Économie DCG (UE5) : Croissance et régulation publique

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Politiques structurelles, budget de l'Union européenne et politique environnementale

À retenir

Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 5 « Économie contemporaine », partie 5 « Analyser la régulation publique », sous-partie 5.3 « Analyser des politiques économiques conjoncturelles et structurelles dans un cadre européen ».

Pourquoi c'est central à l'examen : les politiques structurelles (réformes du marché du travail, de la concurrence, de la fiscalité), le budget de l'Union européenne et la politique climatique sont des objets de dossier et de question problématisée fréquents. Le candidat doit présenter leurs effets attendus à partir d'exemples concrets, décrire rapidement le budget de l'Union avec des illustrations de programmes, et expliquer l'articulation entre l'Union et les États en matière d'environnement.

À retenir

Limites du programme : effets attendus des politiques structurelles nationales à partir d'exemples concrets ; grands postes de dépenses et de recettes du budget de l'Union présentés rapidement, avec des illustrations (politique agricole commune, politique de cohésion, innovation, Pacte vert) ; articulation de la politique environnementale entre États et Union.

À retenir

Règle de ce kit : les chiffres et dates sont sourcés ; les situations évolutives (négociations budgétaires, accords commerciaux) ne sont présentées que comme illustrations datées.

01Les politiques structurelles nationales

1.1 Définition et typologie

Une politique structurelle modifie durablement les règles et le fonctionnement des marchés et des institutions pour accroître le potentiel de croissance et l'efficacité de l'économie (cours 21). Elle s'oppose à la politique conjoncturelle, qui vise à stabiliser l'activité à court terme.

DomaineExemples de mesuresEffets attendusLimites et coûts
Marché du travail et retraitesÂge légal de départ, assurance chômage, service public de l'emploiHausse du taux d'emploi et de l'offre de travail, baisse du chômage structurel, équilibre des régimesCoûts d'ajustement, effets sur les inégalités, acceptabilité sociale
ConcurrenceOuverture de secteurs, régulation, lutte contre les rentesBaisse des prix, innovation, productivitéPerdants à court terme (entreprises protégées, emplois)
Éducation et formationQualification, formation professionnelleCapital humain, productivité (Lucas, cours 14)Effets très lents
FiscalitéImpôt sur les sociétés, impôts de production, fiscalité du travailIncitation à investir, à travailler, à innoverCoût budgétaire, effets d'aubaine
Recherche et innovationCrédits d'impôt, financement publicProgrès technique, externalités positives (Romer, cours 14)Résultats incertains et différés

À retenir

Les réformes structurelles ont souvent un coût à court terme et un bénéfice à long terme : on dit qu'elles suivent une « courbe en J ». C'est ce qui explique leur difficulté politique.

1.2 Des exemples concrets et datés

  • Retraites : la réforme de 2023, qui portait progressivement l'âge légal à 64 ans, est suspendue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (30 décembre 2025), avec un effet sur la population active à partir de septembre 2026 selon l'INSEE (Note de conjoncture, 10 septembre 2026). Effet attendu d'une réforme de ce type : relever le taux d'emploi des seniors et alléger les dépenses de retraite ; effet de la suspension : l'inverse, avec un coût pour les finances publiques.
  • Service public de l'emploi : France Travail remplace Pôle emploi le 1er janvier 2024 (loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi), avec pour objectif de mieux accompagner les demandeurs d'emploi et les entreprises. Depuis début 2025, l'inscription automatique des bénéficiaires du revenu de solidarité active modifie les séries statistiques d'inscrits (cours 25).
  • Fiscalité : la loi de finances pour 2026 (19 février 2026) combine des hausses de prélèvements de 14,7 milliards d'euros (Cour des comptes, juin 2026) avec une logique de redressement des finances publiques. Effet attendu : améliorer le solde public ; risque : réduire les marges et l'investissement des entreprises concernées (cours 14).

