Concours ATSEM : hygiène, sécurité et santé

Cette fiche fait partie du pack Concours ATSEM 2027

Quiz, textes à trous et flashcards sur ce chapitre et les 37 autres, avec un tuteur IA. Paiement unique, 29 €.

Voir le pack

Défie ta promo

10 questions sur toute la matière. Tu joues d'abord, puis tu envoies le lien sur le groupe de ta promo.

Premiers secours à l'école maternelle : conduites à tenir et alerte

À retenir

Pourquoi c'est au concours : à l'écrit du CDG44 (session 2023), « Un enfant a de la fièvre » a obtenu 0 % de bonnes réponses (aucun candidat n'a appliqué toutes les dispositions) et « Un élève saigne du nez » 43 %. Le QCM exige la liste complète des gestes, sans en oublier ni en ajouter un interdit. À l'oral, l'absence de l'enseignant ou l'urgence vitale testent l'ordre des priorités : sécuriser, alerter, secourir.

Cette fiche rappelle les gestes des recommandations officielles destinées au grand public (secourisme). Elle ne remplace ni la formation (PSC1 ou SST), ni le protocole de santé de l'école, ni les consignes données par le 15 au téléphone.

01Principes généraux et répartition des rôles

  • Le directeur d'école met en place une organisation des soins et des urgences, connue de tous les personnels (circulaire 2014-088, section 1.6.4). En l'absence de personnel de santé dans l'école, les soins et urgences sont assurés en priorité par les personnels titulaires du PSC1 ou du SST.
  • Chacun doit porter secours à toute personne en danger, en veillant à ce que la situation ne soit pas aggravée par un retard dans l'appel aux services d'urgence ou par des interventions non contrôlées.
  • Le SAMU (15) donne un accès permanent à un médecin urgentiste, qui conseille tout témoin d'un accident ou d'un malaise.
QuiRôle habituel
ATSEMPremiers gestes sur place si présente, protection du groupe, alerte immédiate, surveillance de l'enfant, aide à l'enseignant. Agit sous l'autorité du directeur pendant le temps scolaire.
EnseignantResponsable de sa classe : décide avec le directeur de l'appel aux secours, organise la surveillance des autres enfants, prévient la famille.
DirecteurOrganise les soins et urgences de l'école, prévient la famille si besoin, accueille les secours, informe l'inspection et la mairie et fait établir le rapport d'accident selon les procédures académiques et communales.

En urgence vitale, tout adulte présent alerte sans attendre l'autorisation d'un supérieur. Sur le temps périscolaire, l'ATSEM relève de la seule autorité communale et suit le protocole de la commune.

À retenir

En pratique : l'enseignant est absent (malaise, appel de l'IEN, sortie des toilettes) et un enfant s'effondre dans la classe. L'ATSEM ne « cherche pas l'autorisation » : elle protège l'enfant, appelle le 15, fait prévenir le directeur, puis informe l'enseignant à son retour.

02Alerter : les numéros et le contenu du message

NuméroUsage
15SAMU : urgence médicale, conseil d'un médecin
18Sapeurs-pompiers : secours, incendie, accident
112Numéro d'urgence européen, redirige vers le service adapté
114Urgence pour les personnes sourdes et malentendantes (SMS, chat, visiophonie)
17Police ou gendarmerie
119Enfance en danger (24 h sur 24, gratuit)

Le message d'alerte, dans l'ordre

  1. Lieu précis : nom et adresse de l'école, accès (portail, interphone), bâtiment ou classe.
  2. Nature du problème : ce qui s'est passé, depuis quand.
  3. Victime : âge approximatif, conscience, respiration, saignement.
  4. Gestes déjà réalisés.
  5. Numéro de téléphone pour être rappelé.
  6. Ne pas raccrocher le premier ; suivre les consignes ; mettre le téléphone en haut-parleur si possible.

Faire ensuite accueillir les secours à l'entrée (portail ouvert, adulte posté), puis prévenir la famille et le directeur.

03Enfant fiévreux

La fièvre est une température supérieure à 38 °C chez un enfant normalement couvert (ameli). Elle n'est pas toujours grave, mais la fréquentation de la collectivité à la phase aiguë d'une maladie n'est pas souhaitable (HCSP).

