Marché du travail, formation du salaire et indicateurs d'emploi et de chômage
À retenir
Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 5 « Économie contemporaine », partie 6 « Analyser les déséquilibres sociaux et leur régulation », sous-partie 6.1 « Analyser le marché du travail et ses déséquilibres ».
Pourquoi c'est central à l'examen : l'écrit de 4 h demande d'analyser un dossier documentaire et de traiter une question problématisée. Les statistiques d'emploi et de chômage sont parmi les documents les plus fréquents : il faut savoir lire un taux, nommer la source, distinguer deux définitions du chômage et comparer des pays sans se tromper de mesure.
Les chiffres de ce cours sont datés et sourcés (état au 1er octobre 2026). Ils servent d'illustration : ce qui doit rester, ce sont les définitions et les mécanismes.
01Le marché du travail et la formation du salaire
1.1 L'analyse néoclassique : un marché comme les autres
Dans l'approche néoclassique, le travail est un facteur de production échangé sur un marché où se rencontrent une offre et une demande.
Offre de travail
Demande de travail
Qui
Les ménages (salariés potentiels)
Les entreprises
Logique
Arbitrage entre travail (qui rapporte un revenu) et temps libre
Embaucher tant que le travail supplémentaire rapporte plus qu'il ne coûte
Variable clé
Le salaire réel (salaire nominal rapporté aux prix)
Le salaire réel et la productivité du travail
Réaction au salaire réel
Plus il est élevé, plus l'offre augmente
Plus il est élevé, plus la demande diminue
Le salaire réel d'équilibre égalise offre et demande : toute personne qui accepte ce salaire trouve un emploi. Dans ce cadre, le chômage « volontaire » existe (refus du salaire proposé), mais le chômage durable vient d'un salaire maintenu au-dessus de l'équilibre (salaire minimum, négociation collective, rigidités), ce que le cours 26 détaille.
À retenir
Le programme demande l'approche néoclassique de la formation du salaire. Les autres lectures (keynésienne, institutionnelle) sont reprises dans le cours 26 pour le chômage. Aucun calcul d'équilibre n'est attendu.
1.2 La négociation collective
Dans la réalité, le salaire n'est pas toujours fixé par un « prix de marché » impersonnel. Il résulte aussi d'une négociation entre représentants des salariés (organisations syndicales) et des employeurs, au niveau de l'entreprise, de la branche ou du pays.
Elle fixe des grilles de salaires et des garanties collectives.
Elle introduit un rapport de force : l'employeur a l'avantage quand le chômage est élevé, les salariés quand les compétences sont rares.
Pour les néoclassiques, elle peut maintenir un salaire supérieur à l'équilibre au profit des salariés en place et au détriment des chômeurs. Pour d'autres analyses, elle corrige un déséquilibre de pouvoir entre un salarié isolé et une entreprise.
1.3 Le salaire minimum
Un salaire minimum est un plancher légal de rémunération. En France, c'est le Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance).
Il est revalorisé automatiquement quand l'indice des prix à la consommation des ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie (hors tabac) a augmenté d'au moins 2 % depuis la dernière revalorisation (article L3231-5 du code du travail), en plus de la revalorisation annuelle du 1er janvier. Application datée : au 1er juin 2026, le Smic a été revalorisé de 2,41 %, de 12,02 € à 12,31 € brut de l'heure, soit 1 867,02 € brut par mois à temps plein (service-public.gouv.fr, actualité du 1er juin 2026). C'est un exemple d'indexation : le salaire minimum suit les prix, ce qui protège le pouvoir d'achat des plus bas salaires et alimente, pour certains économistes, une boucle prix-salaires.
Lecture
Effet attendu du salaire minimum
Néoclassique
Si le plancher est au-dessus du salaire d'équilibre, les entreprises demandent moins de travail : risque de chômage, surtout pour les moins qualifiés
Autres analyses
Il soutient le pouvoir d'achat et la demande, réduit la pauvreté au travail et peut améliorer la motivation et la fidélité des salariés
02Les indicateurs sur l'emploi
2.1 Les populations de référence
Catégorie
Définition
Population en âge de travailler
Les 15 à 64 ans (convention de comparaison internationale)
Population active
Personnes en emploi plus chômeurs
Population inactive
Personnes ni en emploi ni au chômage (étudiants, retraités, personnes au foyer, découragés...)
