Annales DCG · UE 6
Annales DCG UE6 Finance d'entreprise : sujet type corrigé
Un sujet complet de 3 heures sur le programme 2025 de l'UE6, construit comme le sujet zéro de la session 2027 : quatre dossiers indépendants (diagnostic, investissement, financement, trésorerie), une base documentaire et une annexe à compléter. Le corrigé pose chaque calcul et rédige les analyses attendues, qui comptent autant que les chiffres.
- Épreuve écrite de 3 heures
- 4 dossiers, 20 points
- Programme 2025, session 2027
Le sujet
| Dossier | Points |
|---|---|
| Dossier 1 : Diagnostic financier | 6 |
| Dossier 2 : Choix d'un investissement | 6 |
| Dossier 3 : Financement du projet | 4 |
| Dossier 4 : Gestion de la trésorerie | 4 |
UE 6, Finance d'entreprise. Durée de l'épreuve : 3 heures. Coefficient : 1.
- Document autorisé : aucun.
- Matériel autorisé : calculatrice avec mode examen actif, ou calculatrice sans mémoire de type « collège ». Tout autre matériel est interdit. Les calculs d'actualisation se font à la calculatrice.
- Le sujet comporte 4 dossiers indépendants, notés sur 6, 6, 4 et 4 points, et une annexe A à compléter (à rendre avec la copie le jour de l'examen).
Si le texte du sujet, de ses questions ou de ses documents te conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, mentionne-les explicitement sur ta copie. Toute information calculée doit être justifiée. Les commentaires et analyses des résultats sont aussi importants que les calculs.
Contexte. La SAS Cycles Morvanne conçoit, assemble et vend des vélos cargo à assistance électrique destinés aux entreprises de livraison urbaine, aux loueurs, aux collectivités et aux particuliers (par des revendeurs). Elle revend aussi des accessoires achetés auprès de fournisseurs. Ses batteries et ses moteurs sont achetés auprès de distributeurs établis en France.
En 2026, le marché s'est retourné : la concurrence de vélos importés a obligé la société à consentir des remises, les volumes ont baissé, les prix des composants et du transport sont restés élevés, et plusieurs collectivités clientes ont réglé leurs factures plus tard. La banque de la société a, de son côté, relevé les taux proposés sur les nouveaux crédits et demande désormais des garanties plus fortes.
Mme Lison Térac, présidente, constate que le chiffre d'affaires a reculé de plus de 9 % et que le bénéfice s'est effondré, mais que la trésorerie reste positive au 31 décembre 2026. Elle en conclut que la société « a bien résisté » et souhaite maintenir un dividende et lancer un nouvel investissement à l'automne 2027. Tu es collaborateur ou collaboratrice du cabinet d'expertise comptable de la société. Les comptes de l'exercice 2026 viennent d'être arrêtés (mars 2027) ; l'expert-comptable te confie les quatre missions qui suivent.
| Fiche signalétique | |
|---|---|
| Forme | Société par actions simplifiée, capital de 600 000 € entièrement libéré |
| Effectif | 46 salariés, plus des intérimaires en période de forte activité |
| Partage de la valeur | Aucun dispositif de participation ou de partage de la valeur n'est obligatoire ni en place (hypothèse du sujet) |
| Exercice | Du 1er janvier au 31 décembre |
| Impôt sur les sociétés | 25 % sur la totalité du bénéfice (hypothèse du sujet) |
| TVA | Taux de 20 % sur toutes les opérations taxables du sujet |
Dossier 1 : Diagnostic financier (6 points)
Base documentaire : documents 1 à 4.
Mme Térac s'appuie sur une trésorerie positive pour juger la situation saine. L'expert-comptable souhaite vérifier cette lecture avant tout nouvel engagement.
Ta mission consiste à analyser la profitabilité, l'équilibre financier et la trésorerie de la société Cycles Morvanne, afin de répondre à la conclusion de sa présidente.
1.1 Expliquer pourquoi le personnel intérimaire est reclassé en charges de personnel pour l'analyse, puis calculer, pour 2026, la valeur ajoutée et l'excédent brut d'exploitation (EBE) après ce retraitement.
1.2 Calculer la capacité d'autofinancement (CAF) de 2026 par la méthode additive, puis la contrôler par la méthode soustractive.
1.3 Calculer, au 31 décembre 2025 et au 31 décembre 2026, le fonds de roulement net global (FRNG), le besoin en fonds de roulement d'exploitation (BFRE) et hors exploitation (BFRHE) et la trésorerie nette. Calculer ensuite l'excédent de trésorerie d'exploitation (ETE) de 2026 et expliquer pourquoi il est supérieur à l'EBE.
1.4 À l'aide de tes réponses et de l'ensemble des documents 1 à 4, rédiger un diagnostic financier (activité et profitabilité, équilibre financier, trésorerie et flux, capacité de remboursement) qui réponde à la conclusion de Mme Térac, et formuler deux recommandations.
Dossier 2 : Choix d'un investissement (6 points)
Base documentaire : documents 5 et 6.
Pour retrouver de la marge, la direction étudie deux projets, exclusifs l'un de l'autre : ils utiliseraient le même local et la même capacité d'emprunt. Le projet A, porté par le responsable de l'atelier après-vente, consiste à créer un atelier de reconditionnement ; le projet B, proposé par le bureau d'études, consiste à automatiser la ligne d'assemblage.
Ta mission consiste à conseiller Mme Térac sur le projet d'investissement à retenir.
2.1 Calculer les flux nets de trésorerie du projet A, de la date 0 à la date 5.
2.2 Calculer la valeur actuelle nette (VAN) du projet A au taux de 9 %, son indice de profitabilité (IP) et son délai de récupération du capital investi actualisé (DRCI). Conclure sur la rentabilité du projet.
2.3 Déterminer le taux interne de rentabilité (TIR) du projet A, à la calculatrice ou par interpolation linéaire entre deux taux entiers, et l'interpréter.
2.4 Comparer les projets A et B : expliquer pourquoi les critères ne les classent pas dans le même ordre, puis recommander un projet en tenant compte de la situation financière de la société (dossier 1) et de critères extra-financiers.
Dossier 3 : Financement du projet (4 points)
Base documentaire : document 7.
La direction retient le projet A. Le besoin de financement à la date 0 s'élève à 390 000 €, financé par un emprunt bancaire de 300 000 € et par autofinancement pour le solde.
Ta mission consiste à évaluer le coût de ce financement et sa soutenabilité pour la société.
3.1 Calculer le coût des capitaux propres de la société à l'aide du MEDAF et expliquer pourquoi il est supérieur au coût de la dette.
3.2 Établir le tableau d'amortissement de l'emprunt, puis calculer son coût actuariel avant impôt et après impôt.
3.3 Calculer le coût moyen pondéré du capital (CMPC) de la société après réalisation du projet. Le comparer au taux d'actualisation de 9 % retenu au dossier 2 et justifier l'écart.
3.4 Apprécier la capacité de la société à supporter ce nouvel emprunt, puis proposer deux autres sources de financement adaptées à ce projet.