02Les politiques structurelles de l'Union européenne et son budget

2.1 Les politiques structurelles de l'Union

PolitiqueObjetIllustration
Marché unique et concurrenceLibre circulation, concurrence équitable (cours 07, 18)Règles de concurrence, règlement sur les marchés numériques
Politique agricole commune (PAC)Soutien des revenus et de la production agricoles, développement ruralAides aux exploitations
Politique de cohésionRéduire les écarts de développement entre régions européennesFinancement d'infrastructures et de formation dans les régions moins développées
Innovation et rechercheSoutenir la recherche et la compétitivitéProgramme Horizon Europe
Pacte vert (Green Deal)Atteindre la neutralité climatique en 2050Loi européenne sur le climat, tarification du carbone
RelanceSoutenir la reprise après la pandémie, accélérer les transitionsNextGenerationEU

2.2 Le budget de l'Union européenne : les grands postes

Principes : le budget de l'Union est équilibré (pas de déficit) et s'inscrit dans un cadre financier pluriannuel (CFP) de sept ans.

ÉlémentContenu
DépensesRubriques du cadre financier : marché unique, innovation et numérique ; cohésion, résilience et valeurs (dont la politique de cohésion) ; ressources naturelles et environnement (dont la PAC) ; ainsi que migrations, sécurité et défense, voisinage, administration
Recettes (ressources propres)Droits de douane (ressource propre traditionnelle), ressource fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée, ressource fondée sur le revenu national brut (contributions des États), ressource fondée sur les plastiques non recyclés (depuis le 1er janvier 2021)

Source des types de recettes : Commission européenne, page consacrée aux recettes du budget à long terme 2021-2027.

Chiffres du cadre 2021-2027 : le CFP s'élève à 1 211 milliards d'euros en prix courants (1 074 milliards en prix de 2018). Il est complété par NextGenerationEU, doté de 806,9 milliards d'euros (750 milliards en prix de 2018 ; 385,8 milliards de prêts aux États et 421,1 milliards de dépenses non remboursables), soit un total de 2 018 milliards d'euros. Le CFP a fait l'objet d'une première révision en février 2024 (facilité pour l'Ukraine de 50 milliards d'euros, plateforme pour les technologies stratégiques). L'emprunt de NextGenerationEU sera remboursé jusqu'en 2058. Source : Commission européenne, « Budget à long terme 2021-2027 : nouveautés ». Au sein de ce plan, la facilité pour la reprise et la résilience représente 723,8 milliards d'euros, dont 338,0 milliards de subventions et 385,8 milliards de prêts ; les 83,1 milliards restants abondent six programmes : REACT-EU (50,6), Fonds pour une transition juste (10,9), développement rural (8,1), InvestEU (6,1), Horizon Europe (5,4) et rescEU (2,0) (Commission européenne).

Prochain cadre : la Commission a proposé le 16 juillet 2025 un CFP 2028-2034 d'environ 2 000 milliards d'euros, avec des plafonds de 1,26 % du revenu national brut de l'Union ; il est en cours de négociation et n'est pas adopté. Sources : Sénat, Cour des comptes européenne (2025-2026).

À retenir

Le budget de l'Union est modeste à côté des budgets nationaux : un plafond de l'ordre de 1,26 % du revenu national brut (proposition 2028-2034), contre des dépenses publiques françaises de 57,2 % du PIB en 2025 (INSEE, 27 mars 2026). Il agit surtout par effet de levier et par la conditionnalité des financements.

03L'articulation de la politique environnementale entre l'Union et les États

L'environnement et l'énergie relèvent d'une compétence partagée (cours 18). La subsidiarité justifie l'action européenne pour des enjeux transfrontaliers (le climat est un bien public mondial, cours 36).

NiveauRôleIllustration
Union européenneFixe les objectifs communs et les instrumentsLoi européenne sur le climat : -55 % d'émissions nettes en 2030 et -90 % en 2040 par rapport à 1990, neutralité en 2050 (règlement (UE) 2026/667, publié au Journal officiel de l'Union européenne le 18 mars 2026 ; crédits internationaux admis à partir de 2036 dans la limite de 5 %)
Tarification du carboneSystème d'échange de quotas d'émission (SEQE-UE) : plafond d'émissions décroissant et quotas échangeables, qui applique l'idée de marché de droits à polluer (Coase, cours 08)
Protection de la compétitivitéMécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) : phase définitive depuis le 1er janvier 2026 pour l'acier, le ciment, l'aluminium, les engrais azotés, l'hydrogène et l'électricité ; les importateurs de plus de 50 tonnes par an relèvent d'un statut de déclarant autorisé, et les certificats des importations de 2026 s'achètent à partir de février 2027 (douane.gouv.fr, 23 décembre 2025)
États membresDéclinent les objectifs : plans nationaux, fiscalité de l'énergie, aides, normes, politiques sectoriellesChoix nationaux de mix énergétique et de soutien aux ménages

Pourquoi un mécanisme aux frontières ? Si l'Union fait payer le carbone à ses producteurs mais pas aux produits importés, la production risque de se déplacer vers des pays moins exigeants : c'est la fuite de carbone. Le mécanisme fait payer aux importations le prix du carbone de leur contenu, pour égaliser la concurrence et inciter les partenaires à décarboner.