2.2 Les indicateurs de l'emploi demandés par le programme
Indicateur
Formule
Lecture
Taux d'activité
Actifs / population en âge de travailler
Part de la population qui participe au marché du travail
Taux d'emploi
Personnes en emploi / population en âge de travailler
Part de la population qui travaille réellement : meilleur indicateur de la mobilisation de la main-d'œuvre
Sous-emploi
Personnes en emploi à temps partiel qui souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire (et assimilés)
Mesure l'emploi insuffisant : un taux de chômage bas peut cacher un fort sous-emploi
Emplois vacants
Postes libres que l'employeur cherche activement à pourvoir
Mesure la demande de travail non satisfaite : un chômage élevé avec beaucoup d'emplois vacants révèle un problème d'appariement
À retenir
Le taux d'emploi est généralement plus parlant que le taux de chômage pour comparer deux pays : le taux de chômage ne compte que les actifs, donc il baisse si des chômeurs découragés sortent de la population active.
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Le Bureau international du travail (BIT) fixe une définition commune à tous les pays, utilisée par l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) à partir de l'enquête Emploi. Un chômeur au sens du BIT est une personne de 15 ans ou plus qui remplit trois conditions cumulatives (définition de l'INSEE) :
être sans emploi pendant la semaine de référence ;
être disponible pour travailler dans les deux semaines ;
avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines, ou en avoir trouvé un qui commence dans les trois mois.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et la population active (et non la population totale).
3.2 Le chômage au sens du ministère du Travail
Il s'agit des demandeurs d'emploi inscrits à France Travail (qui a remplacé Pôle emploi le 1er janvier 2024, loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi), publiés par la Dares (service statistique du ministère du Travail), répartis en catégories A, B et C :
A : sans activité, tenus de rechercher un emploi ;
B : en activité réduite courte ;
C : en activité réduite longue.
Cette mesure répond à une logique administrative (inscription, droits, accompagnement), non à une définition statistique internationale. Elle diffère de la mesure du BIT et n'est pas comparable entre pays.
À retenir
Rupture de séries : depuis début 2025, l'inscription automatique des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) et des jeunes suivis en mission locale et la modification des règles d'actualisation rompent les séries brutes des inscrits ; les bénéficiaires du RSA en attente d'orientation sont placés dans deux nouvelles catégories, F et G (Dares et France Travail, février 2025). La Dares publie des évolutions corrigées de ces effets. Un chiffre brut de 2025 ou 2026 ne se compare donc pas à celui de 2023.
3.3 Le halo autour du chômage
Le halo du chômage regroupe les personnes sans emploi qui souhaitent travailler mais ne sont pas comptées comme chômeurs : soit elles ne recherchent pas activement un emploi, soit elles ne sont pas disponibles rapidement. Elles sont inactives au sens du BIT, mais proches du marché du travail.
Mesure
Chômage BIT
Halo
Veulent un emploi
Oui
Oui
Recherchent activement
Oui
Non (ou non disponibles)
Comptées dans la population active
Oui
Non
Pourquoi le suivre : un découragement (renoncer à chercher faute d'espoir) fait baisser le taux de chômage sans améliorer la situation réelle des personnes.
04Lire et comparer : l'analyse de données statistiques
4.1 Méthode de lecture d'un tableau
Identifier la source, le champ (pays, tranche d'âge), la date, l'unité (% de quelle population ?).
Distinguer niveau, variation en points et variation en % : un taux qui passe de 8,1 % à 8,3 % augmente de 0,2 point.
Comparer à la bonne mesure : BIT avec BIT, France Travail avec France Travail.
Rapprocher plusieurs indicateurs (activité, emploi, chômage, halo, sous-emploi) avant de conclure.
Dater : un chiffre n'est vrai qu'à sa date et pour sa source.
