Économie DCG (UE5) : Croissance et régulation publique

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La soutenabilité de la dette publique et l'encadrement des budgets nationaux par l'Union européenne

À retenir

Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 5 « Économie contemporaine », partie 5 « Analyser la régulation publique », sous-partie 5.3 « Analyser des politiques économiques conjoncturelles et structurelles dans un cadre européen ».

Pourquoi c'est central à l'examen : dette, déficit et règles européennes forment un dossier très fréquent. Le candidat doit expliquer pourquoi une dette peut devenir insoutenable, connaître le Pacte de stabilité et de croissance dans sa version réformée en 2024, la règle d'or et le semestre européen, et les appliquer à la situation de la France.

À retenir

Limites du programme : la soutenabilité est explicitée rapidement par ses paramètres (niveau de la dette, solde budgétaire, taux d'intérêt et croissance) et par le comportement des marchés financiers. L'encadrement européen se limite au Pacte de stabilité et de croissance (PSC), à la règle d'or et au semestre européen. Les manuels antérieurs à 2024 présentent des règles abrogées : il faut utiliser le cadre en vigueur depuis le 30 avril 2024.

01La soutenabilité de la dette publique

1.1 Les paramètres

Une dette est soutenable si l'État peut la rembourser sans changement brutal de politique et sans que son ratio de dette (dette rapportée au PIB) s'emballe. Quatre paramètres comptent :

ParamètreRôle
Niveau de la dette (ratio dette sur PIB)Plus il est élevé, plus l'effet des taux est fort
Solde budgétaire (en particulier solde primaire, avant intérêts)Un excédent primaire fait baisser la dette ; un déficit primaire l'augmente
Taux d'intérêt (r)Il détermine la charge d'intérêts
Croissance (g, du PIB en valeur)Elle fait diminuer le ratio, car le PIB augmente

1.2 L'effet boule de neige

Si le taux d'intérêt r dépasse la croissance g, la dette augmente mécaniquement plus vite que le PIB, même sans déficit primaire : c'est l'effet boule de neige. La variation du ratio de dette est approximativement :

variation du ratio = ratio x (r - g) / (1 + g) - solde primaire (en points de PIB, excédent positif)

Le solde primaire stabilisant est celui qui laisse le ratio inchangé : ratio x (r - g) / (1 + g). Plus l'écart r - g est positif, plus l'effort à fournir est élevé.

1.3 Le comportement des marchés financiers

Les prêteurs exigent un taux d'intérêt qui rémunère le risque de non-remboursement. Quand la confiance baisse, l'écart de taux avec les États jugés plus sûrs augmente, ainsi que le taux d'emprunt, donc la charge de la dette : le risque s'auto-entretient. Les agences de notation (leurs notes, assorties d'une perspective positive ou négative) influencent les décisions des investisseurs ; les notes évoluent et ne se citent jamais de mémoire.

À retenir

Les données de la France : le taux moyen à l'émission des obligations assimilables du Trésor est de 3,35 % en 2025, contre 1,70 % en 2022 et un taux nul en moyenne en 2021 (Cour des comptes, synthèse, juin 2026). La Cour estime que le risque d'effet boule de neige est sérieux et que le report des efforts « érode la confiance des acheteurs de la dette publique française ».

02L'encadrement des politiques budgétaires nationales par l'Union européenne

2.1 Pourquoi encadrer ?

Dans la zone euro, la monnaie est commune mais les budgets restent nationaux (cours 18) : un endettement excessif d'un État pèse sur les autres. Les traités fixent des valeurs de référence (protocole n° 12) : 3 % du PIB pour le déficit public et 60 % du PIB pour la dette publique.

