3.1 Sur le bien-être
| Avantages | Limites |
|---|
| Prix plus bas, plus grande pour les consommateurs | : entreprises et salariés des secteurs exposés (fermetures, chômage localisé) |
| stimulante, gains d'efficacité et d'innovation | Les gains agrégés ne sont automatiquement : la compensation des perdants n'est pas garantie |
| Économies d'échelle, diffusion des technologies | vis-à-vis de l'extérieur (approvisionnements stratégiques) |
3.2 Sur les inégalités
- : les pays émergents ont pu s'insérer dans les échanges et se rapprocher des pays riches, mais des pays spécialisés dans quelques matières premières restent dépendants de leurs cours.
- : selon HOS, le facteur abondant gagne, le facteur rare perd ; dans les pays développés, les travailleurs peu qualifiés des industries exposées peuvent être pénalisés. Le rôle du commerce est par rapport à celui du progrès technique (cours 27).
- Les politiques de peuvent compenser (cours 28 et 30).
3.3 Sur l'environnement
| Effets négatifs | Effets positifs possibles |
|---|
| Transports plus nombreux, associées | Diffusion de techniques et de produits moins polluants |
| Pression sur les ressources, , surexploitation | Spécialisation et gains d'efficacité dans l'usage des ressources |
| : production polluante déplacée vers des pays moins exigeants | Normes élevées qui se diffusent via les exigences des marchés riches |
Réponse de politique publique : le de l'Union européenne, en phase définitive depuis le 1er janvier 2026 (acier, ciment, aluminium, engrais azotés, hydrogène, électricité), vise à éviter que les importations échappent au prix du carbone supporté par les producteurs européens.
Cas 1 : mini-dossier, le commerce extérieur de biens de la France
Balance commerciale de biens (douanes, FAB / FAB) : , , (douane.gouv.fr, résultats annuels 2025, février 2026).
Facture énergétique : de entre 2024 et 2025 ; solde du matériel militaire : (+2,0) ; hors énergie et matériel militaire, le déficit s'est : en 2025, après 43,3 en 2024. Ces soldes par produit sont mesurés CAF/FAB (importations comptées avec le coût, l'assurance et le fret), alors que le solde global de −69,2 milliards du document 1 est FAB/FAB (franco à bord) : ils ne s'additionnent pas pour retrouver −69,2 (le solde global CAF/FAB est de −88,9 milliards, estimation des échanges sous le seuil de déclaration comprise) (douane.gouv.fr ; Direction générale du Trésor, « Résultats du commerce extérieur en 2025 », 6 février 2026).
Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) : phase définitive depuis le (douane.gouv.fr, 23 décembre 2025).
Au 14e sommet ministériel de l'OMC (Yaoundé, 26 au 29 mars 2026), le a expiré le 30 mars 2026, pour la première fois depuis 1998 (sources secondaires concordantes).
Q1. Le déficit commercial prouve-t-il que le libre-échange est défavorable à la France ?
Non. Un solde négatif n'est pas en lui-même la preuve d'une perte de bien-être : selon Ricardo, les gains viennent de la spécialisation, non de l'équilibre des échanges. Pour conclure, il faudrait analyser ce qui est importé (énergie, intermédiaires, biens de consommation), l'effet sur les prix et l'emploi, et la compétitivité (cours 34).
Q2. Que montre le document 2 ?
L'amélioration du solde de 2025 (+10,0 milliards d'euros) vient surtout de la (−11,2 milliards) et, accessoirement, du matériel militaire (+2,0), alors que le déficit (−3,1) : il ne s'agit pas d'un redressement de la compétitivité hors énergie. Les variations s'additionnent à l'arrondi près (11,2 + 2,0 − 3,1 ≈ 10,0), pas les niveaux, mesurés selon deux conventions. Cela renvoie à des dotations en ressources (HOS : la France importe de l'énergie, facteur rare) et aux conditions de concurrence.
Q3. Comment le document 3 s'insère-t-il dans l'analyse environnementale du libre-échange ?
Il répond à la critique de la : sans mécanisme, une production polluante délocalisée échapperait au prix du carbone européen. Il montre qu'une politique commerciale peut un effet négatif du libre-échange, mais aussi créer des tensions avec les partenaires.
Q4. Quelle leçon tirer du document 4 ?
Des règles du libre-échange numérique peuvent : en mars 2026, le moratoire sur les droits de douane relatifs aux transmissions électroniques a expiré. C'est un exemple de du multilatéralisme (cours 35). Situation évolutive : dater.
Cas 2 : l'avantage comparatif de Ricardo (cas fictif)
Heures de travail nécessaires pour produire une unité.
| Drap | Vin |
|---|
| Angleterre | 100 | 120 |
| Portugal | 90 | 80 |
: le Portugal produit les deux biens avec moins de travail. :
| Pour produire 1 drap, on renonce à | Pour produire 1 vin, on renonce à |
|---|
| Angleterre | 100 / 120 = 0,83 vin | 120 / 100 = 1,20 drap |
| Portugal | 90 / 80 = 1,125 vin | 80 / 90 = 0,89 drap |
L'Angleterre a le coût d'opportunité le plus faible pour le (0,83 contre 1,125), le Portugal pour le (0,89 contre 1,20) : chacun a un dans un bien, bien que le Portugal ait un avantage absolu partout.