Conduite à tenir, dans l'ordre

  1. Ne pas laisser l'enfant seul ; l'installer au calme, dans une pièce fraîche et aérée (environ 18 à 20 °C).
  2. Prendre sa température avec le thermomètre de l'école, nettoyé entre chaque enfant ; noter l'heure et la valeur.
  3. Prévenir l'enseignant (et le directeur).
  4. Le découvrir : retirer des épaisseurs de vêtements, sans le déshabiller complètement (il pourrait grelotter). Pas de bain froid.
  5. Lui proposer à boire souvent, même s'il ne le demande pas.
  6. Ne donner aucun médicament, sauf dans le cadre d'un PAI ou d'une ordonnance remise avec protocole (voir la partie 8).
  7. Faire prévenir les parents selon l'organisation de l'école (par l'enseignant ou le directeur, ou par l'ATSEM à leur demande) pour qu'ils viennent le chercher ; remettre l'enfant à une personne autorisée (fiche 11).
  8. Surveiller l'état général jusqu'à son départ.
  9. Noter dans le registre des soins : heure, température, gestes, personnes prévenues et heures.
  10. Vérifier l'existence d'un PAI (convulsions fébriles, par exemple) et l'appliquer.

Appeler le 15 sans attendre si

  • température supérieure à 40 °C ;
  • état qui se dégrade : somnolence, enfant difficile à réveiller, cris faibles, peau marbrée, refus de boire ;
  • mal de tête intense, raideur de la nuque, vomissements ;
  • signes de déshydratation (bouche sèche, urines rares) ;
  • douleur abdominale importante ou diarrhée abondante ;
  • difficulté à respirer (respiration rapide, creusement du thorax) ;
  • convulsions.

À retenir

En pratique : Inès, 4 ans, est brûlante après la sieste. L'ATSEM la découvre, lui propose de l'eau, prend sa température (38,9 °C), prévient l'enseignante, note l'heure au registre ; l'enseignante appelle la mère (ou demande à l'ATSEM de le faire). Aucun sirop n'est donné, même si Inès en réclame. À l'arrivée de la mère, l'ATSEM transmet la température et l'heure.

Teste-toi sur ce chapitre

3 questions gratuites tirées du pack Concours ATSEM 2027

Question 1 / 3
1
Choisis ta réponse

04Saignement de nez, plaie, chute et bosse à la tête

Saignement de nez

  1. Se protéger du sang (gants si possible).
  2. Asseoir l'enfant, le corps penché en avant (jamais la tête en arrière), le laisser cracher le sang qui coule dans la bouche.
  3. Lui faire se moucher une fois pour évacuer les caillots.
  4. Comprimer l'extrémité du nez (narines) avec le pouce et l'index, sans relâcher, pendant au moins 10 minutes, en lui faisant respirer par la bouche. Un jeune enfant ne le fait pas seul : l'adulte maintient la compression.
  5. Si le saignement reprend : moucher doucement, recommencer la compression 5 minutes.
  6. Après l'arrêt, éviter de se moucher dans les heures suivantes et de mettre le doigt dans le nez.
  7. Avis médical (15 ou famille) si le saignement ne cède pas après une compression correcte, s'il est abondant ou répété, s'il suit une chute ou un choc, ou en cas de traumatisme du visage ou de la tête.
  8. Prévenir l'enseignant et la famille ; noter au registre ; nettoyer les souillures.

Plaie simple

  1. Se laver les mains au savon, mettre des gants.
  2. Nettoyer la plaie sous l'eau tiède courante avec du savon.
  3. En cas de saignement : compression ferme avec un linge propre pendant 5 à 10 minutes ; si le sang ne s'arrête pas ou si le saignement est important : 15, allonger l'enfant.
  4. Protéger par un pansement ou une compresse maintenue.
  5. Ne pas retirer un corps étranger planté dans la plaie.
  6. Avis médical pour une plaie profonde ou large, du visage, de l'œil, du thorax, de l'abdomen, une morsure, ou une plaie à la tête qui saigne beaucoup ; informer la famille pour le vaccin antitétanique et surveiller toute rougeur ou écoulement.