2.2 Le Pacte de stabilité et de croissance réformé en 2024

Le Pacte de stabilité et de croissance (PSC), créé dans les années 1990, a été réformé en 2024. Le nouveau cadre est entré en vigueur le 30 avril 2024 :

TexteContenu
Règlement (UE) 2024/1263Volet préventif : coordination des politiques économiques et surveillance budgétaire
Règlement (UE) 2024/1264Volet correctif : procédure de déficit excessif
Directive (UE) 2024/1265Cadres budgétaires nationaux

Instrument central : le plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT)

  • Chaque État présente un plan de 4 ou 5 ans (la durée de la législature).
  • Le Conseil fixe une trajectoire de dépenses primaires nettes : dépenses publiques diminuées des charges d'intérêts, de l'effet des mesures discrétionnaires en recettes, des dépenses des programmes de l'Union entièrement couvertes par des fonds de l'Union et de leur cofinancement national, des éléments conjoncturels des dépenses d'indemnisation du chômage et des mesures ponctuelles et temporaires (règlement 2024/1263, article 2). C'est l'indicateur clé : la progression de ces dépenses ne doit pas dépasser un plafond annuel.
  • Période d'ajustement de 4 ans, prolongeable de 3 ans au plus (soit 7 ans) en contrepartie de réformes et d'investissements.
  • Un rapport d'avancement annuel assure le suivi, et un compte de contrôle tient les écarts annuels et cumulés par rapport à la trajectoire.

Deux clauses de sauvegarde encadrent la trajectoire (règlement 2024/1263) :

ClauseContenu
Soutenabilité de la detteRéduction moyenne du ratio de dette d'au moins 1 point de PIB par an si la dette dépasse 90 % du PIB, 0,5 point entre 60 et 90 %
Résilience du déficitAjustement jusqu'à une marge de résilience structurelle de 1,5 % du PIB sous le seuil de 3 % : amélioration annuelle du solde primaire structurel de 0,4 point de PIB (0,25 point si la période est prolongée à 7 ans)

Source des deux clauses : règlement (UE) 2024/1263, article 7 (soutenabilité de la dette) et article 8 (résilience du déficit), EUR-Lex.

Ce qui a disparu : la règle du vingtième (réduction annuelle d'un vingtième de l'écart entre la dette et 60 % du PIB) et l'objectif à moyen terme fondé sur le solde structurel comme pivot du volet préventif. Les manuels antérieurs à 2024 les présentent à tort comme en vigueur.

2.3 La procédure de déficit excessif

Lorsqu'un déficit dépasse 3 % du PIB (ou qu'une dette supérieure à 60 % ne diminue pas suffisamment), le Conseil peut ouvrir une procédure de déficit excessif et fixer un calendrier de correction. Le 26 juillet 2024, le Conseil a ouvert cette procédure (article 126, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne) contre la France, en même temps que l'Italie, la Belgique, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et Malte (la Roumanie étant déjà sous procédure). Source : Conseil de l'Union européenne (ST 5033/25).

Cas de la France : PSMT 2025-2029 présenté en octobre 2024 ; trajectoire recommandée par le Conseil le 21 janvier 2025, avec une période d'ajustement de 7 ans ; retour du déficit sous 3 % visé en 2029. Source : Conseil de l'Union européenne, direction générale du Trésor (16 avril 2025).

2.4 La règle d'or

Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG, 2012), article 3, impose un déficit structurel limité à 0,5 % du PIB (1 % si la dette est sensiblement inférieure à 60 %) et un mécanisme de correction automatique. En France, la loi organique n° 2012-1403 du 17 décembre 2012 l'a traduite et a créé le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), qui rend des avis sur les prévisions et les trajectoires.

À retenir

Ne pas confondre : la règle d'or (déficit structurel de 0,5 %) et la clause de résilience du PSC (marge de 1,5 % du PIB sous le seuil de 3 %).

2.5 Le semestre européen

C'est le cycle annuel de coordination des politiques économiques : la Commission analyse les situations nationales, les États présentent leurs plans, le Conseil adopte des recommandations par pays. Depuis 2024, le semestre intègre les PSMT et les rapports d'avancement annuels : en avril 2026, la France a ainsi maintenu sa cible de 5,0 % de déficit dans son rapport annuel d'avancement (Cour des comptes, juin 2026).

Exemples corrigés

Cas 1 (pays fictif) : l'effet boule de neige

Un pays fictif a une dette de 100 % du PIB. On observe son évolution sur six ans selon quatre situations (A à D), avec la formule ratio_(t+1) = ratio_t x (1 + r) / (1 + g) - solde primaire (en points de PIB).