Dossier 4 : Gestion de la trésorerie (4 points)
Base documentaire : document 8 et annexe A.
Le premier trimestre est la saison creuse de la société : le compte bancaire est à découvert à la fin de mars 2027. Mme Térac veut savoir si le printemps, période de forte activité, suffira à rétablir la situation.
Ta mission consiste à établir le budget de trésorerie du deuxième trimestre 2027, à l'analyser et à proposer des solutions aux déséquilibres.
4.1 Établir le budget de TVA d'avril à juin 2027, puis le budget de trésorerie du deuxième trimestre 2027 (annexe A).
4.2 Analyser la situation de trésorerie du trimestre et en identifier les causes.
4.3 Calculer le coût total et le taux de revient du crédit de trésorerie proposé par la banque (document 8), mesurer son effet sur la trésorerie de fin de mois, puis conseiller Mme Térac, y compris sur le dividende envisagé.
Base documentaire
Document 1 : comptes de résultat des exercices 2026 et 2025 (en euros)
| Postes | 2026 | 2025 |
|---|---|---|
| Ventes de marchandises | 420 000 | 465 000 |
| Production vendue (biens et services) | 6 380 000 | 7 035 000 |
| Montant net du chiffre d'affaires | 6 800 000 | 7 500 000 |
| Production stockée | - 95 000 | 60 000 |
| Production immobilisée | 0 | 0 |
| Subventions (1) | 20 000 | 18 000 |
| Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions (2) | 31 000 | 22 000 |
| Produits des cessions d'immobilisations incorporelles et corporelles | 45 000 | 0 |
| Autres produits (3) | 6 000 | 7 000 |
| Total des produits d'exploitation (I) | 6 807 000 | 7 607 000 |
| Achats de marchandises | 246 000 | 285 000 |
| Variation des stocks de marchandises | 12 000 | - 8 000 |
| Achats de matières premières et autres approvisionnements | 2 851 000 | 3 500 000 |
| Variation des stocks de matières premières et approvisionnements | 140 000 | - 90 000 |
| Autres achats et charges externes (4) | 940 000 | 980 000 |
| Impôts, taxes et versements assimilés | 96 000 | 104 000 |
| Salaires et traitements | 1 480 000 | 1 500 000 |
| Charges sociales | 592 000 | 600 000 |
| Dotations aux amortissements sur immobilisations | 255 000 | 240 000 |
| Dotations aux provisions (2) | 30 000 | 30 000 |
| Valeurs comptables des immobilisations incorporelles et corporelles cédées | 30 000 | 0 |
| Autres charges (3) | 9 000 | 8 000 |
| Total des charges d'exploitation (II) | 6 681 000 | 7 149 000 |
| Résultat d'exploitation (I - II) | 126 000 | 458 000 |
| Produits financiers (intérêts reçus) | 3 000 | 2 000 |
| Charges financières (intérêts des emprunts et du découvert) | 58 000 | 44 000 |
| Résultat financier | - 55 000 | - 42 000 |
| Résultat courant avant impôts | 71 000 | 416 000 |
| Résultat exceptionnel | 0 | 0 |
| Participation des salariés aux résultats | 0 | 0 |
| Impôts sur les bénéfices | 17 750 | 104 000 |
| Résultat de l'exercice | 53 250 | 312 000 |
(1) Dont subventions d'exploitation : 12 000 € en 2026 et 10 000 € en 2025 ; dont quote-part des subventions d'investissement virée au résultat : 8 000 € chaque année. (2) Provisions pour garanties données aux clients. Aucune dépréciation n'est constatée sur l'actif circulant. (3) Produits et charges de gestion courante, encaissables ou décaissables dans l'exercice. (4) Dont personnel intérimaire : 64 000 € en 2026 et 110 000 € en 2025. La société n'a aucun contrat de crédit-bail.
Document 2 : bilans fonctionnels au 31 décembre 2026 et au 31 décembre 2025 (en euros)
Emplois
| Postes | 2026 | 2025 |
|---|---|---|
| Immobilisations incorporelles (valeurs brutes) | 140 000 | 120 000 |
| Immobilisations corporelles (valeurs brutes) | 3 530 000 | 3 280 000 |
| Immobilisations financières | 40 000 | 40 000 |
| Emplois stables | 3 710 000 | 3 440 000 |
| Stocks de matières premières et approvisionnements | 500 000 | 640 000 |
| Stocks de produits finis | 375 000 | 470 000 |
| Stocks de marchandises | 68 000 | 80 000 |
| Créances clients | 1 134 000 | 1 120 000 |
| Autres créances d'exploitation | 85 000 | 90 000 |
| Actif circulant d'exploitation | 2 162 000 | 2 400 000 |
| Créance d'impôt sur les sociétés (excédent d'acomptes) | 9 500 | 0 |
| Actif circulant hors exploitation | 9 500 | 0 |
| Trésorerie active (disponibilités) | 210 750 | 220 000 |
| Total | 6 092 250 | 6 060 000 |
Ressources
| Postes | 2026 | 2025 |
|---|---|---|
| Capitaux propres hors subventions (1) | 1 859 250 | 1 956 000 |
| Subventions d'investissement | 48 000 | 56 000 |
| Amortissements et dépréciations | 1 735 000 | 1 610 000 |
| Provisions pour risques | 95 000 | 96 000 |
| Dettes financières (hors concours bancaires courants) | 1 130 000 | 1 020 000 |
| Ressources stables | 4 867 250 | 4 738 000 |
| Dettes fournisseurs | 690 000 | 840 000 |
| Dettes fiscales et sociales d'exploitation | 455 000 | 470 000 |
| Passif circulant d'exploitation | 1 145 000 | 1 310 000 |
| Dettes sur immobilisations | 30 000 | 0 |
| Dette d'impôt sur les sociétés | 0 | 12 000 |
| Passif circulant hors exploitation | 30 000 | 12 000 |
| Trésorerie passive (concours bancaires courants) | 50 000 | 0 |
| Total | 6 092 250 | 6 060 000 |
(1) Capital 600 000 €, réserves 1 206 000 € et résultat 53 250 € en 2026 ; capital 600 000 €, réserves 1 044 000 € et résultat 312 000 € en 2025.
Informations sur 2026 : acquisitions d'immobilisations de 430 000 € (dont 30 000 € restant dus au 31 décembre) ; cession d'une machine (valeur brute 160 000 €, amortie à hauteur de 130 000 €) au prix de 45 000 €, encaissé ; nouvel emprunt de 400 000 € ; remboursements d'emprunts de 290 000 € ; dividendes versés de 150 000 € (prélevés sur le bénéfice de 2025).