Chute et bosse à la tête

  1. Questionner calmement l'enfant et les témoins sur l'événement (hauteur, choc).
  2. Ne rien donner à boire ni à manger.
  3. Surveiller l'enfant.
  4. Si l'enfant se plaint de la nuque ou du dos, ou si un membre paraît déformé : lui conseiller de ne pas bouger, ne pas le relever, appeler le 15.

Signes de gravité (un seul suffit) : perte de connaissance, troubles du comportement, somnolence ou agitation excessives, maux de tête, écoulement de sang ou de liquide par le nez ou l'oreille, nausées ou vomissements, trouble de l'équilibre, de la parole, de la vue ou de la conscience, plaie importante. Dans ce cas : appeler le 15 et prévenir les parents.

Sans signe de gravité : informer les parents et, selon le protocole de l'école, leur proposer de venir chercher l'enfant ; leur dire qu'une surveillance à domicile doit se poursuivre au moins 48 heures dans le calme, sans écran, et leur remettre la fiche de signes à surveiller (fiche d'infirmière scolaire). Noter l'événement.

05Brûlure

  1. Écarter l'enfant de la source de chaleur.
  2. Ôter les vêtements non collés à la peau (en cas de brûlure chimique, au plus vite).
  3. Refroidir la brûlure à l'eau tempérée (environ 20 °C), au moins 10 minutes, idéalement 20 minutes, ou tant que la douleur persiste. Surveiller que l'enfant ne se refroidisse pas : le couvrir.
  4. Pas de glace, pas d'eau glacée, pas de beurre, pas de crème, pas d'huile.
  5. Couvrir la zone avec un linge propre, sec, en coton.
  6. Appeler le 15 : l'ameli indique qu'un enfant de moins de 5 ans doit être pris en charge aux urgences quelle que soit la surface brûlée ; quel que soit l'âge, pour brûlure profonde, du visage, des mains, du cou, électrique, chimique ou survenue dans un incendie.
  7. Ne rien donner à boire ni à manger.
  8. Prévenir l'enseignant, le directeur et la famille ; noter.

06Étouffement (obstruction des voies aériennes)

  • Toux efficace : encourager à tousser, ne pas intervenir, rester à côté.
  • Toux inefficace ou impossible, enfant qui ne parle ni ne respire : faire appeler le 15 ou le 112, ne pas l'allonger.
    1. 1 à 5 claques vigoureuses dans le dos, entre les omoplates, enfant penché en avant.
    2. Si l'objet n'est pas expulsé : 1 à 5 compressions abdominales (enfant). Chez le nourrisson : claques puis compressions thoraciques.
    3. Alterner jusqu'à l'expulsion ou l'arrivée des secours.
  • Si l'enfant perd connaissance : le poser au sol, faire appeler, commencer la réanimation selon la formation.
  • Ne jamais mettre les doigts dans la bouche ni suspendre l'enfant la tête en bas.
  • Tout enfant ayant fait une fausse route sévère doit être examiné par un médecin.

07Perte de connaissance et crise convulsive

Enfant inconscient

  1. Sécuriser les lieux, appeler l'enfant, le secouer doucement.
  2. Libérer les voies aériennes (basculer doucement la tête en arrière, menton relevé) et vérifier la respiration quelques secondes.
  3. Il respire : le placer en position latérale de sécurité (PLS), faire alerter ou alerter le 15, le couvrir et surveiller en permanence sa respiration.
  4. Il ne respire pas ou respire anormalement : appeler le 15 (haut-parleur), faire apporter le défibrillateur s'il existe et commencer la réanimation (compressions thoraciques et insufflations adaptées à l'âge) comme appris en formation.

