La science économique, les agents, la valeur ajoutée et la répartition primaire
À retenir
Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 5 « Économie contemporaine », partie 1 « Appréhender les fondements de la science économique », sous-partie 1.1 « Identifier l'objet de la science économique ».
Pourquoi c'est central à l'examen : l'écrit de 4 h associe un dossier documentaire et une question problématisée. Pour lire n'importe quel document (statistique, extrait de presse, décision publique), il faut savoir qui sont les agents, ce qu'est une richesse créée (la valeur ajoutée) et comment elle se partage. Ce vocabulaire sert dans tous les autres cours de l'UE.
01L'objet de la science économique : une science de la rareté
1.1 Définition retenue au programme
Le programme demande de limiter l'approche à celle de l'école néoclassique : l'économie est la science qui étudie comment des agents allouent des ressources rares à des usages alternatifs pour satisfaire des besoins illimités. Les autres approches (marxiste, keynésienne, courants libéraux plus récents) sont vues au cours 03 ; on n'en parle pas ici.
Trois idées structurent cette définition :
La rareté : les ressources (travail, capital, ressources naturelles, temps) sont disponibles en quantité limitée, alors que les besoins sont, eux, perçus comme illimités. La rareté n'est pas la pénurie : un bien est rare dès qu'il faut renoncer à autre chose pour l'obtenir, même s'il est abondant en rayon.
Le choix : puisqu'on ne peut tout avoir, il faut arbitrer. Tout choix a un coût d'opportunité : la valeur de la meilleure alternative abandonnée. Un étudiant qui passe une soirée à réviser renonce, par exemple, à une soirée de loisir ; ce renoncement est le coût réel de son choix.
La rationalité : l'agent est supposé comparer les avantages et les coûts de ses options et choisir celle qui lui convient le mieux compte tenu de ses contraintes. C'est une hypothèse de travail, pas une description de tous les comportements.
1.2 Questions fondamentales et niveaux d'analyse
Toute société, parce qu'elle fait face à la rareté, doit répondre à trois questions : que produire, comment produire, pour qui produire. Les mécanismes de marché, l'État ou la coutume y répondent différemment selon les systèmes économiques.
Niveau
Objet d'étude
Exemple de question
Microéconomie
Comportements individuels (ménage, entreprise) et marchés particuliers
On distingue aussi l'économie positive (décrire et expliquer ce qui est : « le chômage augmente ») de l'économie normative (dire ce qui devrait être : « il faut baisser les impôts »). À l'écrit, un jugement normatif doit toujours être argumenté et attribué à une analyse ou à un courant.
02Les agents économiques et les secteurs institutionnels
2.1 Les « 5 + 1 » secteurs institutionnels
La comptabilité nationale regroupe les unités économiques en secteurs institutionnels selon leur fonction principale. Il y en a cinq résidents, plus le reste du monde.
Secteur
Qui ?
Fonctions principales au programme
Sociétés non financières
Entreprises qui produisent des biens et services marchands non financiers
Production marchande ; consommations intermédiaires ; investissement
Sociétés financières
Banques, assurances, fonds de placement
Production de services financiers (collecte de l'épargne, crédit, assurance)
Administrations publiques
État, organismes de Sécurité sociale, collectivités locales
Production de services non marchands ; consommation finale collective et individualisable
Ménages
Les individus et les entrepreneurs individuels
Consommation finale ; offre de travail ; épargne ; production des entrepreneurs individuels
Institutions sans but lucratif au service des ménages
Associations, syndicats, partis, fondations (financées surtout par dons et cotisations)
Production non marchande ; consommation finale
Reste du monde
Unités non résidentes qui échangent avec la France
Importation (vend à l'économie nationale), exportation (achète à l'économie nationale)
Le programme limite l'étude aux quatre fonctions : production, consommation finale, importation, exportation. La redistribution et le financement relèvent d'autres cours (cours 10 à 12, 17 et 30).