Document 3 : soldes et ratios de 2025, références sectorielles
Soldes intermédiaires de gestion 2025 (tableau d'usage, intérimaires reclassés en charges de personnel)
| Solde | 2025 (€) | En % du chiffre d'affaires |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 7 500 000 | 100,0 % |
| Valeur ajoutée retraitée | 3 003 000 | 40,0 % |
| Excédent brut d'exploitation | 699 000 | 9,3 % |
| Résultat d'exploitation | 458 000 | 6,1 % |
| Résultat de l'exercice | 312 000 | 4,2 % |
| Capacité d'autofinancement | 552 000 | 7,4 % |
Références sectorielles (fabrication de cycles, entreprises de taille comparable ; données fictives, à visée pédagogique) : valeur ajoutée / chiffre d'affaires : 39 % ; EBE / chiffre d'affaires : 8 % ; délai de règlement des clients : 45 jours de chiffre d'affaires TTC ; stocks : 55 jours de chiffre d'affaires HT ; dettes financières / CAF : 3 ans au plus pour obtenir un nouveau crédit sans garantie particulière.
Document 4 : tableaux des flux de trésorerie 2026 et 2025 (en euros)
Présentation simplifiée, établie à partir du résultat net. La trésorerie est égale aux disponibilités diminuées des concours bancaires courants.
| Flux | 2026 | 2025 |
|---|---|---|
| Résultat net | 53 250 | 312 000 |
| Dotations aux amortissements et provisions, nettes des reprises | 254 000 | 248 000 |
| Plus-values de cession d'immobilisations | - 15 000 | 0 |
| Quote-part des subventions d'investissement virée au résultat | - 8 000 | - 8 000 |
| Marge brute d'autofinancement | 284 250 | 552 000 |
| Diminution (+) ou augmentation (-) du BFR lié à l'activité (1) | 51 500 | - 190 000 |
| Flux net de trésorerie lié à l'activité | 335 750 | 362 000 |
| Acquisitions d'immobilisations (décaissements) | - 400 000 | - 520 000 |
| Cessions d'immobilisations (encaissements) | 45 000 | 0 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement | - 355 000 | - 520 000 |
| Dividendes versés | - 150 000 | - 120 000 |
| Emprunts nouveaux | 400 000 | 450 000 |
| Remboursements d'emprunts | - 290 000 | - 240 000 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement | - 40 000 | 90 000 |
| Variation de la trésorerie | - 59 250 | - 68 000 |
| Trésorerie d'ouverture | 220 000 | 288 000 |
| Trésorerie de clôture | 160 750 | 220 000 |
(1) En 2026 : baisse des stocks + 247 000 ; hausse des créances d'exploitation - 9 000 ; baisse des dettes d'exploitation - 165 000 ; passage d'une dette d'impôt sur les sociétés de 12 000 à une créance de 9 500 : - 21 500.
Document 5 : projet A, atelier de reconditionnement
L'atelier remettrait en état des batteries usagées et des vélos cargo repris aux clients, revendus avec une garantie. Il prolongerait la durée de vie des batteries, réduirait les déchets et créerait deux emplois de techniciens. La mise en service est prévue au 1er octobre 2027 (date 0) ; on raisonne par périodes de douze mois à compter de cette date, assimilées à des exercices.
- Investissement à la date 0 : 360 000 € HT (matériel de diagnostic et de reconditionnement, aménagement du local), amortissable linéairement sur 5 ans, base amortissable de 360 000 €.
- Chiffre d'affaires supplémentaire HT : 300 000 € en année 1, 420 000 € en année 2, 500 000 € en année 3, puis 540 000 € en années 4 et 5.
- Charges variables : 48 % du chiffre d'affaires.
- Charges fixes décaissables supplémentaires (salaires et charges des deux techniciens, frais du local) : 118 000 € par an.
- BFRE : 10 % du chiffre d'affaires HT de l'année, constitué au début de chaque année (à la date 0 pour l'année 1, à la date 1 pour l'année 2, etc.) et récupéré en totalité à la fin de l'année 5.
- Valeur résiduelle : le matériel, entièrement amorti, serait revendu 30 000 € à la fin de l'année 5.
- Impôt sur les sociétés : 25 %. Un résultat négatif du projet s'impute sur le bénéfice des autres activités de la société, supposé suffisant : il procure une économie d'impôt la même année.
- Taux d'actualisation retenu par la direction : 9 %.
Document 6 : projet B, automatisation de la ligne d'assemblage
| Élément | Projet B |
|---|---|
| Investissement à la date 0 | 850 000 € (aucun besoin en fonds de roulement supplémentaire) |
| Durée de vie | 7 ans, sans valeur résiduelle |
| Flux nets de trésorerie | 181 000 € par an, constants, de l'année 1 à l'année 7 |
| VAN au taux de 9 % | 60 964 € |
| TIR | 11,1 % |
| Indice de profitabilité | 1,07 |
| Financement envisagé | Emprunt de 700 000 € et autofinancement pour le solde |
| Effets sur l'emploi | Suppression du recours à l'intérim sur la ligne (jusqu'à 5 intérimaires en période de pointe) |
Le bureau d'études précise que les flux du projet B reposent sur un retour des volumes de 2025 dès la deuxième année. On suppose qu'aucun des deux projets ne sera renouvelé à son terme.
Document 7 : données sur le financement du projet A
- Emprunt bancaire : 300 000 €, versé à la date 0, sur 5 ans, au taux de 4,80 %, remboursable par annuités constantes de fin d'année. Frais de dossier : 1 200 €, payés à la date 0 et déductibles fiscalement en totalité sur l'année 1.
- Les économies d'impôt sur les intérêts et sur les frais sont supposées obtenues à la fin de l'année de déduction. Taux de l'impôt sur les sociétés : 25 %.
- MEDAF : taux sans risque rf = 3,40 % ; coefficient bêta des capitaux propres de la société βc = 1,3 ; rentabilité attendue du marché Rm = 8,40 %.
- Structure financière après le projet (valeurs retenues pour le CMPC) : valeur de marché estimée des capitaux propres 2 200 000 € ; dettes financières 1 430 000 €, d'un coût moyen avant impôt de 4,80 %.
Document 8 : prévisions du deuxième trimestre 2027
Prévisions HT
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| Ventes (marchandises et produits finis) | 720 000 | 820 000 | 760 000 |
| Achats de matières premières et de marchandises | 360 000 | 330 000 | 280 000 |
| Charges externes | 85 000 | 88 000 | 86 000 |
Conditions et hypothèses
- Ventes : 30 % encaissés le mois suivant la vente et 70 % le deuxième mois suivant.
- Achats de matières et de marchandises : payés à 60 jours, soit le deuxième mois suivant l'achat. Charges externes : payées le mois suivant.
- TVA au taux de 20 % sur les ventes, les achats et les charges externes. La TVA due au titre d'un mois est payée le mois suivant. Les prestataires de services ont opté pour le paiement de la TVA d'après les débits : la TVA sur les charges externes est donc déductible le mois de la facture.
- Salaires nets : 95 000 € par mois, payés le dernier jour du mois. Cotisations sociales : 78 000 € par mois, payées le 15 du mois suivant.
- Échéances des emprunts en cours : 29 500 € par mois (capital et intérêts), prélevées le 5 de chaque mois.
- Dividende de 30 000 € proposé à l'assemblée, qui serait mis en paiement le 30 juin 2027.
- L'excédent d'acomptes d'impôt sur les sociétés de 2026 (9 500 €, document 2) a été imputé sur l'acompte du 15 mars 2027. Selon le cabinet, aucune échéance d'impôt sur les sociétés (solde de 2026 au 15 mai, acompte du 15 juin) n'est à payer au cours du trimestre. On ne tient pas compte des agios du découvert.