Crise convulsive

  1. Noter l'heure de début.
  2. Éloigner les objets dangereux, protéger la tête, ne pas bloquer les mouvements.
  3. Ne rien mettre dans la bouche, ni doigts, ni médicament, ni objet.
  4. Desserrer les vêtements, découvrir l'enfant.
  5. À la fin de la crise : position latérale de sécurité, tête légèrement plus basse que le corps ; l'enfant est somnolent et respire bruyamment, ce qui est normal ; ne rien donner à boire ni à manger.
  6. À l'école, toute crise convulsive justifie l'appel immédiat du 15 (ou du 112), sauf conduite différente prévue par un PAI. Les critères d'ameli (crise de 15 minutes ou plus, plusieurs crises en 24 heures, enfant de moins d'un an ou de plus de 5 ans, secousses d'un seul côté, maladie neurologique connue, température inférieure à 38 °C, lèvres ou mains bleutées, paralysie) sont des signes de gravité supplémentaires à transmettre au médecin régulateur.
  7. Même quand la crise cesse, faire examiner l'enfant par un médecin (l'ameli recommande de consulter pour trouver la cause de la fièvre). Par prudence, une première crise sans PAI connu justifie un appel au 15 : le médecin régulateur décide de la suite.
  8. Appliquer le PAI épilepsie ou convulsions s'il existe.

08Registre des soins, trousse et interdits

  • Registre des soins : chaque soin ou incident est noté (date, heure, nom de l'enfant, circonstances, symptômes, gestes, personnes prévenues et heures, décision). Les parents sont informés. Le protocole national sur l'organisation des soins et des urgences (BO hors-série n° 1 du 6 janvier 2000) en fixe le principe.
  • Trousse de secours : contenu défini par le protocole national, vérifiée régulièrement (péremption), rangée hors de portée des enfants mais accessible aux adultes, emportée à chaque sortie.
  • Ce que l'ATSEM ne doit pas faire :
    • donner un médicament (sirop, comprimé, pommade, collyre) en dehors d'un PAI ou d'une ordonnance remise par la famille avec le protocole de soins ; sans ordonnance valide, la partie « soins » d'un PAI ne peut être mise en œuvre ;
    • établir un diagnostic ou promettre « ce n'est rien » ;
    • faire vomir, faire boire ou manger un enfant en détresse ;
    • relever un enfant dont la nuque ou le dos fait mal ;
    • laisser un enfant seul ou le renvoyer seul chez lui ;
    • retarder l'appel du 15 pour attendre un supérieur.

Situations types du concours

Situation 1 : « Un enfant a de la fièvre. Quelles dispositions prenez-vous ? » Réponses attendues : mesurer la température, prévenir l'enseignant et la famille, découvrir l'enfant, le faire boire, le surveiller, le noter au registre, ne donner aucun médicament sans PAI, appeler le 15 en cas de signe de gravité. Réponses fausses : lui donner un sirop « habituel », le laisser dormir seul, l'envoyer chez lui à pied, lui faire un bain froid.

Situation 2 : « Un élève saigne du nez. » Asseoir, penché en avant, faire se moucher, comprimer les narines 10 minutes sans relâcher, protéger du sang, prévenir enseignant et famille, avis médical si le saignement persiste ou suit un choc. Faux : pencher la tête en arrière, allonger l'enfant sur le dos.

Situation 3 : un enfant tombe du toboggan et heurte la tête, puis vomit. Vomissement après un choc à la tête = signe de gravité : appeler le 15, ne rien donner à boire ni à manger, ne pas le relever s'il se plaint de la nuque, prévenir directeur et parents, surveiller.

Situation 4 : l'enseignant est absent et un enfant fait une crise convulsive. Noter l'heure, protéger l'enfant, rien dans la bouche, PLS à la fin, appeler le 15, faire prévenir le directeur, protéger le groupe, informer la famille.

Situation 5 : une maman demande de donner un sirop à son enfant « pour le temps de midi », sans ordonnance. Refuser poliment : sans PAI ou ordonnance, aucun médicament n'est donné. Orienter la famille vers le directeur pour la démarche de PAI.

Sources

Tu as lu le cours. Passe maintenant à la pratique :

Concours ATSEM : hygiène, sécurité et santé

Ajoute gratuitement le Kit à ton espace, puis utilise tes jetons pour générer un quiz, créer des flashcards ou poser tes questions au Tuteur IA.

Concours ATSEM 2027 · 29 €

Voir le pack