10 questions sur toute la matière. Tu joues d'abord, puis tu envoies le lien sur le groupe de ta promo.
La communauté éducative et les partenaires de l'ATSEM
À retenir
Pourquoi c'est au concours : l'article 2 du décret statutaire affirme que les ATSEM « appartiennent à la communauté éducative ». Le QCM de 2023 (CDG 44) contient des questions sur l'enfant porteur de handicap, l'élève allergique et la notion de besoin éducatif particulier, et le jury note que l'accueil des élèves en situation de handicap ou à besoins éducatifs particuliers semble mal identifié par au moins 70 % des candidats. À l'oral, vous devez savoir nommer les partenaires et dire à qui vous vous adressez.
01La communauté éducative : définition et membres
1.1 Une notion juridique
La communauté éducative est définie par l'article L. 111-3 du code de l'éducation : elle rassemble, à l'école, les élèves et tous ceux qui, dans l'école ou en relation avec elle, participent à l'accomplissement de ses missions. Elle réunit, selon la circulaire du 9 juillet 2014, les personnels de l'école, les parents d'élèves, les collectivités territoriales compétentes pour l'école, ainsi que les acteurs institutionnels, économiques et sociaux associés au service public d'éducation. Les parents d'élèves en sont membres (article L. 111-4).
Tous ses membres doivent, lors de leur participation à l'action de l'école, respecter le pluralisme des opinions et les principes de laïcité et de neutralité, et faire preuve d'une totale discrétion sur les informations individuelles qu'ils connaissent.
1.2 Qui fait quoi autour de l'enfant
Acteur
Employeur
Rôle principal
Lien avec l'ATSEM
Enseignant (professeur des écoles)
Éducation nationale
Conduit la classe, enseigne, évalue, répond des élèves
L'ATSEM l'assiste et participe aux activités qu'il prévoit
Directeur d'école
Éducation nationale
Organise l'école ; autorité fonctionnelle sur les personnes présentes pendant le temps scolaire
Organise le travail de l'ATSEM dans l'école
AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap)
Éducation nationale
Aide humaine à un ou plusieurs élèves selon le projet personnalisé de scolarisation
Travaille en complémentarité, sans se substituer
RASED (maîtres spécialisés, psychologue)
Éducation nationale
Aides spécialisées aux élèves en difficulté
Peut intervenir dans la classe ; l'ATSEM s'adapte
Médecin et infirmier scolaires
Éducation nationale
Santé des élèves, avis sur les soins et urgences, PAI
Référents pour la santé
PMI (protection maternelle et infantile)
Département
Prévention médico-sociale des enfants de moins de six ans, bilans de santé en maternelle
Responsables légaux de l'enfant, partenaires de l'école
Interlocuteurs de l'accueil quotidien
02L'enseignant et le directeur
Voir la fiche sur la double hiérarchie. Rappelons seulement les trois idées essentielles.
L'enseignant conçoit, conduit et évalue les apprentissages. L'ATSEM participe aux activités « prévues par les enseignants et sous la responsabilité de ces derniers » (article 2 du décret de 1992).
L'institution scolaire assume la responsabilité des élèves pendant le temps scolaire (circulaire n° 97-178 du 18 septembre 1997 modifiée par la circulaire n° 2014-089 du 9 juillet 2014).
Le directeur organise le travail des agents communaux dans l'école (article R. 411-14 du code de l'éducation).
À retenir
En pratique : à la rentrée, l'enseignante vous présente son projet de classe (ateliers, rituels, rangement). Vous demandez ce qu'elle attend de vous à chaque moment, et vous vous accordez sur un point régulier de transmission (cinq minutes en fin de matinée) pour échanger sur les enfants.
Teste-toi sur ce chapitre
3 questions gratuites tirées du pack Concours ATSEM 2027
Question 1 / 3
1
Choisis ta réponse
03Les personnels spécialisés
3.1 Les AESH
Le statut d'accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) est créé par l'article L. 917-1 du code de l'éducation. Les AESH sont des contractuels de droit public de l'Éducation nationale. Leurs missions sont précisées dans le projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l'élève, délivré par la MDPH, et dans le document d'évaluation des besoins de compensation, et aucune autre mission non inscrite à ces documents ne peut leur être demandée. Il existe trois modalités d'aide : individuelle, mutualisée et collective. L'AESH apporte une aide humaine à l'élève sans se substituer à lui.