Balance prévisionnelle au 31 mars 2027 (extrait)
| Poste | Montant (€) | Échéancier |
|---|---|---|
| Créances clients | 1 008 000 | 336 000 (ventes de février) encaissés en avril ; 672 000 (ventes de mars) : 30 % en avril, 70 % en mai |
| Dettes fournisseurs | 866 400 | Achats de février 360 000 payés en avril ; achats de mars 408 000 payés en mai ; charges externes de mars 98 400 payées en avril |
| TVA due au titre de mars | 27 600 | Payée en avril |
| Cotisations sociales de mars | 78 000 | Payées le 15 avril |
| Trésorerie (découvert) | - 45 000 |
Proposition de la banque : un crédit de trésorerie (crédit de campagne) de 240 000 €, mis à disposition le 1er avril 2027 et remboursable en une fois le 30 septembre 2027, soit 180 jours (convention des mois de 30 jours et de l'année de 360 jours). Taux : 5,10 % l'an, intérêts simples payés à l'échéance. Commission de mise en place : 0,25 % du montant, prélevée le 1er avril.
Annexe A : budget de trésorerie du deuxième trimestre 2027 (à compléter)
Budget de TVA
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| TVA collectée | |||
| TVA déductible sur achats | |||
| TVA déductible sur charges externes | |||
| TVA due | |||
| Mois de paiement |
Budget des encaissements
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| Créances clients au 31 mars | |||
| Ventes d'avril | |||
| Ventes de mai | |||
| Total des encaissements |
Budget des décaissements
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| Fournisseurs de matières et de marchandises | |||
| Charges externes | |||
| Salaires nets | |||
| Cotisations sociales | |||
| Échéances d'emprunts | |||
| TVA | |||
| Dividende | |||
| Total des décaissements |
Budget de trésorerie
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| Trésorerie initiale | |||
| Encaissements | |||
| Décaissements | |||
| Solde du mois | |||
| Trésorerie finale |
Le corrigé détaillé
Traite le sujet d'abord : chaque dossier se déplie quand tu es prêt.
CorrigéDossier 1 : Diagnostic financier
1.1 Valeur ajoutée et EBE retraités
Pourquoi reclasser les intérimaires ? Le coût du personnel intérimaire est comptabilisé en « Autres achats et charges externes » (compte 621), donc en consommations en provenance des tiers. Économiquement, ce personnel travaille dans l'entreprise comme ses salariés : le reclasser en charges de personnel rend la valeur ajoutée comparable dans le temps (la société a réduit l'intérim de 110 000 à 64 000 €) et avec des entreprises qui recourent moins à l'intérim. C'est l'un des trois retraitements prévus par le programme (avec le crédit-bail et la participation). Effet : la valeur ajoutée augmente du coût de l'intérim ; l'EBE est inchangé, puisque la même somme est déduite ensuite en charges de personnel.
Les soldes sont présentés selon le tableau d'usage, le plan comptable général ne comportant plus de modèle de tableau des soldes intermédiaires de gestion.
| Élément (2026) | Calcul | Montant (€) |
|---|---|---|
| Ventes de marchandises | 420 000 | |
| - Coût d'achat des marchandises vendues | 246 000 + 12 000 | - 258 000 |
| Marge commerciale | 162 000 | |
| Production vendue | 6 380 000 | |
| + Production stockée | - 95 000 | |
| Production de l'exercice | 6 285 000 | |
| - Consommations en provenance des tiers retraitées | 2 851 000 + 140 000 + (940 000 - 64 000) | - 3 867 000 |
| Valeur ajoutée retraitée | 162 000 + 6 285 000 - 3 867 000 | 2 580 000 |
| + Subventions d'exploitation (hors quote-part 747) | 12 000 | |
| - Impôts, taxes et versements assimilés | - 96 000 | |
| - Charges de personnel retraitées | 1 480 000 + 592 000 + 64 000 | - 2 136 000 |
| Excédent brut d'exploitation | 360 000 |
Contrôle : sans retraitement, la valeur ajoutée serait de 2 516 000 € (2 580 000 - 64 000) et l'EBE resterait de 360 000 €. La quote-part de subvention d'investissement (8 000 €) est un produit calculé : elle n'entre ni dans la valeur ajoutée ni dans l'EBE.
1.2 Capacité d'autofinancement 2026
Méthode additive (à partir du résultat net)
| Élément | Montant (€) |
|---|---|
| Résultat de l'exercice | 53 250 |
| + Dotations aux amortissements et provisions (255 000 + 30 000) | + 285 000 |
| - Reprises sur provisions | - 31 000 |
| + Valeurs comptables des immobilisations cédées | + 30 000 |
| - Produits des cessions d'immobilisations | - 45 000 |
| - Quote-part des subventions d'investissement virée au résultat | - 8 000 |
| CAF | 284 250 |
Méthode soustractive (à partir de l'EBE)
| Élément | Montant (€) |
|---|---|
| Excédent brut d'exploitation | 360 000 |
| + Autres produits encaissables | + 6 000 |
| - Autres charges décaissables | - 9 000 |
| + Produits financiers encaissables | + 3 000 |
| - Charges financières décaissables | - 58 000 |
| - Participation des salariés | 0 |
| - Impôts sur les bénéfices | - 17 750 |
| CAF | 284 250 |
Les deux méthodes concordent. Le reclassement de l'intérim ne modifie pas la CAF. La CAF de 2025 était de 552 000 € : elle baisse de 48,5 %.
1.3 Équilibre financier et ETE
| Élément | Calcul 2026 | 31/12/2026 (€) | 31/12/2025 (€) | Variation (€) |
|---|---|---|---|---|
| FRNG | 4 867 250 - 3 710 000 | 1 157 250 | 1 298 000 | - 140 750 |
| BFRE | 2 162 000 - 1 145 000 | 1 017 000 | 1 090 000 | - 73 000 |
| BFRHE | 9 500 - 30 000 | - 20 500 | - 12 000 | - 8 500 |
| BFR total | 1 017 000 - 20 500 | 996 500 | 1 078 000 | - 81 500 |
| Trésorerie nette | 210 750 - 50 000 | 160 750 | 220 000 | - 59 250 |
Contrôle : FRNG - BFR = trésorerie nette, soit 1 157 250 - 996 500 = 160 750 € (2025 : 1 298 000 - 1 078 000 = 220 000 €). La variation de trésorerie (- 59 250 €) est bien celle du document 4.
ETE 2026 = EBE - variation du BFRE = 360 000 - (- 73 000) = 433 000 €.
Pourquoi l'ETE dépasse-t-il l'EBE ? L'EBE est un flux potentiel : il suppose que toutes les ventes sont encaissées et toutes les charges payées dans l'exercice. Le BFRE a diminué de 73 000 € : la société a déstocké 247 000 € (matières 140 000, produits finis 95 000, marchandises 12 000), ce qui a libéré de la trésorerie. Cet effet a été en partie absorbé par la baisse des dettes fournisseurs (- 150 000 €, conséquence de la baisse des achats) et des dettes fiscales et sociales (- 15 000 €), et par la légère hausse des créances (+ 9 000 €). L'ETE est donc gonflé par un déstockage non renouvelable : les stocks ne peuvent pas baisser chaque année.