4.2 Comparer des pays
Utiliser le même indicateur (BIT, pour les comparaisons internationales) et la même tranche d'âge.
Rapprocher le taux de chômage et le taux d'emploi : un pays peut avoir un faible chômage et un faible taux d'emploi si beaucoup de personnes sont inactives.
Se méfier des écarts de définition (temps partiel, statut des étudiants, politique d'activation).
Exemples corrigés
Cas 1 : mini-dossier documentaire sur le marché du travail français
Document 1. Chômage et emploi en France, 2e trimestre 2026 (INSEE, Informations rapides n° 192, 7 août 2026) : taux de chômage au sens du BIT 8,3 % (+0,2 point sur le trimestre, +0,7 point sur un an), soit 2,7 millions de chômeurs ; 15 à 24 ans : 21,6 % ; taux d'emploi des 15 à 64 ans 69,0 % ; taux d'activité 75,4 % ; halo autour du chômage : environ 1,9 million de personnes (4,4 % des 15 à 64 ans) ; 671 000 chômeurs depuis au moins un an.
Document 2. Zone euro : taux de chômage 6,4 % en juillet 2026, contre 6,3 % un an plus tôt (Eurostat, communiqué du 1er septembre 2026, rapporté par la presse).
Document 3. Smic au 1er juin 2026 : 12,31 € brut de l'heure, après revalorisation de 2,41 % (service-public.gouv.fr).
Document 4. Précision de méthode : depuis le 1er janvier 2025, l'inscription automatique à France Travail des bénéficiaires du RSA et des jeunes suivis en mission locale, ainsi que de nouvelles règles d'actualisation, rompent les séries des demandeurs d'emploi inscrits (Dares et France Travail, février 2025). Selon l'INSEE, ces inscriptions ont aussi pu relever un peu le taux d'activité, donc le chômage au sens du BIT (Note de conjoncture, 10 septembre 2026).
Questions et réponses
Q1. Que mesure le taux de 8,3 % et sur quelle base se compare-t-il au document 2 ?
Il mesure la part des chômeurs au sens du BIT dans la population active de 15 ans ou plus, au 2e trimestre 2026 (INSEE). Le document 2 utilise la même logique internationale (Eurostat harmonise sur la définition du BIT), la comparaison est donc légitime : la France se situe 1,9 point au-dessus de la zone euro (8,3 % contre 6,4 %), à des dates voisines mais non identiques (trimestre contre mois). Il faut le signaler.
Q2. Les 2,7 millions de chômeurs et les 1,9 million du halo forment-ils 4,6 millions de chômeurs ?
Non. Le halo est constitué de personnes inactives au sens du BIT : on ne les additionne pas aux chômeurs pour calculer le taux de chômage. On peut en revanche dire que le sous-emploi au sens large du marché du travail dépasse le seul chômage : 2,7 millions de chômeurs, plus environ 1,9 million de personnes proches du marché du travail.
Q3. Les taux d'emploi (69,0 %) et d'activité (75,4 %) sont-ils cohérents avec le taux de chômage ?
Oui, à une nuance de champ près. La différence entre activité et emploi, 6,4 points de la population des 15 à 64 ans, correspond à la part des chômeurs dans cette population. Rapportée aux actifs : 6,4 / 75,4, soit environ 8,5 %, un peu plus que 8,3 %. L'écart tient à des champs différents (le taux de chômage publié couvre les 15 ans ou plus, les taux d'activité et d'emploi les 15 à 64 ans) et aux arrondis. À signaler en copie, sans s'y attarder.
Q4. Pourquoi ne pas comparer le nombre d'inscrits à France Travail de 2026 à celui de 2023 ?
À cause de la rupture de séries du document 4 : une partie de la hausse tient au changement de règle d'inscription, non à la situation réelle du marché du travail. On utilise soit la mesure du BIT, soit les évolutions corrigées de la Dares.
Q5. Pourquoi le Smic du document 3 intéresse-t-il l'analyse du marché du travail ?
