Concours ATSEM : hygiène, sécurité et santé

Cette fiche fait partie du pack Concours ATSEM 2027

Quiz, textes à trous et flashcards sur ce chapitre et les 37 autres, avec un tuteur IA. Paiement unique, 29 €.

Voir le pack

Défie ta promo

10 questions sur toute la matière. Tu joues d'abord, puis tu envoies le lien sur le groupe de ta promo.

Bionettoyage et entretien des locaux en école maternelle

À retenir

Pourquoi c'est au concours : à l'écrit du CDG44 (session 2023), la question « Le bionettoyage » n'a recueilli que 20 % de bonnes réponses. Le QCM propose plusieurs affirmations dont plusieurs sont exactes : un oubli ou une affirmation fausse cochée donne 0 à la question. Il faut donc connaître la définition, l'ordre des opérations et les règles d'emploi des produits sans approximation.

01Définitions : nettoyage, désinfection, bionettoyage

  • Nettoyer : éliminer les salissures visibles (poussières, traces, graisses) par une action mécanique (frottement) et chimique (détergent), avec de l'eau. Un détergent nettoie mais ne désinfecte pas (INRS).
  • Désinfecter : éliminer ou tuer les micro-organismes présents sur une surface inerte. Le résultat est momentané (la surface se recontamine) et la désinfection n'est efficace que sur une surface préalablement nettoyée.
  • Bionettoyage : procédé de nettoyage destiné à réduire la contamination biologique (microbes) d'une surface. Il associe le nettoyage (élimination des salissures) et, selon le niveau de risque du local, la désinfection. Ce n'est pas du « ménage à fond » : c'est une méthode organisée, avec un ordre, un matériel et des produits définis.
NotionObjectifProduitRésultat
NettoyagePropreté visuelle, retrait des salissuresDétergentSurface propre, microbes seulement réduits
DésinfectionRéduire fortement les micro-organismesDésinfectant (ou détergent-désinfectant)Momentané, sur surface propre
BionettoyageRéduire la contamination biologique de façon organiséeDétergent, détergent-désinfectant selon le localNiveau de propreté maîtrisé et tracé

À retenir

En pratique : une table de classe essuyée avec une lavette sale et un produit « parfumé » est nettoyée en apparence, mais n'est ni désinfectée ni bionettoyée. Pour un repas, un goûter ou une activité de pâte à modeler, la table doit être nettoyée, rincée si le produit l'exige, puis laissée sécher.

02Principes à connaître par cœur

  1. Toujours nettoyer avant de désinfecter. Un désinfectant appliqué sur de la saleté perd son efficacité.
  2. Du plus propre au plus sale. Commencer par les locaux et zones les moins contaminés (classe, couloir) et terminer par les plus contaminés (sanitaires).
  3. Du haut vers le bas. Les surfaces hautes (étagères, rebords, mobilier) d'abord, les sols en dernier, car la poussière et les gouttes retombent.
  4. Du fond de la pièce vers la sortie, sans repasser sur une zone déjà faite.
  5. Changer de lavette ou de bandeau entre deux zones ou deux locaux, ne jamais « retremper » une lavette sale dans la solution propre.
  6. Éliminer les déchets et rassembler le linge sale avant de commencer à nettoyer.
  7. Aérer pendant et après l'opération. La recommandation sanitaire de l'ARS (période Covid-19) demande d'aérer pendant le nettoyage puis plusieurs fois par jour, au moins 15 minutes à chaque fois.
  8. Éviter les opérations de nettoyage en présence des enfants, notamment avec des produits (recommandation ARS).

03Méthodes : balayage humide, lavage, désinfection

Quatre facteurs conditionnent la qualité du bionettoyage (CPias Île-de-France) : la température, l'action mécanique, l'action chimique et le temps de contact. Si l'un baisse, il faut compenser par les autres.