1.4 Diagnostic financier
Objet : situation financière de Cycles Morvanne au 31 décembre 2026, en réponse à l'idée que la société « a bien résisté ».
Indicateurs utiles (calculs à partir des documents 1 à 4)
| Indicateur | 2026 | 2025 | Secteur |
|---|---|---|---|
| Évolution du chiffre d'affaires | - 9,3 % | ||
| Valeur ajoutée retraitée / CA | 37,9 % | 40,0 % | 39 % |
| EBE / CA | 5,3 % | 9,3 % | 8 % |
| Résultat de l'exercice / CA | 0,8 % | 4,2 % | |
| CAF / CA | 4,2 % | 7,4 % | |
| Charges de personnel retraitées / valeur ajoutée retraitée | 82,8 % | 73,6 % | |
| Délai clients (créances / CA TTC × 360) | 50,0 j | 44,8 j | 45 j |
| Stocks en jours de CA HT | 49,9 j | 57,1 j | 55 j |
| Dettes financières / CAF | 3,98 ans | 1,85 an | 3 ans au plus |
| Dettes financières / capitaux propres (subventions comprises) | 0,59 | 0,51 | |
| EBE / charges financières | 6,2 fois | 15,9 fois | |
| Flux d'activité / investissements nets | 94,6 % | 69,6 % | |
| Flux d'activité / remboursements d'emprunts | 1,16 fois | 1,51 fois |
Activité et profitabilité. Le chiffre d'affaires recule de 9,3 % (7 500 000 € à 6 800 000 €), sous l'effet de la baisse des volumes et des remises consenties face aux importations. La valeur ajoutée retraitée baisse plus vite (- 14,1 %) : le taux de valeur ajoutée passe de 40,0 % à 37,9 %, sous la référence sectorielle, car les charges externes (hors intérim) ne baissent pas malgré la baisse d'activité (prix des composants, de l'énergie et du transport). L'EBE est presque divisé par deux (- 48,5 %, de 699 000 € à 360 000 €) : les charges de personnel retraitées, en grande partie fixes, ne baissent que de 3,4 % et absorbent 82,8 % de la valeur ajoutée. C'est l'effet du levier opérationnel : avec des charges fixes élevées, une baisse modérée du chiffre d'affaires entraîne une chute bien plus forte du résultat. Le résultat d'exploitation baisse de 72,5 % et le résultat net de 82,9 % ; la hausse des charges financières (44 000 € à 58 000 €) aggrave la baisse. La profitabilité (EBE / CA de 5,3 %) est désormais nettement inférieure au secteur (8 %).
Équilibre financier. Le FRNG reste positif et couvre le BFR, mais il baisse de 140 750 € : les investissements de l'année (430 000 €) et les dividendes (150 000 €) ont dépassé la CAF (284 250 €) ; le nouvel emprunt et le prix de cession de la machine ont limité la baisse, les remboursements d'emprunts l'ont aggravée (284 250 + 45 000 + 400 000 - 430 000 - 150 000 - 290 000 = - 140 750 €). Le BFRE baisse de 73 000 € grâce au déstockage, mais les créances clients augmentent alors que le chiffre d'affaires baisse : le délai clients s'allonge de 44,8 à 50 jours (retards des collectivités). L'endettement s'alourdit : les dettes financières représentent 3,98 années de CAF contre 1,85 an en 2025, au-delà du seuil de 3 ans retenu par les banques pour prêter sans garantie particulière ; la couverture des intérêts par l'EBE passe de 15,9 à 6,2 fois.
Trésorerie et flux. La trésorerie nette reste positive (160 750 €) mais baisse de 59 250 €, et la société recourt, contrairement à 2025, aux concours bancaires (50 000 €). Le flux d'activité (335 750 €) n'est que légèrement inférieur à celui de 2025 (362 000 €), alors que la CAF a presque été divisée par deux : il est soutenu par une diminution du BFR de 51 500 € due au déstockage. Il ne couvre que 94,6 % des investissements nets (355 000 €) et seulement 1,16 fois les remboursements d'emprunts. Les dividendes (150 000 €, soit 53 % de la CAF de 2026) ont été financés en partie par le nouvel emprunt de 400 000 €. La cession d'une machine (45 000 €) a aussi aidé, sans être renouvelable.
Conclusion. La conclusion de Mme Térac n'est pas fondée : la trésorerie positive masque une forte dégradation de la profitabilité et de la capacité de remboursement. Elle a été préservée par trois éléments non reproductibles : un déstockage de 247 000 €, un nouvel emprunt de 400 000 € et une cession d'actif. Sans le déstockage, la trésorerie serait négative d'environ 86 000 € (160 750 - 247 000 = - 86 250 €, à effets inchangés par ailleurs). La société reste solvable et son équilibre structurel est respecté, mais sa marge de manœuvre financière s'est fortement réduite.
Recommandations.
- Restaurer la marge avant d'investir : réduire les charges fixes et les charges externes, revoir la politique de remises, renégocier les achats de composants ; suivre mensuellement l'EBE.
- Préserver la trésorerie : limiter ou suspendre le dividende tant que la CAF n'est pas rétablie, relancer les collectivités pour ramener le délai clients vers 45 jours, et ne retenir qu'un investissement de taille compatible avec la capacité de remboursement (dettes financières / CAF).
Limites : un seul exercice dégradé, références sectorielles indicatives ; le diagnostic extra-financier (emploi, empreinte environnementale) n'est pas couvert par les documents.
CorrigéDossier 2 : Choix d'un investissement
2.1 Flux nets de trésorerie du projet A
Exploitation. Dotation annuelle : 360 000 / 5 = 72 000 €.
| Élément | Année 1 | Année 2 | Année 3 | Année 4 | Année 5 |
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 300 000 | 420 000 | 500 000 | 540 000 | 540 000 |
| - Charges variables (48 %) | - 144 000 | - 201 600 | - 240 000 | - 259 200 | - 259 200 |
| = Marge sur coût variable (52 %) | 156 000 | 218 400 | 260 000 | 280 800 | 280 800 |
| - Charges fixes décaissables | - 118 000 | - 118 000 | - 118 000 | - 118 000 | - 118 000 |
| = EBE du projet | 38 000 | 100 400 | 142 000 | 162 800 | 162 800 |
| - Dotations aux amortissements | - 72 000 | - 72 000 | - 72 000 | - 72 000 | - 72 000 |
| = Résultat avant impôt | - 34 000 | 28 400 | 70 000 | 90 800 | 90 800 |
| - IS à 25 % (économie d'impôt en année 1) | + 8 500 | - 7 100 | - 17 500 | - 22 700 | - 22 700 |
| = Résultat net | - 25 500 | 21 300 | 52 500 | 68 100 | 68 100 |
| + Dotations | 72 000 | 72 000 | 72 000 | 72 000 | 72 000 |
| = CAF d'exploitation | 46 500 | 93 300 | 124 500 | 140 100 | 140 100 |
Contrôle : CAF = EBE × 0,75 + dotation × 0,25 ; année 1 : 28 500 + 18 000 = 46 500 €.