Limites : lourdeur administrative, tensions commerciales avec les partenaires (cours 34 et 35), risque de renchérissement des intrants pour l'industrie européenne, hétérogénéité des situations nationales.

À retenir

Dans la gouvernance mondiale, les États-Unis sont sortis de l'accord de Paris le 27 janvier 2026 ; la COP31 se tient à Antalya du 9 au 20 novembre 2026 (cours 15 et 36).

Exemples corrigés

Cas 1 (cas fictif) : le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières

Le prix du carbone dans l'Union est de 70 euros par tonne de dioxyde de carbone (valeur fictive). Un acier contient 1,8 tonne de dioxyde de carbone par tonne produite (valeur fictive) ; son prix hors carbone est de 600 euros la tonne. Le pays exportateur ne taxe pas le carbone.

CalculRésultat
Coût du carbone pour un sidérurgiste européen70 x 1,8 = 126 euros par tonne
Hausse du prix en pourcentage126 / 600 = 21 %
Sans mécanisme : acier importé600 euros par tonne
Avec mécanisme : acier importé600 + 126 = 726 euros par tonne
Acier européen600 + 126 = 726 euros par tonne

À retenir

Le calcul suppose un carbone payé en totalité, ce qui ne sera le cas qu'en 2034 : jusque-là, les quotas gratuits (maintenus à 97,5 % de leur niveau de référence en 2026) réduisent à la fois le coût du producteur européen et la charge du mécanisme. Sans le mécanisme, l'acier importé coûte 126 euros de moins que l'acier européen : l'écart de 126 euros (21 % du prix hors carbone) favorise la fuite de carbone. Avec le mécanisme, les deux aciers sont au même prix de 726 euros. La concurrence est égalisée, et le producteur étranger est incité à décarboner pour réduire sa charge.

Cas 2 : mini-dossier documentaire sur le budget de l'Union et les réformes structurelles

Document 1. Budget 2021-2027. CFP de 1 211 milliards d'euros en prix courants (1 074 milliards en prix de 2018) ; NextGenerationEU de 806,9 milliards d'euros (750 milliards en prix de 2018) ; proposition de CFP 2028-2034 d'environ 2 000 milliards d'euros (16 juillet 2025). Sources : Commission européenne ; Sénat et Cour des comptes européenne.

Document 2. Politique climatique. Objectif de -90 % d'émissions nettes en 2040 (règlement du 18 mars 2026) ; phase définitive du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières depuis le 1er janvier 2026. Sources : Journal officiel de l'Union européenne, 18 mars 2026 ; douane.gouv.fr, 23 décembre 2025.

Document 3. Réformes nationales. Réforme des retraites de 2023 suspendue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (30 décembre 2025) ; création de France Travail le 1er janvier 2024 (loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023). Sources : INSEE, Note de conjoncture, 10 septembre 2026 ; Légifrance.

Questions et réponses rédigées

1. Calculez la part de NextGenerationEU dans le total du financement 2021-2027. 1 211 + 806,9 = 2 017,9, soit environ 2 018 milliards d'euros. NextGenerationEU en représente 806,9 / 2 017,9 = 40 % et le cadre financier pluriannuel 60 %.

2. Pourquoi les montants « en prix courants » et « en prix de 2018 » diffèrent-ils ? Les prix de 2018 corrigent l'effet de l'inflation : 1 211 / 1 074 = 1,128, soit un écart de 12,8 % ; pour NextGenerationEU, 806,9 / 750 = 1,076, soit 7,6 %. On compare toujours des montants dans la même unité de prix.

3. Les chiffres de subventions et de prêts de NextGenerationEU s'additionnent-ils au total ? Oui, à condition de compter toutes les dépenses non remboursables : 385,8 milliards de prêts et 421,1 milliards de subventions (338,0 de la facilité pour la reprise et 83,1 des six autres programmes) donnent 806,9 milliards. Le chiffre de 407,5 milliards parfois cité pour les « subventions » ne retient que celles versées aux États (338,0 + 50,6 + 10,9 + 8,1, arrondi) et laisse de côté InvestEU, Horizon Europe et rescEU, gérés par la Commission (environ 13,5 milliards) : d'où l'écart avec 793,3. On précise toujours ce que recouvre le mot « subventions ».