Les surfaces hautes et le mobilier

  • Utiliser une lavette ou chiffonnette, de préférence en microfibre, imprégnée de la solution adaptée (détergent ou détergent-désinfectant).
  • Appliquer le produit sur la lavette plutôt que de vaporiser sur la surface : cela limite les aérosols que l'on respire et l'infiltration dans le matériel sensible à l'humidité.
  • Respecter le temps de contact indiqué : pas de rinçage ni d'essuyage à sec pendant ce temps lorsque le désinfectant l'impose.

Les sols

  1. Balayage humide (dépoussiérage) : étape préalable indispensable. Il récupère les salissures non adhérentes et peut retirer jusqu'à 90 % des salissures (CPias). On utilise une microfibre sèche (effet électrostatique) ou une gaze humidifiée, pas un balai classique à sec qui soulève la poussière. L'ARS recommande aussi de privilégier le balayage humide et de limiter l'aspirateur sauf modèle à filtre à haute efficacité.
  2. Lavage à plat : un bandeau propre sur un balai à frange plate, avec la solution détergente (ou détergent-désinfectant). On avance en reculant, sans repasser sur le sol déjà lavé.
  3. Désinfection si le niveau de risque l'exige : sur sol propre, en respectant dilution et temps de contact.

Bionettoyage en un ou plusieurs temps

Selon les produits, on peut travailler en plusieurs temps (détergent, rinçage, désinfectant) ou en un temps avec un produit détergent-désinfectant. Le choix relève du protocole de la commune et de l'étiquette du produit.

Teste-toi sur ce chapitre

3 questions gratuites tirées du pack Concours ATSEM 2027

Question 1 / 3
1
Choisis ta réponse

04Matériel, produits et code couleur

  • Matériel : chariot organisé avec une partie propre (lavettes et bandeaux propres, gants, produits) et une partie sale (récipients pour textiles usagés, sacs). Lavettes et bandeaux réutilisables en microfibre de préférence, lavés en machine après chaque usage et séchés avant stockage.
  • Les microfibres ne supportent ni l'eau de Javel ni l'adoucissant (CPias).
  • Produits : détergent, détergent-désinfectant, détartrant pour les sanitaires, produit vitres. L'eau de Javel est un cas particulier, d'emploi limité.
  • Dilution : respecter le dosage et la température de l'eau indiqués sur l'étiquette ou la fiche technique, verser le produit dans l'eau et non l'inverse, ne jamais « doubler » la dose pour gagner du temps.
  • Prêts à l'emploi : l'INRS recommande, quand c'est possible, des produits déjà dilués pour éviter de manipuler des concentrés.
  • Code couleur : on associe une couleur de lavette ou de seau à un type de zone (sanitaires, surfaces de classe, cuisine/office, etc.) pour éviter les contaminations croisées. Aucune norme unique n'impose les couleurs : les guides des CPias donnent des exemples différents. Il faut appliquer le code couleur affiché dans la commune et retenir le principe : une couleur ne sert qu'à une famille de zones.

À retenir

En pratique : la lavette utilisée dans les toilettes ne revient jamais sur les tables ou les poignées de la classe. Si le code couleur de la commune est « rouge pour les sanitaires », la lavette rouge reste dans le seau rouge.

05Fréquence et organisation

  • Le règlement type départemental (circulaire 2014-088) précise qu'à l'école maternelle comme élémentaire, le nettoyage et l'aération des locaux sont quotidiens, et que les sanitaires sont maintenus en parfait état de propreté et régulièrement désinfectés par la collectivité territoriale.
  • La fréquence et la technique varient selon le niveau de risque du local (les CPias distinguent des zones de risque faible à très élevé) : un hall demande surtout un entretien à base de détergent, un office ou des sanitaires demandent une attention plus forte et, selon le protocole, une désinfection.
  • Les surfaces fréquemment touchées (poignées, interrupteurs, robinets, rampes, tables) sont les plus importantes à traiter régulièrement : c'est le conseil constant des recommandations sanitaires.
  • Le statut de l'ATSEM : l'article 2 du décret du 28 août 1992 inclut la préparation et l'entretien des locaux et du matériel servant directement aux enfants. Le détail des tâches (quotidien, approfondi, vacances) figure dans le protocole de la commune : chaque agent doit le connaître.
  • Traçabilité : un cahier ou un planning d'entretien signé permet de prouver ce qui a été fait.