BFRE (10 % du chiffre d'affaires, constitué en début d'année) : 30 000 ; 42 000 ; 50 000 ; 54 000 ; 54 000 €. Variations : 30 000 € à la date 0, 12 000 € à la date 1, 8 000 € à la date 2, 4 000 € à la date 3, 0 à la date 4 ; récupération de 54 000 € à la date 5.
Valeur résiduelle nette d'impôt : le matériel est entièrement amorti, la plus-value est égale au prix : 30 000 - 25 % × 30 000 = 22 500 €.
| Date | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Investissement | - 360 000 | |||||
| Variation du BFRE | - 30 000 | - 12 000 | - 8 000 | - 4 000 | 0 | |
| CAF d'exploitation | 46 500 | 93 300 | 124 500 | 140 100 | 140 100 | |
| Récupération du BFRE | 54 000 | |||||
| Valeur résiduelle nette | 22 500 | |||||
| Flux net de trésorerie | - 390 000 | 34 500 | 85 300 | 120 500 | 140 100 | 216 600 |
2.2 VAN, indice de profitabilité et DRCI au taux de 9 %
Coefficients (1,09)^-n : 0,917431 ; 0,841680 ; 0,772183 ; 0,708425 ; 0,649931.
| Date | Flux | Flux actualisé | Cumul |
|---|---|---|---|
| 0 | - 390 000,00 | - 390 000,00 | - 390 000,00 |
| 1 | 34 500,00 | 31 651,38 | - 358 348,62 |
| 2 | 85 300,00 | 71 795,30 | - 286 553,32 |
| 3 | 120 500,00 | 93 048,11 | - 193 505,21 |
| 4 | 140 100,00 | 99 250,37 | - 94 254,84 |
| 5 | 216 600,00 | 140 775,14 | + 46 520,30 |
- VAN (9 %) = 46 520 € (46 520,30).
- IP = somme des flux actualisés des années 1 à 5 / capital investi à la date 0 = 436 520,30 / 390 000 = 1,12 (soit 1 + VAN / 390 000). Chaque euro investi à l'origine restitue 1,12 € en valeur actuelle.
- DRCI : le cumul devient positif en année 5. DRCI = 4 + 94 254,84 / 140 775,14 = 4,67 ans, soit environ 4 ans et 8 mois. Le flux d'exploitation de l'année 5 (CAF de 140 100 €, soit 91 055 € actualisés) ne suffit pas à lui seul à couvrir le reste à récupérer (94 255 €) : la récupération n'est atteinte qu'en fin d'année 5, grâce à la récupération du BFRE et à la valeur résiduelle. L'interpolation donne donc un ordre de grandeur conventionnel.
Conclusion. La VAN est positive : le projet rapporte plus que le taux de 9 % exigé et crée environ 46 500 € de valeur. Mais la récupération du capital est tardive (4 ans et 8 mois sur 5 ans) : la rentabilité repose sur les deux dernières années, dont la valeur résiduelle et la récupération du BFRE. Le projet est donc rentable mais sensible à un retard de montée en charge des ventes.
2.3 Taux interne de rentabilité
Le TIR est le taux qui annule la VAN. Encadrement : VAN (12 %) = 6 514,47 € ; VAN (13 %) = - 5 666,31 €.
TIR ≈ 12 % + 1 % × 6 514,47 / (6 514,47 + 5 666,31) = 12 % + 0,535 % = 12,53 % (valeur exacte à la calculatrice : 12,53 %).
Interprétation. Le projet dégage une rentabilité intrinsèque de 12,53 % par an, supérieure de 3,5 points au taux d'actualisation de 9 % : il resterait rentable si le coût du capital exigé montait jusqu'à ce niveau. Le TIR suppose implicitement que les flux intermédiaires sont réinvestis au TIR lui-même.
2.4 Comparaison des projets A et B et recommandation
| Critère | Projet A | Projet B | Meilleur |
|---|---|---|---|
| Capital investi | 390 000 € | 850 000 € | |
| VAN (9 %) | 46 520 € | 60 964 € | B |
| TIR | 12,53 % | 11,1 % | A |
| IP | 1,12 | 1,07 | A |
| DRCI | 4 ans 8 mois (sur 5 ans) | 6 ans 5 mois environ (sur 7 ans) (1) | A |
| Emprunt nécessaire | 300 000 € | 700 000 € | A |
(1) Pour B, les flux de 181 000 € actualisés à 9 % cumulent 811 951 € après 6 ans ; le solde (38 049 €) est récupéré grâce au flux actualisé de l'année 7 (99 013 €), soit 6 + 0,38 = 6,38 ans (indication, non demandée).
Pourquoi les critères divergent. La VAN mesure une création de valeur en euros : elle favorise le projet le plus gros. B mobilise plus de deux fois plus de capital (850 000 € contre 390 000 €) et dure plus longtemps (7 ans contre 5) : il crée un peu plus de valeur en montant, mais chaque euro investi est moins rentable (IP de 1,07 contre 1,12, TIR de 11,1 % contre 12,53 %). Le conflit vient donc de la taille et de la durée des projets. Les projets n'étant pas renouvelés (hypothèse du sujet), leurs VAN peuvent être comparées telles quelles ; mais quand le capital disponible est limité, ce qui est le cas ici, l'IP et le TIR sont plus pertinents.
Recommandation : retenir le projet A, pour des raisons financières et extra-financières.
- Capacité de financement : le dossier 1 montre une CAF divisée par deux et des dettes financières égales à près de 4 années de CAF. B exigerait un emprunt de 700 000 € : les dettes financières atteindraient 1 830 000 € (1 130 000 + 700 000), soit 6,4 années de la CAF de 2026 (estimation prudente, qui ne tient pas compte des remboursements de 2027 antérieurs à la date 0), ce que la banque refusera vraisemblablement ou n'accordera qu'avec de lourdes garanties. A est plus facile à financer (300 000 €).
- Risque : B ajoute des charges fixes (amortissement de 850 000 €) au moment où le levier opérationnel pèse déjà sur la rentabilité, et ses flux supposent un retour des volumes de 2025 dès la deuxième année, hypothèse fragile dans un marché en repli. A est une activité de petite taille, qui récupère son capital plus vite.
- Critères extra-financiers : A s'inscrit dans l'économie circulaire (prolongation de la durée de vie des batteries, réduction des déchets), qui est l'un des six objectifs environnementaux de la taxonomie européenne (règlement (UE) 2020/852, article 9) ; il peut faciliter l'accès à des financements verts et améliorer l'image de la marque auprès des collectivités et des clients sensibles à l'environnement. Il crée deux emplois, alors que B supprime le recours à l'intérim sur la ligne. Il diversifie les revenus vers des services moins exposés à la concurrence des importations.
