriptif ; c'est Mintzberg qui décrit le travail réel.
  3. Réduire l'entrepreneur au créateur d'entreprise : au sens de Schumpeter, c'est celui qui innove, même au sein d'une organisation existante.
  4. Affirmer qu'une décision relève d'un seul niveau sans nuancer quand la situation en couvre plusieurs.
  5. Citer les dix rôles sans les relier à la situation : chaque rôle doit s'appuyer sur un passage du texte.
  6. Oublier Drucker : le management par objectifs est la référence quand la situation parle de résultats fixés et de responsabilisation.
  7. Juger sans argumenter : une appréciation est étayée par un indice et par un concept.
  8. Confondre dirigeant et propriétaire : le dirigeant peut être salarié, il n'est pas forcément l'apporteur du capital.

Q&R pour le tuteur IA

Q : Quels sont les trois niveaux de management ? R : Le niveau stratégique (choix de long terme sur les activités et l'avantage concurrentiel), le niveau organisationnel (structure, animation des personnes, décision) et le niveau opérationnel (mise en œuvre quotidienne des activités).

Q : Comment distinguer manager, dirigeant et entrepreneur ? R : Le dirigeant fixe la direction pour l'ensemble de l'organisation, le manager anime une équipe ou une unité pour atteindre ses objectifs, l'entrepreneur innove et prend un risque en créant une activité. Un même acteur peut jouer les trois rôles, surtout dans une petite organisation.

Q : Que décrit la fonction administrative de Fayol ? R : Administrer consiste à prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler. C'est une vision prescriptive de ce que doit faire un dirigeant.

Q : Quel est l'apport de Mintzberg sur les rôles du manager ? R : Il observe l'activité réelle des dirigeants et en déduit dix rôles répartis en trois familles : interpersonnels (figure de proue, leader, agent de liaison), informationnels (observateur actif, diffuseur, porte-parole) et décisionnels (entrepreneur, régulateur, répartiteur de ressources, négociateur).

Q : Qu'est-ce que le management par objectifs de Drucker ? R : C'est une approche qui traduit la direction de l'organisation en objectifs fixés à chaque unité, avec liberté sur les moyens et jugement sur les résultats. Elle responsabilise, mais risque de privilégier ce qui se mesure et le court terme.

Q : Pourquoi parle-t-on de destruction créatrice chez Schumpeter ? R : Parce que les innovations d'un entrepreneur remplacent des produits, des méthodes ou des acteurs existants : elles détruisent des activités établies tout en créant de nouvelles, ce qui alimente l'évolution économique.

Q : Comment apprécier la décision d'un dirigeant dans une situation ? R : On identifie son rôle, on situe la décision dans un niveau de management, on la qualifie avec un auteur (Fayol, Drucker, Mintzberg), puis on juge sa cohérence avec les objectifs et le contexte en citant des indices du texte.

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