2.2 Production marchande et non marchande, consommation finale et intermédiaire
La production est marchande quand elle est vendue à un prix qui couvre l'essentiel de ses coûts (entreprises). Elle est non marchande quand elle est fournie gratuitement ou à un prix symbolique (école publique, police) ; faute de prix de marché, on la valorise à son coût de production.
La consommation finale est l'usage de biens et services pour satisfaire directement des besoins (ménages, administrations). La consommation intermédiaire est l'usage de biens et services qui sont transformés ou détruits dans un processus de production.
Un même bien peut être consommation finale ou intermédiaire selon l'usage : la farine achetée par un particulier, la farine achetée par un boulanger.
2.3 Le circuit économique
Le circuit économique représente les flux entre agents, sous deux formes qui se répondent :
Flux
Sens
Contrepartie monétaire
Biens et services
Entreprises vers ménages, administrations, reste du monde
Dépenses de consommation, recettes d'exportation
Travail et capital
Ménages vers entreprises
Revenus (salaires, profits, intérêts)
Épargne
Ménages vers sociétés financières
Dépôts, placements ; retour sous forme de crédits aux agents qui investissent
Prélèvements et prestations
Agents vers administrations, puis retour
Impôts et cotisations, puis prestations et dépenses publiques
Échanges internationaux
Reste du monde vers l'économie nationale et inversement
Importations et exportations
Le circuit rappelle qu'une dépense est le revenu de quelqu'un d'autre : les dépenses de consommation des ménages sont des recettes pour les entreprises, qui versent des revenus aux ménages, etc. Ce bouclage prépare les trois approches du PIB (cours 13).
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3.1 Définition et calcul par l'approche production
La valeur ajoutée (VA) est la richesse nouvelle créée par une unité de production. Le programme privilégie l'approche par la production :
À retenir
Valeur ajoutée = production − consommations intermédiaires
La production d'une entreprise marchande comprend les ventes, la production stockée et la production immobilisée (réalisée pour elle-même).
Les consommations intermédiaires sont les biens et services achetés à d'autres unités et entièrement consommés ou transformés dans l'exercice (matières, énergie, sous-traitance, services). Elles excluent le capital fixe (machines, bâtiments), qui s'use sur plusieurs périodes.
On parle de VA brute avant déduction de la consommation de capital fixe (l'usure du capital), et de VA nette après cette déduction. Sans précision, on raisonne en VA brute.
3.2 Pourquoi pas le chiffre d'affaires ?
Additionner des chiffres d'affaires compterait plusieurs fois la même richesse : le blé est compté dans le prix de la farine, qui est comptée dans le prix du pain. La valeur ajoutée évite les doubles comptages : chaque stade ne compte que ce qu'il apporte.
Stade
Production
Consommations intermédiaires
Valeur ajoutée
Agriculteur
100
20
80
Meunier
150
100
50
Boulanger
260
150
110
Le chiffre d'affaires cumulé (510) est trompeur ; la VA cumulée (240) est la richesse créée par la filière. Cet exemple (fictif) est détaillé dans les exemples corrigés.
3.3 Limites
Pour les administrations, la production non marchande est valorisée à son coût (rémunération des agents, consommations intermédiaires, consommation de capital fixe) : la VA publique mesure donc surtout des coûts, non une valeur de marché.
La VA ne mesure pas les activités sans marché (travail domestique, bénévolat) ni les dégâts environnementaux (cours 13 et 15).
La VA de la comptabilité nationale n'est pas la VA reconstituée par l'analyse financière d'une entreprise : le principe est voisin, les retraitements diffèrent (voir UE 6, hors programme UE 5).
04La répartition primaire des revenus
La valeur ajoutée est partagée entre ceux qui ont contribué à la produire, avant toute intervention redistributive. C'est la répartition primaire.
Part de la VA
Bénéficiaire
Nature
Rémunération des salariés
Salariés, organismes sociaux
Salaires bruts et cotisations sociales à la charge de l'employeur
Impôts sur la production (nets des subventions d'exploitation)
Administrations publiques
Impôts dus au titre de l'activité, indépendamment des bénéfices
Mélange de rémunération du travail et du capital, qui ne se sépare pas
À retenir
VA brute = rémunération des salariés + impôts sur la production nets de subventions + excédent brut d'exploitation (ou revenu mixte brut).