- Limites : A dépend de la montée en charge des ventes de reconditionnement (année 1 déficitaire) ; il faut suivre le chiffre d'affaires réel par rapport aux prévisions. B pourrait être reconsidéré quand la CAF et le marché se seront redressés.
CorrigéDossier 3 : Financement du projet
3.1 Coût des capitaux propres (MEDAF)
Kc = rf + βc × (Rm - rf) = 3,40 % + 1,3 × (8,40 % - 3,40 %) = 3,40 % + 6,50 % = 9,90 %.
Les actionnaires exigent une rentabilité supérieure à celle des prêteurs, car ils supportent un risque plus élevé : leur rémunération (dividendes, plus-values) n'est ni fixée ni garantie, et ils ne sont remboursés qu'après les créanciers en cas de liquidation. Le bêta de 1,3 indique que la rentabilité de l'action est plus sensible que celle du marché. La dette, à l'inverse, a une rémunération contractuelle, et ses intérêts sont déductibles du résultat imposable, ce qui en réduit encore le coût.
3.2 Tableau d'amortissement et coût actuariel de l'emprunt
Annuité constante : a = 300 000 × 0,048 / [1 - (1,048)^-5] = 68 909,79 €.
| Année | Capital début | Intérêts | Amortissement | Annuité | Capital fin |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 300 000,00 | 14 400,00 | 54 509,79 | 68 909,79 | 245 490,21 |
| 2 | 245 490,21 | 11 783,53 | 57 126,26 | 68 909,79 | 188 363,95 |
| 3 | 188 363,95 | 9 041,47 | 59 868,32 | 68 909,79 | 128 495,63 |
| 4 | 128 495,63 | 6 167,79 | 62 742,00 | 68 909,79 | 65 753,63 |
| 5 | 65 753,63 | 3 156,17 | 65 753,63 | 68 909,80 | 0,00 |
| Total | 44 548,96 | 300 000,00 | 344 548,96 |
Les capitaux restant dus sont calculés à partir des montants arrondis ; la dernière annuité est ajustée à 68 909,80 € pour solder exactement le capital.
Coût actuariel avant impôt : taux k qui égalise la somme reçue nette des frais et les annuités : 300 000 - 1 200 = 298 800 = 68 909,79 × [1 - (1 + k)^-5] / k. On obtient k = 4,94 % (encadrement : valeur actuelle des flux de - 369,85 € à 4,9 % et de + 456,66 € à 5 %). Le coût dépasse le taux nominal de 4,80 % à cause des frais de dossier.
Coût actuariel après impôt : les intérêts et les frais procurent une économie d'impôt de 25 %.
| Date | Annuité | Économie d'IS sur intérêts | Économie d'IS sur frais | Flux net |
|---|---|---|---|---|
| 0 | + 298 800,00 | |||
| 1 | - 68 909,79 | + 3 600,00 | + 300,00 | - 65 009,79 |
| 2 | - 68 909,79 | + 2 945,88 | - 65 963,91 | |
| 3 | - 68 909,79 | + 2 260,37 | - 66 649,42 | |
| 4 | - 68 909,79 | + 1 541,95 | - 67 367,84 | |
| 5 | - 68 909,80 | + 789,04 | - 68 120,76 |
Le coût après impôt est le taux qui annule la valeur actuelle de ces flux : valeur actuelle de - 58,26 € à 3,7 % et de + 790,10 € à 3,8 %, d'où k ≈ 3,7 % + 0,1 % × 58,26 / 848,36 = 3,71 %. Sans frais, il serait de 4,80 % × (1 - 25 %) = 3,60 % ; les frais l'augmentent d'environ 0,1 point.
3.3 CMPC après le projet et comparaison avec le taux de 9 %
| Ressource | Valeur (€) | Poids | Coût après impôt | Contribution |
|---|---|---|---|---|
| Capitaux propres | 2 200 000 | 60,6 % | 9,90 % | 6,00 % |
| Dettes financières | 1 430 000 | 39,4 % | 4,80 % × 0,75 = 3,60 % | 1,42 % |
| Total | 3 630 000 | 100 % | 7,42 % |
CMPC = 9,90 % × 2 200 000 / 3 630 000 + 4,80 % × (1 - 25 %) × 1 430 000 / 3 630 000 = 7,42 %.
Comparaison. Le taux de 9 % retenu au dossier 2 dépasse le CMPC d'environ 1,6 point. L'écart se justifie par le risque propre du projet : le reconditionnement est une activité nouvelle pour la société (diversification), dont les volumes sont incertains, et la société traverse une période de baisse de rentabilité ; on actualise donc à un taux majoré d'une prime de risque. Le CMPC convient aux projets de risque comparable à l'activité existante. On n'actualise pas au coût du seul emprunt (3,71 %) : le taux d'actualisation dépend du risque du projet, non de la façon dont il est financé. À 7,42 %, la VAN du projet A serait encore plus élevée ; la conclusion du dossier 2 est donc prudente.
3.4 Capacité d'endettement et autres sources de financement
Capacité à supporter l'emprunt. Après l'emprunt de 300 000 €, les dettes financières retenues atteindraient 1 430 000 €, soit 1 430 000 / 284 250 = 5,0 années de CAF (1,85 an en 2025, 3,98 ans fin 2026 ; estimation prudente, faite sur les valeurs du document 7 sans les remboursements de 2027 antérieurs à la date 0), au-dessus du seuil de 3 ans du document 3. L'annuité (68 909,79 €) s'ajoute aux échéances actuelles (29 500 € par mois selon le document 8, soit 354 000 € par an) alors que le flux d'activité de 2026 (335 750 €) ne couvrait que 1,16 fois les remboursements. Le projet lui-même ne contribue à la CAF qu'à partir de l'année 2 de façon significative (46 500 € en année 1). La banque demandera probablement des garanties, voire une part d'autofinancement plus élevée. Le financement n'est soutenable qu'à condition de redresser la CAF (dossier 1) et de limiter les dividendes.
Deux autres sources adaptées (au choix, avec leurs limites) :
- Aides publiques à l'économie circulaire : l'ADEME soutient par des subventions et des appels à projets les investissements de transition, dont l'économie circulaire ; une subvention réduirait le capital à financer. Limites : dossier à monter, montant plafonné, délais d'attribution, éligibilité à vérifier.
- Bpifrance : prêts dédiés à la transition écologique, souvent sans garantie sur les actifs, ou garantie d'une partie du prêt bancaire, ce qui faciliterait l'accord de la banque. Limites : coût et conditions propres à chaque offre, co-financement bancaire souvent demandé.
- Autres réponses recevables : crédit-bail du matériel (pas de décaissement initial, mais coût souvent plus élevé et engagement à comparer) ; apport en compte courant d'associés ou augmentation de capital, qui renforcerait les fonds propres sans alourdir l'endettement ; financement participatif auprès d'un prestataire de services de financement participatif, avec un intérêt d'image pour un projet de seconde vie.