SituationrgSolde primaireRatio après 6 ans
A3 %2 %0106,0
B3 %2 %excédent de 1 point99,9
C4 %1 %0119,2
D4 %1 %excédent de 2 points106,3

Solde primaire stabilisant : 100 x (0,03 - 0,02) / 1,02 = 0,98 point pour la situation A ; 100 x (0,04 - 0,01) / 1,01 = 2,97 points pour la situation C.

À retenir

Quand l'écart r - g passe de 1 à 3 points, l'excédent primaire nécessaire pour stabiliser la dette est multiplié par trois. Une croissance faible et des taux élevés rendent la soutenabilité coûteuse.

Cas 2 (pays fictif) : respecter une trajectoire de dépenses primaires nettes

Un État fictif dont les dépenses primaires nettes valent 400 milliards d'euros suit un plafond de progression de 1,5 %, 1,3 %, 1,1 % et 1,0 % sur quatre ans. Ses dépenses réalisées progressent de 1,2 %, 1,9 %, 1,0 % et 0,9 %.

AnnéePlafond (Md€)Réalisé (Md€)Écart (Md€)
1406,00404,80- 1,20
2411,28412,49+ 1,21
3415,80416,62+ 0,81
4419,96420,37+ 0,41

L'année 2 dépasse le plafond annuel (1,9 % contre 1,3 %), mais l'écart cumulé se résorbe ensuite et finit à + 0,41 milliard d'euros (soit 0,1 %) : on suit à la fois les écarts annuels et cumulés (compte de contrôle).

Cas 3 : mini-dossier documentaire sur la soutenabilité de la dette française

Document 1. Dette, déficit et taux. Dette publique de 3 460,5 milliards d'euros fin 2025 (115,7 % du PIB) ; déficit de 5,1 % du PIB ; pour stabiliser le ratio de dette à son niveau de 2024, le déficit aurait dû être limité à 62,9 milliards d'euros (effort supplémentaire de 89,6 milliards d'euros, soit 3,0 points de PIB) ; charge de la dette de 65,7 milliards d'euros (77,4 prévus en 2026) ; taux moyen à l'émission de 3,35 % en 2025. La France est le troisième pays le plus endetté de la zone euro, derrière la Grèce (146,1 %) et l'Italie (137,1 %). Source : Cour des comptes, synthèse, juin 2026.

Document 2. Règles européennes. Procédure de déficit excessif ouverte le 26 juillet 2024 ; trajectoire du Conseil du 21 janvier 2025 (ajustement sur 7 ans, retour sous 3 % visé en 2029). Sources : Conseil de l'Union européenne ; direction générale du Trésor, 16 avril 2025.

Document 3. Appréciation de la Cour. Le respect du seul plafond de dépenses primaires nettes de 2027 à 2029 serait insuffisant pour revenir sous 3 % de déficit en 2029 : le déficit serait encore de 3,2 points de PIB fin 2029 sous les hypothèses du Gouvernement ; le retour sous 3 % n'est qu'une première étape avant un excédent primaire suffisant pour infléchir durablement le ratio de dette. Source : Cour des comptes, synthèse, juin 2026.

Questions et réponses rédigées

1. Retrouvez l'effort de 89,6 milliards d'euros et exprimez-le en points de PIB. 152,5 (déficit) - 62,9 (déficit stabilisant) = 89,6 milliards d'euros. Avec un PIB implicite d'environ 2 990 milliards d'euros (152,5 / 0,051), cela représente 89,6 / 2 990 = 3,0 points de PIB.

2. Calculez le taux apparent de la dette et comparez-le au taux d'émission. 65,7 / 3 460,5 = 1,9 %, contre 3,35 % à l'émission en 2025. Calcul d'ordre de grandeur : si l'ensemble de la dette était refinancé à 3,35 %, la charge serait d'environ 115,9 milliards d'euros (3 460,5 x 3,35 %), soit près de 3,9 points de PIB, contre 2,2 points en 2025. Cette hypothèse extrême n'est pas une prévision : elle montre le sens du risque, la charge augmente à mesure que les titres anciens sont remplacés.