Différence avec l'ATSEM : l'ATSEM est un agent communal qui assiste l'enseignant pour la classe entière ; l'AESH est affecté à un ou plusieurs élèves identifiés. L'article 2 du décret ouvre à l'ATSEM la possibilité d'assister les enseignants dans les classes accueillant des enfants à besoins éducatifs particuliers, ce qui ne la transforme pas en AESH.
3.2 Le RASED et le psychologue de l'Éducation nationale
Les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) sont régis par la circulaire n° 2014-107 du 18 août 2014. Ils comprennent des enseignants spécialisés, chargés d'une aide à dominante pédagogique ou rééducative, et un psychologue de l'Éducation nationale, membres des équipes pédagogiques des écoles où ils interviennent. Le RASED est placé sous l'autorité de l'inspecteur de l'Éducation nationale de la circonscription. Les interventions du psychologue auprès d'un enfant sont soumises à l'autorisation écrite préalable des parents. L'aide spécialisée donne lieu à un document écrit qui articule l'aide spécifique et l'aide apportée par l'enseignant de la classe. Les appellations internes au réseau évoluent : retenez l'essentiel (enseignants spécialisés et psychologue, intervenant sur demande de l'école).
L'ATSEM ne décide pas de la saisine du RASED : c'est l'enseignant qui alerte l'équipe. Elle peut, en revanche, transmettre ses observations (un enfant qui ne parle pas, qui évite le contact, qui s'agite) à l'enseignant, en veillant à décrire des faits plutôt que des étiquettes.
04Les acteurs de la santé
4.1 Médecin et infirmier de l'Éducation nationale
Les médecins chargés du contrôle médical scolaire, les infirmiers et infirmières scolaires et les assistants de service social peuvent assister, avec voix consultative, aux séances du conseil d'école pour les affaires qui les concernent (article D. 411-1). Le directeur peut s'appuyer sur leur avis technique pour organiser les soins et les urgences, et le projet d'accueil individualisé (PAI) est élaboré avec leur concours.
4.2 Le PAI
Le projet d'accueil individualisé (article D. 351-9 du code de l'éducation et circulaire interministérielle n° 2003-135 du 8 septembre 2003) permet l'accueil d'un enfant atteint d'une maladie chronique, d'une allergie ou d'un trouble de santé de longue durée. Il est mis en place à la demande des parents par le directeur d'école, sur la base de la prescription du médecin traitant ou du spécialiste, avec l'accord du médecin scolaire. Il précise les adaptations (repas, traitements, conduite à tenir en cas de crise) et les personnes qui les assurent. La trousse d'urgence et le PAI suivent l'enfant lors des sorties.
Le PAI détermine ce que vous avez le droit de faire pour cet enfant. En dehors de lui, vous n'administrez aucun médicament (voir la fiche sur les limites du rôle).
4.3 La PMI
La protection maternelle et infantile est un service du département. L'article L. 2112-2 du code de la santé publique lui confie des consultations et des actions de prévention médico-sociale en faveur des enfants de moins de six ans, y compris un bilan de santé à l'école maternelle pour les enfants de 3 à 4 ans, qui vise notamment le dépistage des troubles sensoriels et du langage et le suivi de la croissance et du développement. La loi du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance a fixé l'objectif que tous les enfants de cet âge puissent en bénéficier.
À retenir
En pratique : le jour du bilan de santé des moyennes sections, l'infirmière de la PMI s'installe dans une salle. Vous amenez les enfants un par un, vous les rassurez, vous maintenez le calme dans la classe. Vous ne demandez pas les résultats : ils sont destinés aux parents et aux services concernés.
4.4 Les urgences
Le SAMU-Centre 15 permet le recours permanent à un médecin urgentiste, qui peut donner des conseils à toute personne témoin d'un accident ou d'un malaise (circulaire de 2014). En l'absence de personnel de santé dans l'école, les soins et urgences sont assurés en priorité par les personnels titulaires du PSC1 ou du SST.