CorrigéDossier 4 : Gestion de la trésorerie
4.1 Budget de TVA et budget de trésorerie (annexe A)
Budget de TVA
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| TVA collectée (20 % des ventes) | 144 000 | 164 000 | 152 000 |
| TVA déductible sur achats | - 72 000 | - 66 000 | - 56 000 |
| TVA déductible sur charges externes | - 17 000 | - 17 600 | - 17 200 |
| TVA due | 55 000 | 80 400 | 78 800 |
| Mois de paiement | Mai | Juin | Juillet |
La TVA de mars (27 600 €) est payée en avril.
Budget des encaissements (ventes TTC : avril 864 000 €, mai 984 000 €, juin 912 000 €)
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| Créances au 31 mars : ventes de février | 336 000 | ||
| Créances au 31 mars : ventes de mars (30 % puis 70 % de 672 000) | 201 600 | 470 400 | |
| Ventes d'avril (30 % puis 70 % de 864 000) | 259 200 | 604 800 | |
| Ventes de mai (30 % de 984 000) | 295 200 | ||
| Total des encaissements | 537 600 | 729 600 | 900 000 |
Budget des décaissements
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| Fournisseurs de matières et de marchandises | 360 000 | 408 000 | 432 000 |
| Charges externes TTC (mois précédent) | 98 400 | 102 000 | 105 600 |
| Salaires nets | 95 000 | 95 000 | 95 000 |
| Cotisations sociales (mois précédent) | 78 000 | 78 000 | 78 000 |
| Échéances d'emprunts | 29 500 | 29 500 | 29 500 |
| TVA (mois précédent) | 27 600 | 55 000 | 80 400 |
| Dividende | 30 000 | ||
| Total des décaissements | 688 500 | 767 500 | 850 500 |
Les achats d'avril (360 000 € HT, soit 432 000 € TTC) sont payés en juin ; les charges externes de mai (88 000 € HT, soit 105 600 € TTC) sont payées en juin.
Budget de trésorerie
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| Trésorerie initiale | - 45 000 | - 195 900 | - 233 800 |
| Encaissements | 537 600 | 729 600 | 900 000 |
| Décaissements | 688 500 | 767 500 | 850 500 |
| Solde du mois | - 150 900 | - 37 900 | + 49 500 |
| Trésorerie finale | - 195 900 | - 233 800 | - 184 300 |
Contrôle : - 45 000 - 150 900 - 37 900 + 49 500 = - 184 300 €.
4.2 Analyse de la situation
Constat. La trésorerie est négative pendant tout le trimestre. Le déficit se creuse en avril (- 195 900 €), atteint son maximum fin mai (- 233 800 €) et ne commence à se réduire qu'en juin, premier mois au solde positif (+ 49 500 €). Fin juin, le découvert reste de 184 300 €.
Causes.
- Décalage saisonnier : les ventes du printemps ne sont encaissées qu'à 30 et 60 jours, alors que les achats constitués pour la saison sont payés au même rythme et que les charges fixes tombent chaque mois. En avril, la société encaisse encore les ventes faibles de l'hiver (février et mars) tout en payant les achats de février.
- Poids des décaissements fixes : salaires, cotisations et échéances d'emprunts représentent 202 500 € par mois, quel que soit le niveau des ventes ; c'est la traduction en trésorerie de la rigidité des charges vue au dossier 1.
- TVA : elle augmente avec les ventes (80 400 € payés en juin) et est reversée avant que les clients n'aient payé la TVA correspondante (ventes à 60 jours pour 70 %).
- Dividende : 30 000 € décaissés en juin alors que la trésorerie est négative.
- Délais clients : 70 % des ventes sont encaissées à 60 jours, rythme qui reflète l'allongement observé chez les collectivités.
Le déficit est en partie saisonnier (il devrait se réduire avec l'encaissement des ventes de mai et juin pendant l'été), mais son ampleur révèle aussi la faiblesse de la CAF : la société n'a plus le matelas de trésorerie nécessaire pour financer son cycle saisonnier.
4.3 Crédit de trésorerie et conseils
Coût du crédit de trésorerie
| Élément | Calcul | Montant (€) |
|---|---|---|
| Intérêts | 240 000 × 5,10 % × 180 / 360 | 6 120 |
| Commission de mise en place | 240 000 × 0,25 % | 600 |
| Coût total | 6 720 |
Taux de revient, calculé sur les fonds réellement disponibles (240 000 - 600 = 239 400 €) : 6 720 / 239 400 × 360 / 180 = 5,61 % l'an (variante rapportée au montant nominal : 6 720 / 240 000 × 360 / 180 = 5,60 %), contre un taux affiché de 5,10 %, du fait de la commission.
Effet sur la trésorerie de fin de mois (fonds reçus le 1er avril nets de la commission : 239 400 € ; intérêts et remboursement le 30 septembre)
| Avril | Mai | Juin | |
|---|---|---|---|
| Trésorerie finale sans crédit | - 195 900 | - 233 800 | - 184 300 |
| + Crédit net de la commission | + 239 400 | + 239 400 | + 239 400 |
| Trésorerie finale avec crédit | 43 500 | 5 600 | 55 100 |
Le crédit couvre le déficit de chaque fin de mois, mais la marge de sécurité est très faible fin mai (5 600 €).
Conseils à Mme Térac.
- Accepter le crédit de trésorerie, adapté à un besoin saisonnier de plusieurs mois et d'un montant prévisible ; un découvert de ce montant et de cette durée serait en général plus coûteux (taux et commissions plus élevés) et n'est pas forcément autorisé par la banque. Négocier en complément une autorisation de découvert pour absorber les écarts en cours de mois (le budget ne montre que les soldes de fin de mois). Prévoir dès maintenant le budget de juillet à septembre pour vérifier que les encaissements de l'été permettront de rembourser 246 120 € (capital et intérêts) le 30 septembre.
- Reporter ou supprimer le dividende de 30 000 € : le résultat 2026 est faible (53 250 €), la trésorerie est négative et le projet A demandera 90 000 € d'autofinancement à l'automne. Le supprimer porterait la trésorerie de fin juin à 85 100 € avec le crédit.
- Agir sur le BFR : relancer les collectivités et les grands clients, proposer un escompte pour paiement anticipé si son coût est inférieur à celui du crédit, ou céder certaines créances (affacturage). Les délais fournisseurs ne peuvent pas être allongés : les achats sont déjà payés à 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, plafond fixé par l'article L441-10 du code de commerce (ou 45 jours fin de mois si le contrat le prévoit). Ajuster les achats de juin aux ventes réelles pour ne pas reconstituer des stocks excessifs.
- Traiter la cause de fond : la tension de trésorerie découle de la baisse de la CAF (dossier 1) ; le redressement de la marge reste la priorité.
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- 02Les soldes intermédiaires de gestion (SIG)Cours gratuit
- 04La capacité d'autofinancement (CAF)Cours gratuit
- 07Le bilan fonctionnel : FRNG, BFR et trésorerie netteCours gratuit
- 09Les tableaux de flux de trésorerie, l'ETE et le risque de défaillanceCours gratuit
- 17Critères de sélection : VAN, TIR, indice de profitabilité, délai de récupérationCours gratuit
- 21Coût d'un emprunt bancaire, d'un emprunt obligataire et du crédit-bailCours gratuit
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