4. Quelle est la nature des politiques du Document 3 et quels effets en attendre ? Politiques structurelles du marché du travail. La suspension de la réforme des retraites réduit l'effort d'allongement de la vie active (moindre taux d'emploi des seniors à terme, coût accru pour les finances publiques). La création de France Travail vise un meilleur appariement entre offres et demandes d'emploi, avec un effet attendu sur le chômage structurel, mais son effet est progressif.

5. Comment le Document 2 articule-t-il l'Union et les États ? L'Union fixe l'objectif (-90 % en 2040) et des instruments communs (échange de quotas, mécanisme aux frontières) ; les États en définissent les modalités nationales (fiscalité, aides, normes).

Cas 3 : plan détaillé de question problématisée

Sujet : « L'Union européenne peut-elle concilier compétitivité de son économie et transition écologique ? »

Introduction

  • Accroche : depuis le 1er janvier 2026, un mécanisme européen fait payer aux importations d'acier, d'aluminium ou de ciment le prix du carbone qu'elles contiennent (douane.gouv.fr, 23 décembre 2025).
  • Définitions : compétitivité (capacité à vendre et à attirer des activités), transition écologique, politique structurelle.
  • Problématique : l'Union peut-elle imposer des objectifs climatiques ambitieux sans perdre en compétitivité face à des partenaires moins exigeants ?
  • Annonce : une politique climatique cadrée par l'Union et ses États (I), mais qui rencontre des limites économiques et géopolitiques (II).

I. Un cadre européen d'objectifs et d'instruments

  • A. Des objectifs communs : loi européenne sur le climat (-55 % en 2030, -90 % en 2040, neutralité en 2050) et déclinaison nationale (subsidiarité).
  • B. Des instruments qui internalisent le coût du carbone et protègent la compétitivité : SEQE-UE (Pigou, Coase) et mécanisme d'ajustement carbone aux frontières contre les fuites de carbone ; financement par le budget et NextGenerationEU.

II. Des limites économiques et géopolitiques

  • A. Des coûts de transition : renchérissement des intrants, charges administratives, un budget de l'Union limité (plafond proposé de 1,26 % du revenu national brut pour 2028-2034, en négociation).
  • B. Un contexte international défavorable : sortie des États-Unis de l'accord de Paris (27 janvier 2026), tensions commerciales sur les mécanismes aux frontières ; les politiques structurelles (innovation, formation) restent nécessaires pour compenser par la productivité (cours 14).

Conclusion : la transition peut devenir un avantage compétitif si les coûts sont compensés par l'innovation et une protection aux frontières bien conçue ; elle suppose aussi une action coordonnée avec les partenaires. Ouverture : la gouvernance mondiale (cours 36).

Cas 4 : note à un décideur

Situation. Le dirigeant d'une entreprise de mécanique importe de l'acier de pays tiers et se demande ce que change le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières.

Note rédigée. « Depuis le 1er janvier 2026, le mécanisme est en phase définitive pour l'acier, l'aluminium, le ciment, les engrais azotés, l'hydrogène et l'électricité (douane.gouv.fr, 23 décembre 2025) : un importateur de plus de 50 tonnes par an doit disposer du statut de déclarant autorisé, et les certificats des importations de 2026 s'achètent à partir de février 2027. Le coût du carbone contenu dans l'acier importé sera progressivement intégré dans son prix, au rythme de la sortie des quotas gratuits (charge encore faible en 2026, complète en 2034), comme dans l'exemple d'un acier à 600 euros la tonne qui passerait à 726 euros avec un prix du carbone de 70 euros et un contenu de 1,8 tonne de dioxyde de carbone par tonne (valeurs fictives). Je recommande de demander à vos fournisseurs leur contenu carbone, de comparer avec des sources européennes dont le prix sera aligné, et de vérifier votre statut de déclarant avant vos prochaines importations. »