On parle de partage de la valeur ajoutée pour le rapport entre rémunération des salariés et VA (part des salaires) d'un côté, EBE et VA de l'autre (part des profits). Ce partage est un enjeu de négociation et de théorie (cours 03 et 29).
La répartition secondaire (impôts sur le revenu, cotisations, prestations) corrige ensuite la répartition primaire : c'est la redistribution, étudiée au cours 30.
05Tertiarisation et désindustrialisation
5.1 Définitions
La tertiarisation est l'augmentation de la part des services dans l'emploi et dans la valeur ajoutée d'une économie, au détriment de l'agriculture et de l'industrie.
La désindustrialisation est le recul de la part de l'industrie dans l'emploi et la valeur ajoutée ; elle est relative si la part baisse alors que la production industrielle progresse, absolue si la production elle-même baisse.
5.2 Les causes
Cause
Mécanisme
Gains de productivité
L'industrie produit autant avec moins de travail ; ses prix relatifs baissent et elle emploie moins
Évolution de la demande
Quand le niveau de vie s'élève, la demande se porte davantage vers les services (santé, loisirs, éducation)
Externalisation
Les entreprises industrielles achètent à l'extérieur des services (nettoyage, informatique, transport) qu'elles produisaient en interne : l'emploi est reclassé en services sans que l'activité ait réellement disparu
Concurrence internationale
Les productions industrielles les plus exposées sont délocalisées ou perdues face à des producteurs à moindre coût
5.3 Les enjeux
La tertiarisation n'est pas un mal en soi, mais la désindustrialisation pose des questions : déficit de la balance commerciale en biens, emplois peu qualifiés supprimés, perte de capacités de production (dépendance en période de crise), moindre effort de recherche privé (l'industrie concentre une grande part de la recherche). À l'inverse, les services s'intègrent de plus en plus à l'industrie (services associés aux produits), ce qui brouille la frontière entre secteurs.
À retenir
Hors programme UE 5 : la mesure fine des « branches » (nomenclatures) et les tableaux entrées-sorties.
Exemples corrigés
Cas 1 : calculer une valeur ajoutée et la répartir (cas fictif)
Cas fictif, données arrondies pour le calcul. Une filière du pain comprend un agriculteur, un meunier et un boulanger. L'agriculteur vend du blé au meunier pour 100 et a acheté 20 d'engrais à l'étranger. Le meunier vend de la farine au boulanger pour 150. Le boulanger vend le pain aux ménages pour 260 et a acheté pour 150 de farine (au meunier). Chez le boulanger, la VA se répartit ainsi : rémunération des salariés 60, impôts sur la production nets 5, le reste étant l'EBE.
Questions.
Calculer la VA de chaque stade et celle de la filière.
Pourquoi la somme des VA (240) ne vaut-elle pas 260, la valeur du pain vendu aux ménages ?
Calculer l'EBE du boulanger et la part des salaires dans sa VA.
Le pain vaut 260 pour le consommateur final, mais 20 d'engrais ont été importés : ils sont de la richesse créée à l'étranger (reste du monde), non par la filière nationale. 260 − 20 = 240 : on retrouve la VA nationale.
EBE du boulanger = 110 − 60 − 5 = 45. Part des salaires : 60 / 110, soit 54,5 % de la VA ; part de l'EBE : 40,9 % ; le solde, 4,5 %, revient à l'État sous forme d'impôts sur la production.
À retenir
Contrôle : 60 + 5 + 45 = 110, qui est bien la VA du boulanger.
Cas 2 : mini-dossier documentaire, ménages et reste du monde en France
Document 1. Taux d'épargne des ménages : 17,9 % en 2025, contre 18,5 % en 2024 ; 17,2 % au deuxième trimestre 2026. Source : INSEE, comptes de la Nation 2025 (29 mai 2026) et Informations rapides n° 212 (28 août 2026).