05Le périscolaire et la restauration
Les animateurs des accueils périscolaires et les agents de restauration sont des agents de la commune ou de ses prestataires. Ils partagent avec l'ATSEM les mêmes enfants à d'autres moments de la journée. Le conseil d'école donne un avis sur les activités périscolaires et sur la restauration scolaire, et des représentants des activités périscolaires peuvent assister à ses séances pour les questions qui les concernent (articles D. 411-1 et D. 411-2). Le projet d'école organise la continuité éducative avec les activités proposées hors temps scolaire (article D. 411-8).
Concrètement, la qualité de la transmission est un indicateur de professionnalisme :
vous transmettez les informations utiles à la sécurité et au bien-être (un enfant qui a eu un accident, qui a une allergie, qui a une consigne de sortie particulière) ;
vous ne transmettez pas d'informations privées sur les familles ;
vous respectez les règles de remise des enfants : l'enfant n'est pas confié à un adulte inconnu.
06Les parents
Les parents sont des membres de la communauté éducative et des « partenaires permanents de l'école ». Leur droit à l'information, leur participation à la vie scolaire et le dialogue avec les enseignants sont assurés dans chaque école. Ils sont représentés au conseil d'école, en nombre égal à celui des classes (article D. 411-1). Les parents d'élèves ont des devoirs : respecter les horaires, l'assiduité, et, dans leurs relations avec les autres membres de la communauté, faire preuve de réserve et de respect des personnes et des fonctions. Le directeur peut, par autorisation écrite, accepter des parents accompagnateurs pour les sorties scolaires. La fiche suivante traite la relation quotidienne avec les familles.
07Travailler avec les partenaires : trois règles
Connaître le rôle de chacun et ne pas agir à sa place. L'ATSEM ne remplace ni l'AESH, ni l'infirmier, ni le psychologue.
Transmettre par la bonne voie : au besoin, par écrit, et au bon interlocuteur (l'enseignant pour la classe, le directeur pour l'école, l'employeur pour la situation d'emploi).
Préserver la confidentialité : les informations individuelles ne sortent pas de l'école (article L. 121-7 du code général de la fonction publique ; circulaire de 2014).
Situations types du concours
Situation 1 : « Un élève souffre d'allergies dans la classe. » Vous connaissez son PAI et son protocole d'urgence, vous savez où se trouve la trousse, vous respectez les consignes sur le goûter, les repas et le matériel (par exemple, éviter les aliments en cause pour une activité). En cas de réaction, vous appliquez le protocole du PAI, vous alertez immédiatement l'enseignant et le directeur et vous appelez le 15 si nécessaire. Vous ne donnez aucun médicament en dehors de ce protocole.
Situation 2 : « Dans la classe, il y a un enfant porteur de handicap. » Vous prenez connaissance des aménagements décidés par l'équipe. Vous soutenez l'enfant dans les gestes de la vie quotidienne et l'accompagnez comme les autres, en complément de l'AESH éventuel. Vous ne décidez pas seule d'adapter une activité : vous demandez à l'enseignant. Vous respectez la discrétion sur la situation de l'enfant.
Situation 3 : « L'AESH est absente ; l'enseignant vous demande de la remplacer. » Vous n'avez pas la charge de ses missions. Vous continuez à assister l'enseignant et vous signalez au directeur le besoin de l'enfant ; l'organisation d'un accompagnement relève de l'Éducation nationale, pas de vous.
Situation 4 : « Un animateur périscolaire vous demande pourquoi un enfant est triste ce matin. » Vous partagez ce qui est utile à sa sécurité et à son bien-être (« Il s'est fait mal au genou ») et vous ne rapportez pas ce que vous savez de sa situation familiale. En cas de doute, vous renvoyez vers le directeur.
Situation 5 : « Pour vous, un élève a besoin éducatif particulier, cela peut être... » Ne vous limitez pas au handicap notifié par la MDPH. La rédaction de l'article 2 avant 2018 parlait d'« enfants handicapés » ; depuis le décret du 1er mars 2018, elle vise les « enfants à besoins éducatifs particuliers », formule plus large. Le QCM comporte plusieurs bonnes réponses : relisez chaque proposition en vous demandant si elle décrit un enfant dont l'école doit adapter l'accueil ou l'accompagnement, et ne vous arrêtez pas à la première qui vous vient.