Vocabulaire essentiel

TermeDéfinition
Politique structurelleRéforme qui modifie durablement le fonctionnement des marchés et le potentiel de croissance
Courbe en JCoût à court terme puis bénéfice à long terme d'une réforme
Cadre financier pluriannuel (CFP)Plafonds de dépenses du budget de l'Union sur sept ans
Ressources propresRecettes du budget de l'Union : droits de douane, taxe sur la valeur ajoutée, revenu national brut, plastiques
NextGenerationEUPlan de relance de 806,9 milliards d'euros de l'Union (2021-2027)
Politique agricole communePolitique de soutien à l'agriculture
Politique de cohésionRéduction des écarts de développement entre régions
Pacte vertStratégie vers la neutralité climatique en 2050
SEQE-UEMarché européen des quotas d'émission
Mécanisme d'ajustement carbone aux frontièresPrix du carbone appliqué aux importations de certains produits
Fuite de carboneDéplacement de la production et des émissions vers des pays moins exigeants

Points clés à retenir

  1. Les politiques structurelles agissent sur le long terme : coût à court terme, bénéfice différé.
  2. Exemples : retraites (réforme de 2023 suspendue par la loi de financement du 30 décembre 2025), France Travail (1er janvier 2024).
  3. Le budget de l'Union est équilibré, pluriannuel (CFP) et modeste ; ses recettes sont des ressources propres.
  4. CFP 2021-2027 de 1 211 milliards d'euros plus NextGenerationEU de 806,9 milliards d'euros.
  5. Le CFP 2028-2034 (environ 2 000 milliards d'euros) est proposé, non adopté.
  6. Environnement : compétence partagée ; l'Union fixe objectifs et instruments, les États les déclinent.
  7. Loi climat (-55 % en 2030, -90 % en 2040, neutralité en 2050), SEQE-UE, mécanisme aux frontières (phase définitive depuis le 1er janvier 2026).

Pièges fréquents

  1. Présenter le CFP 2028-2034 comme adopté : c'est une proposition de la Commission du 16 juillet 2025.
  2. Comparer des montants en prix courants et en prix de 2018.
  3. Additionner les subventions de la seule facilité pour la reprise (338,0) et ses prêts (385,8) en croyant obtenir NextGenerationEU : on obtient 723,8 milliards, il manque les 83,1 milliards des six autres programmes.
  4. Présenter la réforme des retraites de 2023 comme appliquée : elle est suspendue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.
  5. Dire que le budget de l'Union finance des déficits : il est équilibré ; l'emprunt de NextGenerationEU est une exception autorisée par la décision de 2020 relative aux ressources propres, remboursée jusqu'en 2058.
  6. Confondre SEQE-UE (marché de quotas dans l'Union) et mécanisme aux frontières (prix du carbone à l'importation).
  7. Détailler les ressources et programmes au-delà de ce qui est demandé : présentation rapide avec illustrations.
  8. Écrire « actuellement » devant un chiffre de budget ou de taux.

Q&R pour le tuteur IA

Q : Qu'est-ce qu'une politique structurelle ? R : Une politique qui modifie durablement les règles et le fonctionnement des marchés pour accroître le potentiel de croissance (marché du travail, concurrence, éducation, fiscalité, retraites). Ses effets sont lents et souvent coûteux à court terme.

Q : Quelles sont les recettes du budget de l'Union européenne ? R : Les ressources propres : droits de douane, ressource fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée, ressource fondée sur le revenu national brut (contributions des États) et ressource fondée sur les plastiques non recyclés depuis le 1er janvier 2021.

Q : Quels sont les montants du cadre 2021-2027 ? R : 1 211 milliards d'euros en prix courants (1 074 en prix de 2018) pour le cadre financier pluriannuel, plus 806,9 milliards d'euros pour NextGenerationEU, soit environ 2 018 milliards d'euros (Commission européenne).

Q : Que propose la Commission pour 2028-2034 ? R : Un cadre d'environ 2 000 milliards d'euros avec des plafonds de 1,26 % du revenu national brut de l'Union (proposition du 16 juillet 2025), en cours de négociation.

Q : Comment l'Union et les États se partagent-ils la politique environnementale ? R : L'environnement est une compétence partagée. L'Union fixe les objectifs communs (loi climat) et les instruments (échange de quotas, mécanisme aux frontières), les États les mettent en œuvre selon leurs choix nationaux, dans le respect de la subsidiarité.

Q : À quoi sert le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières ? R : À faire payer aux importations de certains produits (acier, ciment, aluminium, engrais azotés, hydrogène, électricité) le prix du carbone qu'ils contiennent, pour éviter les fuites de carbone et protéger la compétitivité des producteurs européens.

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