Document 2. Solde de la balance commerciale de biens (douanes) : −69,2 Md€ en 2025, après −79,3 Md€ en 2024 et −98,4 Md€ en 2023. Source : douane.gouv.fr, résultats annuels 2025 (février 2026).
Document 3. Croissance du produit intérieur brut (PIB) en volume : +1,6 % en 2023, +1,5 % en 2024 (valeur révisée), +0,8 % en 2025. Source : INSEE, comptes de la Nation en 2025, 29 mai 2026.
Questions.
À quels secteurs institutionnels se rapportent les documents 1 et 2 ? Quelle fonction est en jeu ?
Que mesure le taux d'épargne et que peut-on dire de son évolution ?
Que traduit un solde commercial négatif et en quoi le document 2 nourrit-il le débat sur la désindustrialisation ?
Réponses.
Le document 1 concerne le secteur des ménages (fonction de consommation finale : l'épargne est la part du revenu disponible qui n'est pas consommée). Le document 2 concerne le reste du monde (importations et exportations de biens).
Le taux d'épargne est la part de l'épargne dans le revenu disponible brut. Il baisse de 0,6 point de 2024 à 2025 (18,5 % à 17,9 %), puis de 0,7 point entre 2025 et le deuxième trimestre 2026 (17,9 % à 17,2 %). Les ménages consomment donc une part un peu plus grande de leur revenu, mais l'épargne reste élevée : les chiffres s'interprètent avec l'inflation et l'incertitude (cours 10).
Un solde négatif signifie que la France importe plus de biens qu'elle n'en exporte : elle consomme et investit en partie des productions étrangères. Le déficit s'est réduit de 98,4 à 69,2 Md€ entre 2023 et 2025, mais il persiste ; il est compatible avec la thèse d'un affaiblissement de la base industrielle, sans le démontrer à lui seul (le solde dépend aussi du prix de l'énergie et du cycle).
Cas 3 : plan détaillé d'une question problématisée
Sujet.La désindustrialisation est-elle un problème pour une économie tertiarisée ?
Problématique. Si la hausse des services accompagne naturellement l'élévation du niveau de vie, pourquoi le recul de l'industrie suscite-t-il des inquiétudes économiques et politiques ?
Partie
Arguments
Illustrations
I. Un mouvement largement naturel
Gains de productivité industriels ; demande qui se déplace vers les services quand les revenus augmentent ; part de l'externalisation (effet statistique)
Filière du pain : des services (livraison, comptabilité) appartiennent désormais à d'autres unités que l'industrie
II. Mais un risque pour l'économie nationale
Déficit commercial en biens ; perte de capacités productives en cas de crise ; recherche privée concentrée dans l'industrie ; emplois ouvriers supprimés
Solde de biens de −69,2 Md€ en 2025 (douanes, février 2026) ; dépendance révélée en période de tension sur les approvisionnements
III. Un enjeu de politique économique
Soutenir l'industrie (qualification, innovation, énergie) sans nier le rôle des services ; distinguer industrie et services à l'industrie
Services intégrés aux produits ; retour du thème de la souveraineté (cours 32)
Conclusion argumentée. La désindustrialisation n'est pas une anomalie : elle résulte pour l'essentiel de la productivité et de l'évolution de la demande. Elle devient un problème lorsqu'elle s'accompagne d'une dépendance commerciale durable et d'une perte de compétences que les services ne remplacent pas. La question n'est donc pas « industrie ou services », mais la place de la France dans les chaînes de valeur (cours 32).
Vocabulaire essentiel
Terme
Définition
Rareté
Insuffisance des ressources par rapport aux besoins, qui oblige à choisir
Coût d'opportunité
Valeur de la meilleure alternative abandonnée quand on fait un choix
Secteur institutionnel
Regroupement d'unités économiques selon leur fonction principale (5 résidents + reste du monde)
Consommation intermédiaire
Biens et services transformés ou détruits dans le processus de production
Valeur ajoutée
Production moins consommations intermédiaires : richesse créée par l'unité
EBE
Excédent brut d'exploitation : part de la VA qui rémunère le capital
Répartition primaire
Partage de la VA entre salariés, État et capital avant toute redistribution
Tertiarisation
Hausse de la part des services dans l'emploi et la VA
Désindustrialisation
Recul de la part de l'industrie dans l'emploi et la VA
Points clés à retenir
La science économique, au sens néoclassique, étudie l'allocation de ressources rares à des usages alternatifs ; tout choix a un coût d'opportunité.