3. Pourquoi la France est-elle placée sous procédure de déficit excessif ? Son déficit (5,8 % du PIB en 2024, 5,1 % en 2025) dépasse la valeur de référence de 3 %. Le Conseil l'a ouverte le 26 juillet 2024 ; la trajectoire recommandée (7 ans) vise un retour sous 3 % en 2029.

4. Quel risque la Cour souligne-t-elle ? Un « effet boule de neige » si les taux d'intérêt augmentent plus vite que la croissance, et un recul de la confiance des prêteurs si la trajectoire n'est pas crédible. Elle recommande de préciser les objectifs pluriannuels et de viser un excédent primaire.

5. La règle d'or est-elle respectée par la trajectoire visée ? Non. La règle d'or porte sur le solde structurel (corrigé de la conjoncture et des mesures ponctuelles), pas sur le déficit effectif : on ne compare donc pas directement 3 % et 0,5 %. Mais si l'économie est proche de son potentiel en 2029, un déficit effectif de 3 % correspond à un déficit structurel voisin de 3 %, très au-dessus de 0,5 % : la règle d'or reste un objectif de moyen terme. Le PSC réformé et la règle d'or sont deux cadres distincts.

Cas 4 : plan détaillé de question problématisée

Sujet : « Les règles budgétaires européennes garantissent-elles la soutenabilité des finances publiques ? »

Introduction

  • Accroche : la France a un déficit de 5,1 % du PIB en 2025 et une dette de 115,7 % (Cour des comptes, juin 2026), très au-dessus des valeurs de référence de 3 % et de 60 %.
  • Définitions : soutenabilité (capacité à maintenir la dette sans changement brutal de politique), règles budgétaires (Pacte de stabilité et de croissance, règle d'or, semestre européen).
  • Problématique : ces règles sont-elles suffisantes pour contraindre les États et garantir la soutenabilité ?
  • Annonce : un cadre qui discipline et coordonne (I), mais qui ne suffit pas à garantir la soutenabilité (II).

I. Un cadre européen destiné à discipliner et à coordonner

  • A. Les règles : valeurs de référence de 3 % et 60 %, PSC réformé en 2024 (PSMT, trajectoire de dépenses primaires nettes, clauses de sauvegarde), règle d'or, semestre européen.
  • B. Leur effet : procédure de déficit excessif ouverte contre la France le 26 juillet 2024, trajectoire de 7 ans (retour sous 3 % en 2029).

II. Des limites qui subsistent

  • A. La contrainte ne suffit pas : l'écart de 3,0 points de PIB à combler, la charge d'intérêts croissante (77,4 milliards d'euros en 2026) et l'avertissement de la Cour (respecter le plafond de dépenses ne ramène pas le déficit sous 3 % en 2029).
  • B. Le poids des marchés et de la crédibilité : la discipline vient aussi des taux (3,35 % à l'émission en 2025) ; les règles doivent concilier consolidation, investissement et croissance (Keynes : risque d'un resserrement procyclique ; approches libérales : discipline nécessaire).

Conclusion : les règles fixent un cadre et des signaux, mais la soutenabilité dépend d'abord de la crédibilité nationale de la trajectoire. Ouverture : la politique monétaire de la BCE (cours 23).

Cas 5 : note à un décideur

Situation. Le dirigeant d'une PME envisage un emprunt à taux variable pour financer un investissement de dix ans.

Note rédigée. « Le taux moyen auquel l'État emprunte a presque doublé entre 2022 et 2025 (1,70 % puis 3,35 % à l'émission, Cour des comptes, juin 2026), car les anciens titres bon marché sont remplacés par des titres plus chers. Le risque d'effet boule de neige et le cadre européen (procédure de déficit excessif ouverte en 2024, trajectoire visant 3 % en 2029) peuvent peser sur la confiance des prêteurs et donc sur le coût du crédit. Je vous recommande de fixer au moins une partie du taux de votre emprunt, de tester votre plan de financement avec une hausse de taux de un à deux points et de suivre les décisions budgétaires de l'automne. »