C'est un salaire plancher indexé sur les prix. Dans l'analyse néoclassique, un plancher supérieur à l'équilibre peut peser sur l'emploi peu qualifié ; dans d'autres analyses, il soutient le pouvoir d'achat. Les documents ne permettent pas de trancher : il faudrait des études d'impact.
Cas 2 : calcul des indicateurs sur un pays fictif
Pays fictif « Alpha », en milliers. Population de 15 à 64 ans : 1 000 ; personnes en emploi : 700 ; chômeurs au sens du BIT : 70 ; personnes du halo : 40 ; personnes en emploi à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles : 35.
Indicateur
Calcul
Résultat
Population active
700 + 70
770
Taux d'activité
770 / 1 000
77,0 %
Taux d'emploi
700 / 1 000
70,0 %
Taux de chômage
70 / 770
9,1 %
Halo, en % des 15 à 64 ans
40 / 1 000
4,0 %
Sous-emploi, en % des personnes en emploi
35 / 700
5,0 %
Si les 40 personnes du halo reprenaient une recherche active et étaient disponibles, elles deviendraient chômeurs : le chômage passerait à 110 sur une population active de 810, soit 13,6 %, sans qu'aucun emploi ne disparaisse. Le taux de chômage mesure donc aussi une frontière statistique entre chômage et inactivité.
Cas 3 : plan détaillé d'une question problématisée
Sujet : « Le taux de chômage suffit-il à rendre compte de la situation d'un marché du travail ? »
Problématique : un seul indicateur peut-il résumer la sous-utilisation de la main-d'œuvre, ou faut-il croiser plusieurs mesures ?
I. Le taux de chômage, un indicateur normalisé mais partiel
Définition du BIT (trois conditions cumulatives, définition de l'INSEE) : comparabilité internationale.
Illustration datée : 8,3 % en France au 2e trimestre 2026 contre 6,4 % dans la zone euro en juillet 2026.
Limites : ne compte que les actifs, sensible au découragement, frontière chômage-inactivité.
II. Compléter par d'autres indicateurs
Taux d'emploi et d'activité : 69,0 % et 75,4 % (15 à 64 ans, INSEE, 2e trimestre 2026).
Halo (environ 1,9 million), sous-emploi, emplois vacants : mesurent ce que le taux de chômage ne voit pas.
Chômage au sens du ministère du Travail : utile pour l'action publique, non comparable internationalement, séries rompues depuis 2025.
III. Une lecture économique : comparer, dater, nuancer
Rapprocher les indicateurs avant de conclure ; ne pas confondre points et pourcentages.
Relier aux analyses théoriques (cours 26) : un même chiffre se lit différemment selon l'école.
Conclusion : le taux de chômage est nécessaire mais insuffisant ; un diagnostic fiable croise plusieurs indicateurs, avec leur source et leur date.
Note au décideur
À l'attention du directeur d'une entreprise industrielle qui implante un site : « Le taux de chômage national de 8,3 % (INSEE, 2e trimestre 2026) ne vous dit pas si vous trouverez des opérateurs qualifiés. Regardez le taux d'emploi local, les emplois vacants de votre secteur et le halo autour du chômage : un taux de chômage élevé peut coexister avec des difficultés de recrutement, signe d'un défaut d'appariement entre qualifications offertes et demandées. Complétez par une étude locale avant de dimensionner vos recrutements. »
Vocabulaire essentiel
Population active : personnes en emploi plus chômeurs.
Taux d'activité : actifs rapportés à la population en âge de travailler.
Taux d'emploi : personnes en emploi rapportées à la population en âge de travailler.
Chômeur au sens du BIT : sans emploi, disponible, ayant cherché activement un emploi.
Halo du chômage : personnes sans emploi qui souhaitent travailler mais ne sont pas comptées comme chômeurs.
Sous-emploi : emploi à temps partiel subi.
Emploi vacant : poste libre que l'employeur cherche à pourvoir.
Demandeur d'emploi inscrit (catégories A, B, C) : mesure administrative de France Travail publiée par la Dares.
Salaire minimum : plancher légal de rémunération (Smic en France).