On distingue microéconomie (agents et marchés) et macroéconomie (grandeurs d'ensemble), ainsi que économie positive et normative.
Les 5 + 1 secteurs institutionnels sont les sociétés non financières, les sociétés financières, les administrations publiques, les ménages, les institutions sans but lucratif au service des ménages, plus le reste du monde.
Au programme, chaque secteur s'étudie par ses fonctions : production, consommation finale, importation, exportation.
Valeur ajoutée = production − consommations intermédiaires ; elle évite le double comptage du chiffre d'affaires.
La VA se répartit entre rémunération des salariés, impôts sur la production nets de subventions et excédent brut d'exploitation (ou revenu mixte).
La répartition primaire précède la redistribution ; l'écart entre les deux mesure l'action de l'État.
La tertiarisation s'explique par la productivité, l'évolution de la demande, l'externalisation et la concurrence internationale.
Pièges fréquents
Confondre rareté et pénurie : un bien abondant mais payant est rare au sens économique.
Additionner des chiffres d'affaires pour mesurer la richesse créée au lieu de passer par la valeur ajoutée.
Classer les entrepreneurs individuels dans les sociétés non financières : ils relèvent du secteur des ménages.
Oublier le reste du monde comme secteur : il n'est pas un agent « extérieur au circuit ».
Traiter la désindustrialisation comme un déclin absolu alors qu'elle est souvent relative, et ignorer l'effet de l'externalisation.
Confondre répartition primaire et redistribution : la première précède l'impôt et les prestations.
Enseigner les autres approches de la science économique à la place de la rareté : en 1.1, le cadre est néoclassique (le reste est en 1.2).
Donner un chiffre sans date ni source : tout chiffre de dossier s'écrit avec son millésime et l'organisme producteur.
Q&R pour le tuteur IA
Q : Que signifie « science de la rareté » ?
R : L'économie étudie comment des agents choisissent entre des usages concurrents de ressources limitées pour satisfaire des besoins illimités ; cette rareté impose de faire des choix qui ont un coût d'opportunité.
Q : Quels sont les secteurs institutionnels et leurs fonctions principales ?
R : Sociétés non financières (production marchande de biens et services non financiers), sociétés financières (production de services financiers), administrations publiques (production non marchande et consommation finale), ménages (consommation finale), institutions sans but lucratif au service des ménages (production non marchande), reste du monde (importations et exportations).
Q : Comment calcule-t-on la valeur ajoutée ?
R : Par l'approche production : valeur de la production moins valeur des consommations intermédiaires. Exemple fictif : un boulanger produit 260 et consomme 150 de farine : sa VA est de 110.
Q : Comment la valeur ajoutée est-elle répartie ?
R : Entre la rémunération des salariés (salaires bruts et cotisations employeur), les impôts sur la production nets de subventions et l'excédent brut d'exploitation (ou le revenu mixte pour les entrepreneurs individuels). C'est la répartition primaire.
Q : Pourquoi la tertiarisation n'est-elle pas forcément synonyme de déclin industriel ?
R : Parce qu'elle vient en partie de gains de productivité et de l'évolution de la demande, ainsi que de l'externalisation de services qui étaient comptés dans l'industrie. Elle devient un problème quand elle s'accompagne de dépendance commerciale et de perte de capacités productives.
Q : Peut-on citer un taux d'épargne dans une copie ?
R : Oui, à condition de donner la date et la source : par exemple 17,9 % en 2025 (INSEE, comptes de la Nation, 29 mai 2026). Le chiffre illustre un mécanisme, il ne le remplace pas.
Tu as lu le cours. Passe maintenant à la pratique :
Économie DCG (UE5) : Fondements, marchés et financement de l'économie
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