Vocabulaire essentiel

TermeDéfinition
Soutenabilité de la detteCapacité de maintenir la dette sans changement brutal de politique
Solde primaireSolde avant paiement des intérêts
Effet boule de neigeHausse de la dette due à un taux d'intérêt supérieur à la croissance
Pacte de stabilité et de croissanceCadre européen de surveillance des finances publiques, réformé en 2024
Plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT)Plan de 4 ou 5 ans, avec trajectoire de dépenses primaires nettes
Dépenses primaires nettesDépenses hors intérêts, hors mesures de recettes, hors chômage conjoncturel
Procédure de déficit excessifProcédure européenne ouverte quand le déficit dépasse 3 %
Règle d'orDéficit structurel limité à 0,5 % du PIB (TSCG)
Semestre européenCycle annuel de coordination des politiques économiques
HCFPHaut Conseil des finances publiques

Points clés à retenir

  1. La soutenabilité dépend de la dette, du solde primaire, du taux d'intérêt et de la croissance.
  2. Si r dépasse g, la dette augmente par effet boule de neige.
  3. Les marchés exigent des taux plus élevés quand la confiance baisse.
  4. Les valeurs de référence restent 3 % (déficit) et 60 % (dette).
  5. Le PSC réformé en 2024 repose sur le PSMT et la trajectoire de dépenses primaires nettes, avec une période d'ajustement de 4 ans, prolongeable à 7.
  6. La règle du vingtième n'existe plus.
  7. La règle d'or (0,5 % de déficit structurel) est distincte de la clause de résilience (1,5 % du PIB).
  8. La France est sous procédure de déficit excessif depuis le 26 juillet 2024.

Pièges fréquents

  1. Présenter la règle du vingtième comme en vigueur : elle a été supprimée par la réforme de 2024.
  2. Confondre règle d'or et clause de résilience : 0,5 % de déficit structurel dans le traité, 1,5 % de marge dans le règlement de 2024.
  3. Dire que le PSC a abandonné les 3 % et 60 % : ces valeurs de référence sont maintenues.
  4. Confondre déficit et déficit structurel ou solde primaire et solde total.
  5. Citer une note de crédit de mémoire : les notations évoluent.
  6. Écrire « les règles imposent le même effort à tous » : la trajectoire est propre à chaque État.
  7. Confondre procédure de déficit excessif et sanction automatique : elle ouvre un calendrier de correction.
  8. Oublier les dates : PSMT de la France en octobre 2024, trajectoire du Conseil le 21 janvier 2025, procédure du 26 juillet 2024.

Q&R pour le tuteur IA

Q : Qu'est-ce que l'effet boule de neige ? R : Quand le taux d'intérêt est supérieur à la croissance du PIB, la dette augmente plus vite que le PIB même sans déficit primaire. Il faut alors un excédent primaire pour la stabiliser.

Q : Quelles sont les valeurs de référence du traité ? R : 3 % du PIB pour le déficit public et 60 % du PIB pour la dette publique (protocole n° 12 annexé aux traités). La réforme de 2024 les maintient.

Q : Comment fonctionne le PSC depuis 2024 ? R : Chaque État présente un plan budgétaire et structurel à moyen terme de 4 ou 5 ans ; le Conseil fixe une trajectoire de dépenses primaires nettes, avec une période d'ajustement de 4 ans prolongeable à 7. La règle du vingtième a été supprimée. Le cadre est entré en vigueur le 30 avril 2024.

Q : Qu'est-ce que la règle d'or ? R : Une règle du TSCG (2012) limitant le déficit structurel à 0,5 % du PIB (1 % si la dette est nettement sous 60 %), avec un mécanisme de correction. En France, la loi organique n° 2012-1403 du 17 décembre 2012 l'a traduite et a créé le Haut Conseil des finances publiques.

Q : Où en est la France ? R : Procédure de déficit excessif ouverte le 26 juillet 2024 ; trajectoire du Conseil du 21 janvier 2025 avec 7 ans d'ajustement et un retour sous 3 % visé en 2029. Déficit de 5,1 % et dette de 115,7 % du PIB en 2025 (Cour des comptes, juin 2026).

Q : Qu'est-ce que le semestre européen ? R : Le cycle annuel de coordination des politiques économiques : analyse par la Commission, plans nationaux, recommandations adoptées par le Conseil. Depuis 2024, il intègre les PSMT et les rapports annuels d'avancement.

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