Indexation : revalorisation automatique en fonction de l'évolution des prix.
Négociation collective : détermination des salaires et des conditions de travail par accord entre représentants des salariés et employeurs.
Points clés à retenir
Dans l'analyse néoclassique, le salaire réel d'équilibre égalise offre et demande de travail ; un salaire durablement supérieur crée du chômage.
Le salaire résulte aussi de la négociation collective et du salaire minimum.
Le Smic est indexé sur les prix ; au 1er juin 2026 il est de 12,31 € brut de l'heure (service-public.gouv.fr).
Taux d'emploi = en emploi / population de 15 à 64 ans ; taux d'activité = actifs / même population ; taux de chômage = chômeurs / actifs.
Un chômeur au sens du BIT cumule trois conditions : sans emploi, disponible, recherche active.
Le chômage au sens du ministère du Travail (France Travail, catégories A, B, C) est administratif et non comparable entre pays ; ses séries sont rompues depuis 2025.
Le halo, le sous-emploi et les emplois vacants complètent le taux de chômage.
En France, 8,3 % de chômage au 2e trimestre 2026 et 69,0 % de taux d'emploi (INSEE) ; toujours citer source et date.
Pièges fréquents
Confondre taux d'emploi et taux d'activité : le premier ne compte que les personnes en emploi.
Calculer le taux de chômage sur la population totale : le dénominateur est la population active.
Additionner chômeurs et halo : le halo est inactif au sens du BIT.
Comparer BIT et inscrits à France Travail : deux mesures, deux logiques.
Ignorer la rupture de séries de 2025 pour les demandeurs d'emploi inscrits.
Parler de « points » pour des pourcentages : de 8,1 % à 8,3 %, c'est +0,2 point (et non +0,2 %).
Écrire « actuellement » devant un chiffre : toujours une date et une source.
Conclure d'un taux de chômage bas à un marché du travail sain : un fort sous-emploi ou un faible taux d'emploi peut coexister.
Q&R pour le tuteur IA
Q : Quelle est la différence entre le taux d'emploi et le taux d'activité ?
R : Le taux d'activité rapporte les actifs (en emploi plus chômeurs) à la population de 15 à 64 ans ; le taux d'emploi ne retient que les personnes en emploi. L'écart entre les deux correspond à la part de chômeurs dans cette population.
Q : Comment le BIT définit-il un chômeur ?
R : Une personne de 15 ans ou plus sans emploi pendant la semaine de référence, disponible dans les deux semaines et qui a cherché activement un emploi dans les quatre dernières semaines (ou en a trouvé un qui commence dans les trois mois).
Q : Pourquoi le chômage BIT et les inscrits à France Travail diffèrent-ils ?
R : Le premier est une mesure statistique d'enquête, comparable entre pays ; le second compte des inscriptions administratives, qui dépendent des règles (obligation d'inscription, inscription automatique depuis 2025). Les deux répondent à des objectifs différents.
Q : Qu'est-ce que le halo autour du chômage et pourquoi est-il utile ?
R : Ce sont des personnes sans emploi qui souhaitent travailler mais ne remplissent pas toutes les conditions du BIT (pas de recherche active ou pas disponibles). Il révèle une sous-utilisation de la main-d'œuvre que le taux de chômage ne voit pas, notamment en cas de découragement.
Q : Comment le salaire minimum agit-il sur l'emploi selon les néoclassiques ?
R : S'il est fixé au-dessus du salaire d'équilibre, la demande de travail diminue et l'offre augmente : un chômage apparaît, surtout pour les moins qualifiés. D'autres analyses insistent sur ses effets positifs sur la demande et la pauvreté au travail.
Q : Peut-on comparer le chômage de la France (8,3 %) à celui de la zone euro (6,4 %) ?
R : Oui, sous réserve de rappeler les sources (INSEE pour le 2e trimestre 2026, Eurostat pour juillet 2026) et les dates différentes. Les deux reposent sur la définition du BIT.
Tu as lu le cours. Passe maintenant à la pratique :
Économie DCG (UE5) : Emploi, inégalités et mondialisation
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