06Cas particuliers : sanitaires, dortoir, jouets et matériel

Sanitaires

  • Zone la plus contaminée : elle se traite en dernier, avec un matériel dédié (code couleur).
  • Détartrant (acide) et eau de Javel ne sont jamais utilisés ensemble : voir la fiche 02.
  • Tout équipement touché par les mains (chasse d'eau, robinets, poignées) est traité, ainsi que les sièges et les abattants.

Dortoir et salle de repos

  • Aérer largement après la sieste.
  • Literie nominative (un enfant, un lit ou un tapis identifié) et lavage régulier, y compris après un incident (vomissement, accident urinaire) : le linge est lavé en machine, sans le secouer.
  • Sol nettoyé selon la méthode ci-dessus ; mobilier de repos essuyé.

Jouets et matériel de classe

  • Les jouets en plastique ou en bois verni sont lavables et désinfectables ; les jouets en tissu se lavent en machine.
  • Les jouets portés à la bouche (petite section) sont lavés plus souvent, notamment en période d'épidémie (le guide du HCSP recommande le nettoyage des jouets lors d'un cas de teigne, par exemple).
  • Les fréquences précises sont fixées par le protocole de l'école et de la commune.

Après un accident de souillure (vomissements, selles, sang)

  1. Écarter les enfants, protéger les mains (gants) et ouvrir les fenêtres.
  2. Absorber les souillures avec du papier à usage unique, puis jeter dans un sac fermé.
  3. Nettoyer au détergent, rincer, puis désinfecter selon le protocole.
  4. Se laver les mains au savon.

07Protection de l'agent

  • Gants adaptés au produit (nitrile, néoprène ou vinyle de préférence au latex, selon l'INRS), lavage des mains avant de les enfiler et après les avoir retirés.
  • Tenue couvrante, chaussures fermées, lunettes en cas de risque de projection.
  • Ne jamais mélanger deux produits (voir la fiche 02).
  • Lire l'étiquette avant tout nouveau produit ; ranger en fin de tâche dans le local de stockage (fermé, hors de portée des enfants).

Situations types du concours

Situation 1 : « Quelles affirmations sur le bionettoyage sont exactes ? » Sont exactes : on nettoie avant de désinfecter ; on va du plus propre au plus sale ; on va du haut vers le bas ; on change de lavette entre deux zones ; le balayage est humide ; on respecte dilution et temps de contact. Sont fausses : « la désinfection remplace le nettoyage » ; « on commence par les sanitaires pour s'en débarrasser » ; « on peut mélanger deux produits pour renforcer l'effet » ; « une même lavette convient pour toute l'école ».

Situation 2 : l'ordre de nettoyage d'une classe et de ses sanitaires. Aérer, ramasser les déchets, surfaces hautes, tables et mobilier, balayage humide du sol, lavage du sol de la classe, puis les sanitaires en dernier avec leur matériel dédié.

Situation 3 : un enfant vomit en classe. Éloigner les enfants, prévenir l'enseignant, gants, absorber avec du papier jetable, nettoyer puis désinfecter, aérer, laver le linge en machine, se laver les mains, noter l'incident si le protocole le prévoit. Informer l'enseignant ou le directeur : plusieurs cas dans une classe doivent être signalés (voir la fiche 06).

Situation 4 : une collègue prépare un mélange « détartrant + Javel » pour les toilettes. Intervenir immédiatement : ce mélange libère du chlore, gaz toxique. Ne pas respirer les vapeurs, aérer, quitter la pièce, signaler au responsable, et appeler le 15 ou le centre antipoison en cas de gêne respiratoire.

Sources

Tu as lu le cours. Passe maintenant à la pratique :

Concours ATSEM : hygiène, sécurité et santé

Ajoute gratuitement le Kit à ton espace, puis utilise tes jetons pour générer un quiz, créer des flashcards ou poser tes questions au Tuteur IA.

Concours ATSEM 2027 · 29 €

Voir le pack