Dotation en travail : 220 heures pour l'Angleterre (une unité de chaque : 100 + 120 = 220), 170 heures pour le Portugal (90 + 80). Sans échange, chacun produit 1 drap et 1 vin : 2 drap et 2 vin au total.
| Production avec spécialisation | Échange (1 drap contre 1 vin) | Consommation |
|---|
| Angleterre | 220 / 100 = 2,2 drap | Exporte 1 drap, importe 1 vin | (contre 1 et 1) |
| Portugal | 170 / 80 = 2,125 vin | Exporte 1 vin, importe 1 drap | (contre 1 et 1) |
| Total mondial | 2,2 drap et 2,125 vin | | |
| Contre 2 et 2 sans échange | | | |
Les et la production mondiale augmente, à condition que le prix d'échange (1 vin pour 1 drap) soit compris entre les coûts d'opportunité de chacun (0,83 et 1,125 vin par drap). Cas entièrement fictif et très simplifié : les hypothèses (un facteur, coûts constants) ne sont pas réalistes.
Cas 3 : le commerce intra-branche (cas fictif) et plan détaillé
Le pays X exporte pour 100 millions d'euros d'automobiles vers son voisin et en importe pour 80 millions.
Indice de Grubel et Lloyd : 1 − |100 − 80| / (100 + 80) = 1 − 20 / 180 = . L'indice est proche de 1 : le commerce est surtout (échanges croisés d'automobiles), ce que Lassudrie-Duchêne (variété) et Krugman (rendements croissants) expliquent mieux que Ricardo ou HOS.
: « Le libre-échange est-il favorable à tous ? »
: les gains attendus du libre-échange se retrouvent-ils pour tous les pays, les groupes sociaux et l'environnement ?
- Ricardo : spécialisation, gains mutuels (cas fictif).
- HOS : dotations factorielles.
- Lassudrie-Duchêne et Krugman : variété et rendements croissants, commerce intra-branche.
- Gagnants et perdants selon HOS ; secteurs exposés.
- Dépendance des pays spécialisés dans les matières premières.
- Un solde commercial négatif (France, 69,2 milliards d'euros de déficit de biens en 2025, douanes) n'est pas en soi une preuve.
- Fuite de carbone, transports ; réponse : mécanisme d'ajustement carbone aux frontières depuis le 1er janvier 2026.
- Nécessité d'accompagner (formation, redistribution) et de réguler (cours 35 et 36).
: le libre-échange accroît les richesses globales mais pas automatiquement le bien-être de tous ; ses effets dépendent des politiques d'accompagnement.
Note au décideur
À l'attention du directeur d'une entreprise de transformation alimentaire : « Une baisse des droits de douane sur vos produits ouvre des marchés mais expose vos fournisseurs locaux à la concurrence importée. Mesurez la part de vos achats qui provient de secteurs exposés, sécurisez un second approvisionnement et anticipez les exigences environnementales à l'import, notamment l'ajustement carbone aux frontières pour les intrants concernés. »
- : régime d'échanges sans obstacles.
- : production d'un bien avec moins de travail qu'un autre pays.
- : coût d'opportunité le plus faible pour un bien.
- : ce à quoi on renonce pour produire une unité supplémentaire.
- : quantité de facteurs (travail, capital, ressources) dont dispose un pays.
- : échange de produits de branches différentes.
- : échange de produits d'une même branche.
- : demande de variété des consommateurs.
- : baisse du coût unitaire avec la taille de la production.
- : délocalisation d'émissions vers des pays moins contraignants.
- Ricardo : chaque pays gagne à se spécialiser selon son avantage comparatif (coût d'opportunité), même sans avantage absolu.
- HOS : un pays exporte le bien intensif en facteur dont il est abondamment doté ; le commerce crée des gagnants et des perdants.
- Lassudrie-Duchêne et Krugman expliquent le commerce intra-branche (variété, rendements croissants).
- Avantages : prix, variété, concurrence, innovation ; limites : perdants, dépendance, inégalités.
- Environnement : émissions et fuite de carbone ; le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières est en phase définitive depuis le 1er janvier 2026.
- Un déficit commercial ne prouve pas à lui seul que le libre-échange est défavorable.
- En 2025, déficit de biens de 69,2 milliards d'euros (douanes), amélioré par la baisse de la facture énergétique.
- Les situations commerciales mouvantes se citent datées et sans pronostic.
- : la spécialisation suit le second.
- : il faut les coûts d'opportunité.
- : ils expliquent l'inter-branche.
- : les théories prévoient des perdants.
- sans analyser sa nature.
- ou aux autres auteurs.
- que le programme cite explicitement.
- (un facteur, coûts constants).
R : Un pays a intérêt à se spécialiser dans le bien dont le coût d'opportunité est le plus faible et à échanger, même s'il n'a d'avantage absolu dans aucun bien : la production et la consommation mondiales augmentent.
R : Chaque pays exporte le bien intensif en facteur dont il est relativement bien doté et importe l'autre. Le commerce profite au facteur abondant et pénalise le facteur rare, ce qui crée des gagnants et des perdants dans chaque pays.
R : Par la demande de différence (Lassudrie-Duchêne : goût pour la variété) et par les rendements croissants et la concurrence monopolistique (Krugman), qui expliquent le commerce intra-branche.
R : Il crée des perdants dans les secteurs exposés et peut pénaliser les travailleurs peu qualifiés des pays développés ; il peut maintenir des pays dans la dépendance aux matières premières. La compensation n'est pas automatique.
R : Il augmente les transports et peut déplacer les émissions vers des pays moins contraignants (fuite de carbone), mais il peut aussi diffuser des techniques propres. Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières européen tente de corriger la fuite de carbone.
R : Pas directement : un déficit n'est pas une perte de bien-être. Il faut en analyser la composition (énergie, intermédiaires), les effets sur les prix et l'emploi, et la compétitivité.